RDCongo: les familles des prisonniers politiques protestent auprès de l’Onu/ MARIE-FRANCE CROS, LA LIBRE AFRIQUE

LA LIBRE AFGRIQUE LOGORDCongo: les familles de prisonniers politiques protestent auprès de l’Onu

  • 11 décembre 2018

RDCongo: les familles de prisonniers politiques protestent auprès de l’Onu

Les avocats de prisonniers et exilés politiques en République démocratique du Congo (RDC) ont écrit au Secrétaire général de l’Onu et aux représentants des pays membres du Conseil de sécurité pour protester contre une déclaration de l’ambassadeur de Kinshasa devant les Nations unies, assurant qu’il n’y avait pas de prisonniers politiques au Congo.

La lettre, datée du 30 novembre 2018, a été rendue publique par les familles des prisonniers politiques. Elle exprime le « désarroi » et l’indignation des prisonniers politiques devant l’affirmation faite par l’ambassadeur du président hors mandat Joseph Kabila devant le Conseil de sécurité. L’ambassadeur Ignace Gata Mavita a en effet assuré qu’il n’y avait pas de prisonniers politiques au Congo.

Pourtant nommés dans un Accord politique

Cette affirmation est contestée par les familles. En outre, l’association de défense des droits de l’homme ACAJ (Association congolaise pour l’accès à la justice) a dénombré 51 prisonniers politiques rien qu’à la prison de Makala, à Kinshasa. Ces détenus, ajoute l’avocat, sont rejoints par de plus en plus d’autres prisonniers politiques et d’opinion, notamment des « jeunes activistes de mouvements citoyens » et le journaliste Peter Tiani.

En outre, l’Accord de la Saint-Sylvestre 2016 – signé par l’opposition et la majorité présidentielle, sous l’égide des évêques catholiques – citait nommément les cas « emblématiques » de « prisonniers politiques », Eugène Diomi Ndongala et Jean-Claude Muyambo, deux hommes politiques liés à l’opposition au président Kabila.

https://afrique.lalibre.be/28812/rdcongo-les-familles-de-prisonniers-politiques-protestent-aupres-de-lonu/

accusee reception lettre diomi et muyambo au sg onu

 LETTRE DE PROTESTATION, EN ANGLAIS ET EN FRANCAIS, ADRESSEE AU SG DE L’ONU ET AUX PAYS MEMBRES DU CSNU

FLECHEhttps://cfpp-rdc.com/2018/12/05/les-avocats-des-prisonniers-politiques-emblematiques-jean-claude-muyambo-et-eugene-diomi-ndongala-ecrivent-au-sg-de-lonu-et-a-tous-les-pays-membres-du-csnu-pour-dementir-les-propos-tenus-devant-le/

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La Haut-commissaire aux droits de l’Homme de l’ONU, Michelle Bachelet: « J’ encourage donc les autorités et l’opposition congolaises à mettre en œuvre l’Accord politique de décembre 2016, notamment sur la libération de tous les prisonniers politiques, la reddition de comptes en cas de violations des droits humains, l’interdiction du recours à la force meurtrière par la police »

Elections: L’ONU appelle à l’apaisement pour les prochaines échéances électorales

 

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La Haut-commissaire aux droits de l’Homme de l’ONU, Michelle Bachelet, a plaidé pour “un processus électoral apaisé” pour assurer une bonne tenue des élections présidentielles et législatives du 23 décembre prochain en République démocratique du Congo (RDC).“D’habitude, avant les élections et pendant les élections, nous constatons une multiplication des violations des droits de l’Homme”, a déclaré lors d’une conférence de presse tenue mercredi à Genève.

L’ancienne présidente chilienne encourage donc les autorités et l’opposition congolaises à mettre en œuvre l’Accord politique de décembre 2016, “notamment sur la libération de tous les prisonniers politiques, la reddition de comptes en cas de violations des droits humains, l’interdiction du recours à la force meurtrière par la police ou les forces de sécurité lors de manifestations”.

Dans certaines provinces, outre l’épidémie d’Ebola, l’insécurité reste toujours un défi.

“Nous assistons également à la poursuite d’affrontements dans certaines parties de la RDC au Nord-Kivu, ce qui s’est traduit par la prolifération de certains groupes armés générant des violences interethniques et entraînant des déplacements massifs”, a-t-elle affirmé.


africandailyvoice / MCP via mediacongo.net

LES AVOCATS DES PRISONNIERS POLITIQUES EMBLEMATIQUES JEAN-CLAUDE MUYAMBO ET EUGENE DIOMI NDONGALA ECRIVENT AU SG DE L’ONU ET A TOUS LES PAYS MEMBRES DU CSNU POUR DEMENTIR LES PROPOS TENUS DEVANT LE CSNU PAR L’AMBASSADEUR DE LA RDC CONCERNANT LA PRETENDUE ABSENCE DE PRISONNIERS POLITIQUES

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FLECHEDEMENTI ONU0001 DERNIERE VERSION ENGLISH

LE CONGRES AMERICAIN ADOPTE UNE NOUVELLE LOI DE SOUTIEN A LA REDEVABILITE EN MATIERE DE DROITS DE L’HOMME EN R.D.CONGO: LA LIBERATION DES PRISONNIERS POLITIQUES EST EXPRESSEMENT EXIGEE

BILL 6207- CONGRES US SUR LA RDC EXTRAITS

Washington DC (November 27, 2018) — The Enough Project applauds today’s passage of the “Democratic Republic of the Congo Democracy and Accountability Act of 2018” (H.R. 6207) in the U.S. House of Representatives. The Act, drafted and passed in a bipartisan effort, aims to counter corruption and human rights abuses, and to support free and fair elections, unfettered rights to free press, speech, and assembly in the Democratic Republic of Congo, and includes a program of additional sanctions actions targeting senior political leaders.  The House bill must now pass the Senate to become law.

https://enoughproject.org/press-releases/enough-project-lauds-passage-strong-bipartisan-dr-congo-bill-u-s-house-representatives

LA LOI H. R. 6207 « To support democracy and accountability in the Democratic Republic of the Congo, and for other purposes. »

doc pdf

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LE CONSEIL NATIONAL DU SUIVI DE L’ACCORD DE LA SAINT-SYLVESTRE, CNSA, RECOMMANDE AU GOUVERNEMENT DE LA RDC D’ALLER JUSQU’AU BOUT DANS LA LIBÉRATION DES PRISONNIERS POLITIQUES,DES AMNISTIES, CONFORMÉMENT AU CHAPITRE V DE L’ACCORD DE LA SAINT-SYLVESTRE/ DOCUMENT OFFICIEL

LE CNSA, DISPOSANT DESORMAIS DE LA PERSONNALITE JURIDIQUE DEPUIS LE 14/11/2018, EN QUALITE D’INSTITUTION D’APPUI  A LA DEMOCRATIE, DEMANDE OFFCIELLEMENT AU GOUVERNEMENT DE LA RDC DE PARACHEVER LA LIBERATION DES PRISONNIERS POLITIQUES, CONFORMÉMENT AU CHAPITRE V DE L’ACCORD DE LA SAINT SYLVESTRE
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En RD-Congo, les familles des prisonniers et exilés politiques rappellent aux évêques leur engagement / LA CROIX AFRICA

Mgr Marcel Utembi, président de la Conférence épiscopale nationale du Congo (Cenco) et Père Donatien Nshole, secrétaire général de la Cenco. / AFP PHOTO / JUNIOR D.KANNAH

Jeudi 15 novembre, des familles de prisonniers et exilés politiques de RD-Congo se sont rendues au siège de la Conférence épiscopale nationale du Congo (Cenco) pour y déposer un memorandum.

Le dépôt de ce document intervient à quelques jours de la session plénière extraordinaire de l’épiscopat de la RD-congo.

Patricia Diomi Ndongala, porte-parole de 40 familles de prisonniers politiques en RD-Congo a lu, jeudi 15 novembre, devant le père Donatien Nshole, secrétaire général de la Conférence épiscopale nationale du Congo (Cenco), un mémorandum.

Dans ce texte intitulé « Où est ton frère », les familles de ces prisonniers et exilés politiques ont rappelé à la Cenco son engagement pris, à la signature de l’Accord de la Saint-Sylvestre, « de se porter garante de la libération des prisonniers politiques et du retour des exilés politiques ».

Accord de la Saint-Sylvestre

L’Accord de la Saint-Sylvestre a été signé le 31 décembre 2016. À la fin du dernier mandat constitutionnel de Joseph Kabila (19 décembre 2016), des mouvements de la société civile et de nombreux partis politiques avaient entrepris de grandes manifestations pour obliger le président sortant, à organiser un scrutin présidentiel libre et transparent. Pour ramener la paix dans le pays bloqué par des marches quotidiennes, un dialogue national avait été organisé sous l’égide de la Cenco. Ces assises nationales débouchèrent sur un accord de sortie de crise dit de la Saint-Sylvestre. Le texte prévoyait, entre autres, des mesures de décrispation politique avec notamment la libération de prisonniers politiques et le retour d’exilés.

Depuis de longs mois, de nombreuses dispositions de cet accord ont été violées.

Dans un entretien accordé à RFI le 7 novembre, Mgr Fridolin Ambongo, archevêque de Kinshasa et vice-président de la Cenco estime que les mesures de décrispation politiques sont au point mort, ajoutant même « qu’il y a eu plutôt une sorte de crispation au lieu de la décrispation qui était attendue ».

A lire : Mgr Fridolin Ambongo : « Le pays est tombé très bas »

Assemblée plénière de la Cenco

Cette visite des familles des prisonniers politiques à la Cenco intervient à quelques jours de la session plénière extraordinaire de la Cenco qui aura lieu du 20 au 22 novembre et dont le but d’évaluer le processus électoral.

A lire aussi : L’épiscopat congolais veut évaluer le processus électoral

Les familles des prisonniers et exilés politiques se sont dit persuadées qu’« aussi longtemps que les prisonniers politiques congolais ne seront pas libérés, il n’y aura aucune garantie d’un aboutissement heureux du processus électoral en RDC ».

Elles ont, par ailleurs, adressé à la Cenco quelques recommandations. « Il serait souhaitable qu’une structure permanente, au sein de votre sainte organisation, soit mise en place pour le suivi soutenu de la question de la décrispation politique et le retour des exilés », ont-elles proposé avant de suggérer qu’à l’occasion de son Assemblée plénière extraordinaire, la Cenco se penche sur la question fondamentale de la libération des prisonniers politiques.

Parmi la quarantaine de familles de prisonniers politiques et d’exilés signataires de ce mémorandum, on distingue notamment celle de l’opposant Moïse Katumbi, un ancien partisan de Joseph Kabila en exil, qui a été empêché de se présenter à l’élection présidentielle, malgré les appels des évêques à autoriser sa candidature.

Lucie Sarr

https://africa.la-croix.com/en-rd-congo-les-familles-des-prisonniers-et-exiles-politiques-rappellent-aux-eveques-leur-engagement/

« Débat public sur les éléments du consensus avant la tenue des élections du 23 décembre 2018 »: Nangaa se déclare indifférent à l’organisation d’élections crédibles, apaisées et inclusives alors qu’Olenghankoy fuit le débat sur la décrispation politique

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Le Comité des familles des prisonniers politiques, CFPP-RDC en sigle, de la RDC vient de participer à un intéressant débat organisé par l’Acaj, sous le thème : « Débat public sur les éléments du consensus avant la tenue des élections du 23 décembre 2018 ».

Alors qu’il était annoncé depuis 9h00, M. Joseph Olenghankoy, président du Conseil National de Suivi de l’Accord Global et Inclusif », CNSA en sigle, n’a pas honoré son engagement d’y prendre part, en ce qui concerne le volet de la décrispation politique.

A la différence de son collègue du CNSA, M. Corneille Nangaa a rehaussé de sa présence le débat.

L’auditoire a été surpris d’entendre le président de la Commission Électorale Indépendante, CENI  en sigle, parler de l‘inutilité du consensus sur la machine à voter, décriée par un grand nombre d’acteurs politiques. M. Nangaa a confirmé le lancement de la campagne électorale d’ici 24 heures, selon le calendrier de la CENI, tout en utilisant un langage infantilisant vis à vis de l’ auditoire.

M. Nangaa a affirmé, devant un auditoire d’hommes politiques, de membres de la société civiles et journalistes, qu’ il considérait les élections comme un moment de « conflit » et qu’il fallait considérer nécessairement comme un moment d’opposition entre « ennemis« .

En ce qui concerne la nécessité d’élections apaisées, crédibles et inclusives, il a d’abord souligné qu’à son avis, le « consensus » sur la machine à voter serait inutile et que le mot « consensus » ne se trouve pas dans la Constitution.

En ce qui concerne  les élections apaisées, exigées par la majorité des congolais, celles-ci ne seraient pas une obligation car l’essence des élection serait le conflit, à son avis…

En ce qui concerne la crédibilité et l’inclusivité du processus électoral, M. Nangaa considère qu’il peut bien s’en passer car « il n y a jamais des élections parfaites ».

Abordant la question de la sécurité des élections, M. Nangaa a surpris l’assistance en affirmant que, vu la situation actuelle, les élections pourrait ne pas se tenir à Beni et les autres territoires frappés par le « terrorisme » de l’Adf-Nalu.

Selon le Président de la CENI, tout en refusant d’admettre que le vote électronique sera utilisé, les premiers résultats de l’élection présidentielle seront rendus publiques 48 heures après le vote. Cela a étonnes les participants au débat qui lui ont rappelé qu’il avait fallu 2 semaines, en 2006 et 2011, avant que les résultats ne soient diffusés. Ce qui a fait douter les participants au débat sur la transmission par internet des résultats, directement par les machines à voter, malgré les démentis peu rassurants de M. Nangaa.

Face aux jeux de questions et réponses inauguré par les membres du Comité des Familles des Prisonniers Politiques, qui lui ont fait noter la gravité de ses affirmations et son indifférence face à l’inapplication du chapitre V de l’Accord de la Saint- Sylvestre, M. Nangaa, qui reconnait que toutes les institutions sont illégitime et hors mandat (sauf la CENI), tout en étant embarrassé par les questions, n’ a pas su répondre convenablement au questionnement du Comité des Familles des Prisonniers politiques.

Après lui, Me Josephine Mbela a pris la parole pour mettre en exergue l’inapplication du chapitre V de l’Accord politique et souligner l’existence de 68 prisonniers politiques en RDC, dont elle a lu les noms un en un, citant les 40 membres de familles des prisonniers politiques de la RDC qui sont ici signataires ainsi que les exilés politiques.

 Kinshasa,  20/11/2018

Famille Diomi Ndongala,
Famille Muyambo,
Famille Yangambi,
Famille Kikunda,
Famille Mulumba,
Famille Beni,
Famille Tsiani Malembe,
Famille Sengha,
Famille Banré,
Famille Bakajika,
Famille Meta,
Famille Kayembe,
Famille Mbaya,
Famille Mwamba,
Famille Lokwa,
Famille Kabala,
Famille Ndembu,
Famille Opele,
Famille Makonzo,
Famille Kalamba,
Famille Mbuyi,
Famille Kabemba,
Famille Buka,
Famille Bopomi,
Famille Tshiunza,
Famille Kayembe,
Famille Mukala,
Famille Lukaba,
Famille Azamba,
Famille Mbegza,
Famille Ahombiawe,
Famille Kengembali,
Famille Bomboko,
Famille Zobele,
Famille Kopani,
Famille Matungu,
Famille Kelega,
Famille Ekobi,
Famille Aburu,
Famille Batangezi,
Famille Mbanga,
Famille Wele,
Famille Makambo,
Famille Abia,
Famille Katumbi,
Famille Anzuluni,
Famille Nyamwisi,
Famille Rachidi

 

MEMORANDUM FOR THE ATTENTION OF MY LORDS BISHOPS OF THE NATIONAL EPISCOPAL CONFERENCE OF CONGO, CENCO: “Where is your brother?” Genesis 4:9-10

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English version:

MEMORANDUM FOR THE ATTENTION OF MY LORDS BISHOPS OF THE NATIONAL EPISCOPAL CONFERENCE OF CONGO, CENCO

“Where is your brother?”

Genesis  4:9-10

Since the signing of the Global and Inclusive Agreement on the 31 of December 2016, the political prisoners of the Democratic Republic of Congo remain locked up in the Congolese deathtraps known as « prisons », in spite of the chapter V of the said statue Agreement on the necessity of their release. Some of them, defined as « emblematic », are especially named as beneficiaries of the measures of political easing restrain measures, but, in spite of this, nothing is undertaken by the Congolese executive – led essentially by the political majority signatory of the Agreement and its allies – to give them freedom. In spite of this, nothing is undertaken by the Congolese executive – led essentially by the political majority, signatory of the Agreement and its allies – to give them freedom.

The CENCO in its facilitation role of the New Year’s Eve Agreement, had taken the initiative to vouch for the release of political prisoners and the return of political exiles, asking the opposition and civil society, during the discussions at the Interdiocesan Center of Kinshasa, to accept that they be released after the signing of the Agreement, and not before, as these components previously required.

The families of the political prisoners of the DRC are asking you, my Lords, as brothers in Christ: « Where are your brothers? « 

Two years after the signing of the New Year’s Eve Agreement, Mr. Kabila was able to benefit from the political consensus reached on the occasion of the signing of the Agreement of 31/12/2016 to remain in power outside the constitutional mandate, without respecting the specifications demanded by the political opposition and civil society.

The National Council for Monitoring the Agreement, acronym CNSA (from French: Conseil National de Suivi de l’Accord), a Democracy Support Institution provided for by the Global and Inclusive Agreement, remains an empty shell which has no legal existence, and which is devoid of any consideration on the part of the Executive in place. As regards its rare and timid positions, both in relation to the release of political prisoners and the general assessment of the electoral process.

The executive from signing the « special arrangements » signed by a faction of the opposition on 27/04/2017 at the People’s Palace, is not implementing its own agenda of releasing iconic political prisoners a week after the signing of the protocol establishing the timetable for the application of the New Year’s Eve Agreement.

The official negotiation delegations of the Interdiocesan Center, on behalf of the opposition and civil society did not recognise the nomination of the members participating in this government. But these dissenting members, for their part, continue to not respect their commitments, including those provided by their own « special arrangements ».

How can we continue to be silent, while the Congolese public opinion is more and more skeptical about the launching of a late electoral process, exclusive and moreover characterised by a growing tension of the political climate?

While presidential candidates have been irregularly invalidated by the Independent National Electoral Commission (from French CENI: Commission Electorale Nationale Indépendante) and a obviously partisan Constitutional Court, emblematic political prisonners such as Eugène Diomi Ndongala (National President of the Christian Democratie) and M. Jean-Claude Muyambo (National President of SCODE) are left to rot in prison; Mr Moise Katumbi is prevented from returning to the DRC to run for the presidential election and many other political dissidents were added to the list of political prisoners who were to be released after the work of a ghostly « ad hoc commission » composed of magistrates and representatives of civil society; a commission that – as you cannot ignore – has never been put in place.

As we write these words, opponents Gekoko Mulumba and Franc Diongo have been added to the list of political prisoners deprived of their liberty on the basis of politically motivated prosecutions; the other exiles, named in the New Year’s Eve Agreement such as Mr. Anzuluni and Mr. Mbusa Nyamwisi are still prevented from returning to the DRC.

To them are added the civilians who were to be released on the basis of the Amnesty, which came into force in 2014, like Eric Kikunda and Firmin Yangambi, not to mention the ever-growing list of activists of the citizen movement, such as Mr. Carbone Beni and recently members of the citizen movement, Lucha and Vici and many others, all unjustly imprisoned for wanting to exercise their right of free political expression.

My Lords, “Where are your brothers?” 

Even if bad faith and cunning of Kabila’s government characterised the selective implementation of the New Year’s Eve Agreement, we refuse to count the continued detention of political prisoners in the « failures » category of the Agreement, we refuse to recognise the continued detention of political prisoners in the category of « failures » of the Agreement.

What have you done with your commitment to act as a «guarantor» of the release of at least emblematic political prisoners named in the Agreement, as well as political exiles, also referred to in Chapter V dedicated to the easing of political tension? Why the « ad hoc commission » designed to statute on other cases has never been put in place?

You cannot ignore the fact that some of them are currently hospitalised as a result of the moral and physical tortures they have been enduring for years and each passing day may be the last, due to the worsening of their general health.

What are you doing to assume your position as guarantors of the liberation of these innocent people, who have had the courage to block out the unique thought, at the peril of their lives?

The families of the DRC’s political prisoners and exiles refuse to recognise the unjust deprivation of freedom of their loved ones in the undifferentiated rubric of the « failures » of the New Year’s Eve agreement. The establishment of an unnecessary and passive CNSA where much of a non-representative government can be considered as « failures » of the New Year’s Eve agreement. But our fathers, brothers, sons will never be mere digits to be inserted in the double part of Assets and liabilities of the application of the political agreement of 31/12/2016, since these are men and women subjected for years to physical and moral torture because of their political commitment.

In addition to the violation of the New Year’s Eve agreement, of the Amnesty Law of 2014 and of the Republic Constitution, is it appropriate to add the refusal to enforce the decision No. 2465/2014 resulting from the conviction of the DRC by the Committee on Human Rights of the United Nations to release Mr. Eugène Diwani Ndongala, to cancel his irregular conviction and to indemnify him. The decision of which the DRC was regularly notified in 2016, but two years later was not carried out in violation of art 215 of the Constitution of the DRC.

My lords, « Where are your brothers ? »

This unjust and painful situation persists, despite multiple appeals by the international community, several violations by the Kabila’s regime of national and international legal texts, we, the Committee of Families of Prisoners and The political exiles, make a strong appeal to you, mey lords the bishops of the DRC. So that you involve yourselves, with faith and determination, making your voice heard in order to put an end to the torpedoing of the Global and inclusive political agreement of which you’ve been in charge of the good offices.

It would be unacceptable for the bad faith to outweigh the commitments freely subscribed by the ruling majority; It would be detrimental to the Democratic Republic of the Congo if the ruse continued to prevail on the word given.

« Depriving people of their human rights is tantamount to challenging their very humanity » and « the slightest injustice, wherever it is committed, threatens the entire edifice, » one day respectively declared the most illustrious defender of human rights and Political prisoners, Nelson Mandela and Martin Luther-King Jr.

We are convinced that as long as the Congolese political prisoners are not released, there will be no guarantee of a happy outcome of the electoral process in the DRC.

It would be advisable if a permanent structure within your holy organization which is the CENCO, be put in place for the sustained follow-up of the issue of political detension, in its part devoted to the release of political prisoners and the Return of the Exiles (« I was in prison and you visited me » Mt 25.35 -36).

Indeed, the non-presentation of Mr Kabila in the forthcoming elections would be likely to appear as a victory at the Pyrrhus, if the elections were to be postponed again, or else they would be held in the general chaos arising from the challenge of exclusivity and political repression.

What about the criticisms of the non-application of the agreement, in a context of possible « lapse » of it? It would be very dangerous for the future of the Democratic Republic of the Congo if this were to happen because the « in Fieri » lapse of the agreement could, after December 2018, mark the beginning of an openly assumed dictatorship, set up by the Fraud, the diabolical maneuvers of constitutional engineering and the negation of fundamental freedom.

It is imperative, at this stage of the democratisation process in the DRC, that the hundred political prisoners, according to the statistics of the United Nations, which still languish in Congolese jails are liberated because nothing can be built of solid, valid and Positive on bad faith, lack of respect for the given word, well cunning and violations of human rights.

It is absurd that the Congolese Government, through its ambassador to the United Nations, declared on 13/11/18, before the UN Security Council, that in DRC there would only be two political prisoners (by refering to the emblematic political prisoners Diwani and Muyambo, quoted specifically in the New Year’s Eve agreement, and that he will not, he said, be released!

Moreover, it would be advisable if, at the next General Assembly, which will meet in a few days, the CENCO does not focus exclusively on evaluating the electoral process, as announced, but also on the fundamental question of the Release of political prisoners, in accordance with the New Year’s Eve agreement. Both subjects being strictly related, with a view to an inclusive, credible and appeased electoral process.

For the last time, my lords, we ask you the nagging question:

« Where are your brothers? »

And

 « Remember the prisoners, as if you were also prisoners; Of those who are badly treated, as also yourselves in the same body, « 

Heb. 13.3

For the Committee of the Families of political prisoners and political exiles,

The families of political prisoners,

Diomi Ndongala Family,
Muyambo Family,
Yangambi Family,
Kikunda Family,
Mulumba Family ,
Beni Family ,
Tsiani Malembe Family,
Sengha Family ,
Banré Family,
Bakajika Family,
Meta Family,
Kayembe Family , 

Mbaya Family,
Mwamba Family ,
Lokwa Family ,
Kabala Family,
Ndembu Family ,
Opele Family ,
Makonzo Family ,
Kalamba Family,
Mbuyi Family,
Kabemba Family,
Buka Family,
Bopomi Family,
Tshiunza Family ,
Kayembe Family ,
Mukala Family ,
 Lukaba Family,
Azamba Family ,
Mbegza Family ,
Ahombiawe Family ,
Kengembali  Family,
Bomboko Family ,
Zobele Family ,
Kopani  Family,
Matungu  Family,
Kelega Family  ,
Ekobi Family ,
Aburu Family ,
Batangezi  Family,
Mbanga Family ,
Wele Family ,
Makambo  Family,
Abia Family ,
Katumbi  Family,
Anzuluni Family ,
Nyamwisi Family ,
Rachidi Family


Original version:

MEMORANDUM A L’ATTENTION DE 
MESSEIGNEURS LES EVEQUES DE LA CONFERENCE EPISCOPALE NATIONALE DU CONGO, CENCO
« Où est ton frère? » Genèse 4:9-10

Depuis la signature l’Accord Global et Inclusif le 31 décembre 2016, les prisonniers politiques de la République Démocratique du Congo demeurent embastillés dans les mouroirs congolais dits « prisons », malgré le chapitre V dudit Accord statue sur la nécessité de leur libération. Certains parmi eux, définis « emblématiques », sont cités nommément en tant que bénéficiaires des mesures de décrispation politique, mais, malgré cela, rien n’est entrepris par l’exécutif congolais – animé essentiellement par la majorité politique signataire de l‘Accord et ses alliés – afin de leur rendre la liberté.

La CENCO, dans son rôle de facilitation de l’Accord de la Saint- Sylvestre, avait pris l’initiative de se porter garante de la libération des prisonniers politiques et du retour des exilés politiques, en demandant à l’opposition et à la société civile, pendant les discussions au Centre Interdiocésain de Kinshasa, d’accepter que ceux-ci soient libérés après la signature de l’Accord, et pas avant, comme ces composantes exigeaient préalablement.

Les familles des prisonniers politiques de la RDC vous demandent, messeigneurs, en tant que frères en Christ: « Ou sont vos frères? »
Deux ans après la signature de l’Accord de la Saint-Sylvestre, M. Kabila a pu profiter du consensus politique dégagé à l’occasion de la signature de l’Accord du 31/12/2016 pour se maintenir au pouvoir hors mandat constitutionnel, sans respecter le cahier de charges exigés par l’opposition politique et la société civile.

-1-
Le Conseil National de Suivi de l’Accord, CNSA en sigle, une Institution d’appui à la Démocratie prévue par l’Accord Global et Inclusif, demeure une coquille vide qui n’a pas d’existence légale et qui est dépourvue de toute considération de la part de l’exécutif en place en ce qui concerne ses rares et timides prises de position, aussi bien par rapport à la libération des prisonniers politiques qu’ à l’évaluation générale du processus électoral.

L’exécutif issu de la signature des « arrangements particuliers » souscrits par une frange de l’opposition, le 27/04/2017 au Palais du Peuple, n’applique pas sa propre agenda qui prévoyait la libération des prisonniers politiques emblématiques une semaine après la signature du protocole établissant le calendrier des étapes d’application de l’Accord de la Saint-Sylvestre.

Les délégations officielles des négociations du Centre Interdiocésain pour le compte de l’ opposition et de la société civile, n’ont pas reconnu la désignation des membres participant à ce gouvernement, mais ces membres dissidents, quant à eux, continuent à ne pas respecter leurs engagements, y compris ceux prévus par leurs propres « arrangements particuliers ».

Comment continuer à se taire, alors que l’opinion publique congolaise est de plus en plus sceptique en ce qui concerne le lancement d’un processus électoral tardif, exclusif et surtout caractérisé par une crispation croissante du climat politique ?

Alors que des candidats à l’élection présidentielle ont été irrégulièrement invalidés par un Commission Électorale Nationale Indépendante, (CENI), et une Cour Constitutionnelle manifestement partisanes, les prisonniers politique emblématiques comme M. Eugène Diomi Ndongala (Président National de la Démocratie Chrétienne) et M. Jean-Claude Muyambo (Président National de la SCODE) croupissent toujours en prison; M. Moise Katumbi est empêché de rentrer en RDC pour présenter sa candidature à l’élection présidentielle et des nombreux autres dissidents politiques se sont ajoutés à la liste des prisonniers politiques qui devaient être libérés à l’issu des travaux d’une fantomatique « commission ad hoc », composée par des magistrats et des représentants de la société civile; une commission qui – comme vous ne pouvez pas l’ ignorer – n’a jamais été mise en place.

Au moment où nous couchons ces lignes, les opposants Gekoko Mulumba et Franc Diongo se sont ajoutés à la liste des prisonniers politiques privés de liberté sur la base de poursuites politiquement motivées; les autres exilés cités dans l’Accord de la Saint-Sylvestre comme M. Anzuluni et M. Mbusa Nyamwisi sont toujours empêchés de rentrer en RDC. A eux s’ajoutent les civils qui devaient être libérés sur la base de l’Amnistie entrée en vigueur en 2014, comme Eric Kikunda et Firmin Yangambi, sans oublier la liste toujours plus longue d’ activistes des mouvement citoyens comme M. Carbone Beni et dernièrement les membres du mouvement citoyens Lucha et Vici et tant d’autres, tous injustement emprisonnés pour avoir voulu
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exercer leur droit à la libres expression politique.

Messeigneurs, « Où sont vos frères? »

Même si la mauvaise fois et la ruse du gouvernement Kabila a caractérisé la mise en application sélective de l’Accord de la Saint-Sylvestre, nous refusons de comptabiliser le maintien en détention des prisonniers politiques dans la catégorie des « ratés » de l’Accord.

Qu’avez-vous fait de votre engagement à vous porter « garants » de la libération au moins de prisonniers politiques emblématiques nommément cités dans l’Accord, ainsi que des exilés politiques, eux aussi cités au chapitre V dédié à la Décrispation politique? Pourquoi la « Commission ad hoc » censée statuer sur les autres cas n’a jamais été mise en place?

Vous ne pouvez ignorer que certains parmi eux sont actuellement hospitalisés à la suite des tortures morales et physiques endurées depuis des années et que chaque jour qui passe risque d’être le dernier, à cause de l’aggravation de leur état général de santé.

Que faites – vous pour assumer votre position de garants de la libération de ces innocents qui ont eu le courage de faire barrage à la pensée unique, au péril de leur vie?

Les familles des prisonniers politiques et des exilés de la RDC refusent de comptabiliser la privation injuste de la liberté de leurs proches dans la rubrique indifférenciée des « ratés » de l’Accord de la Saint-Sylvestre. La mise en place d’un CNSA inutile et passif où bien d’un gouvernement non représentatif peuvent être considérés comme des « ratés » de l’Accord de la Saint-Sylvestre, mais nos pères, frères, fils ne seront jamais des simples chiffres à insérer dans la partie double des actifs et passifs de l’application de l’Accord politique du 31/12/2016, car il s’agit d’hommes et femmes soumis depuis des années à des torture physiques et morales à cause de leur engagement politique.

D’autant plus qu’outre la violation de l’Accord de la Saint-Sylvestre, de la loi de l’amnistie de 2014 et de la Constitution de la République, y a-t-il lieu d’ajouter le refus d’exécuter la décision N° 2465/ 2014 issue de la condamnation de la RDC par le Comité des Droits de l’Homme des Nations Unies de libérer M. Eugène Diomi Ndongala, d’annuler sa condamnation irrégulière et de l’indemniser. La décision dont la RDC a été régulièrement notifiée en 2016, mais deux ans après n’a pas été exécutée en violation de l’art 215 de la Constitution de la RDC.

Messeigneurs, « Où sont vos frères? »

Cette situation injuste et douloureuse persistant, en dépit de multiples appels de la Communauté Internationale, de plusieurs violations par le régime Kabila
des textes juridiques nationaux comme internationaux, nous, le Comité de Familles des Prisonniers et les Exilés Politiques, lançons un appel fort à vous, messeigneurs les évêques de la RDC, pour que vous-vous impliquiez, avec foi et détermination, faisant entendre votre voix afin qu’il soit mis en terme au torpillage de l’Accord politique Global et Inclusif dont vous vous êtes chargé des bons offices.

Il serait inacceptable que la mauvaise fois l’emporte sur les engagements librement souscrits par la majorité au pouvoir; il serait néfaste, pour la République Démocratique du Congo, si la ruse continuait à l’importer sur la parole donnée.

« Priver les gens de leurs droits humains revient à contester leur humanité même » et « la moindre injustice, où qu’elle soit commise, menace l’édifice tout entier », ont un jour respectivement déclaré les plus illustres défenseur des droits de l’homme et prisonnier politique, Nelson Mandela et Martin Luther-King Jr.

Nous sommes persuadés qu’aussi longtemps les prisonniers politiques congolais ne seront pas libérés, il n’y aura aucune garantie d’un aboutissement heureux du processus électoral en RDC.

Il serait souhaitable qu’une structure permanente, au sein de votre sainte organisation qui est la CENCO, soit mise en place pour le suivi soutenu de la question de la décrispation politique, dans son volet consacré à la libération des prisonniers politiques et le retour des exilés (« J’étais en prison et vous m’avez visité » Mt 25.35-36).

En effet, la non présentation de M. Kabila aux prochaines élections risquerait d’apparaître comme une victoire à la Pyrrhus, si les élections seraient renvoyées encore une fois, ou bien elles se tiendraient dans le chaos général découlant de la contestation généralisée, de l’exclusivité et de la répression politique.

Que dire des critiques consécutives à la non application de l’Accord, dans un contexte de possible « caducité » de celui-ci? Il serait très dangereux, pour le futur de la République Démocratique du Congo, si cela devait arriver car la caducité « in fieri » de l’Accord pourrait marquer, après le mois de décembre 2018, le commencement d’une dictature ouvertement assumée, mise en place par la fraude, les manœuvres diaboliques d‘ingénierie constitutionnelle et la négation des liberté fondamentales.

Il est impératif, à ce stade du processus de démocratisation en RDC, que la centaine de prisonniers politiques, selon les statistiques de l’ONU, qui croupissent encore dans les geôles congolaises soient libérée car on ne peut rien construire de solide, valable et positif sur la mauvaise fois, le manque de respect de la parole donnée, bien la ruse et les violations des droits de l’homme.

Il est aberrant que le gouvernement congolais, par le biais de son Ambassadeur à l’Onu, ait déclaré le 13/11/18, devant le Conseil de Sécurité de l’Onu, qu’en RDC il y aurait seulement deux prisonniers politiques ( en se référant aux prisonniers politiques emblématiques Diomi et Muyambo, cités nommément dans l’Accord de la Saint-Sylvestre) et qu’il ne seront pas, selon lui, libérés!

D’ ailleurs, il serait souhaitable qu’à la prochaine Assemblée Générale, qui se réunira dans quelques jours, la CENCO ne se penche pas exclusivement sur l’évaluation du processus électoral, comme il a été annoncé, mais aussi sur la question fondamentale de la libération des prisonniers politiques, conformément à l’Accord de la Saint-Sylvestre, les deux sujets étant strictement liés, dans la perspective d’ un processus électoral inclusif, crédible et apaisé.

Pour la dernière fois, messeigneurs, nous vous posons la question lancinante:

« Où sont vos frères? »
et
« Souvenez-vous des prisonniers, comme si vous étiez aussi prisonniers; de ceux qui sont maltraités, comme étant aussi vous-mêmes dans le même corps »,
Hébreux 13.3

Pour le Comité des familles des prisonniers politiques et les exilés politiques,

Les familles des prisonniers politiques,

Famille Diomi Ndongala,
Famille Muyambo,
Famille Yangambi,
Famille Kikunda,
Famille Mulumba,
Famille Beni,
Famille Tsiani Malembe,
Famille Sengha,
Famille Banré,
Famille Bakajika,
Famille Meta,
Famille Kayembe,
Famille Mbaya,
Famille Mwamba,
Famille Lokwa,
Famille Kabala,
Famille Ndembu,
Famille Opele,
Famille Makonzo,
Famille Kalamba,
Famille Mbuyi,
Famille Kabemba,
Famille Buka,
Famille Bopomi,
Famille Tshiunza,
Famille Kayembe,
Famille Mukala,
Famille Lukaba,
Famille Azamba,
Famille Mbegza,
Famille Ahombiawe,
Famille Kengembali,
Famille Bomboko,
Famille Zobele,
Famille Kopani,
Famille Matungu,
Famille Kelega,
Famille Ekobi,
Famille Aburu,
Famille Batangezi,
Famille Mbanga,
Famille Wele,
Famille Makambo,
Famille Abia,
Famille Katumbi,
Famille Anzuluni,
Famille Nyamwisi,
Famille Rachidi

Forte mobilisation au Centre interdiocésain : Les familles des prisonniers politiques de la RDC interpellent la Cenco/ TEMPETE DES TROPIQUES

TEMPETE 161118 002

 

Forte mobilisation au Centre interdiocésain : Les familles des prisonniers politiques de la RDC interpellent la Cenco

Diomi

Dans un mémo déposé hier jeudi aux évêques, ils décrient la non application des mesures de décrispation, notamment la libération de Diomi, Muyambo… et le retour des exilés politiques dont Moïse Katumbi et Mbusa Nyamwisi

Le Comité des familles des prisonniers politiques de la République démocratique du Congo (CFPP-RDC) a procédé, hier jeudi 15 novembre, au dépôt du mémorandum, au Centre interdiocésain de Kinshasa, à l’attention des évêques de la Conférence épiscopale nationale du Congo (Cenco), ceux-là même qui ont facilité le dialogue qui a abouti à l’accord de la Saint Sylvestre.

Ces familles rappellent que, depuis la signature de l’Accord global et inclusif le 31 décembre 2016, les prisonniers politiques de la République démocratique du Congo demeurent embastillés dans les mouroirs congolais dits « prisons », malgré le chapitre V dudit accord qui statue sur la nécessité de leur libération.

Certains parmi eux, qualifiés d’ « emblématiques », sont cités nommément en tant que bénéficiaires des mesures de décrispation politique. Mais malgré cela, rien n’est entrepris par l’Exécutif congolais animé essentiellement par la Majorité politique signataire de l’accord et ses alliés, afin de leur rendre la liberté.

La Cenco, dans son rôle de facilitation de l’accord de la Saint Sylvestre, avait pris l’initiative de se porter garante de la libération des prisonniers politiques et du retour des exilés politiques, en demandant à l’Opposition et à la société civile, pendant les discussions au Centre interdiocésain de Kinshasa, d’accepter que ceux-ci soient libérés après la signature de l’accord, et pas avant, comme ces composantes exigeaient préalablement.

Les familles des prisonniers politiques de la RDC demandent aux évêques, en tant que frères en Christ : « Où sont vos frères ? » Deux ans après la signature de l’accord de la Saint Sylvestre, « Joseph Kabila a pu profiter du consensus politique dégagé à l’occasion de la signature de l’accord du 31 décembre 2016 pour se maintenir au pouvoir hors mandat constitutionnel, sans respecter le cahier des charges exigé par l’Opposition politique et la société civile ».

Le CNSA (Comité national de suivi de l’accord et du processus électoral) est dépourvu de toute considération de la part de l’Exécutif en place en ce qui concerne ses rares et timides prises de position, aussi bien par rapport à la libération des prisonniers politiques qu’à l’évaluation générale du processus électoral.

L’Exécutif issu de la signature des « arrangements particuliers » souscrits par une frange de l’Opposition, le 27 avril 2017, au Palais du peuple, n’applique pas son propre agenda qui prévoyait la libération des prisonniers politiques emblématiques, une semaine après la signature du protocole établissant le calendrier des étapes d’application de l’accord de la Saint Sylvestre.

Les délégations officielles aux négociations du Centre interdiocésain pour le compte de l’Opposition et de la société civile n’ont pas reconnu la désignation des membres participant à ce gouvernement. Mais ces membres dissidents, quant à eux, continuent à ne pas respecter leurs engagements, y compris ceux prévus par leurs propres « arrangements particuliers ».

« Comment continuer à se taire, alors que l’opinion publique congolaise est de plus en plus sceptique en ce qui concerne le lancement d’un processus électoral tardif, exclusif et surtout caractérisé par une crispation croissante du climat politique ? », se demande le CFPP-RDC.

Alors que des candidats à l’élection présidentielle ont été irrégulièrement invalidés par une CENI et une Cour constitutionnelle « manifes-tement partisanes », en RDC pour présenter sa candidature à l’élection présidentielle…les prisonniers politiques emblématiques dont Eugène Diomi Ndongala, Jean-Claude Muyambo… croupissent toujours en prison. Moïse Katumbi est empêché de rentrer

Aujourd’hui, Gekoko Mulumba et Franck Diongo se sont ajoutés sur la liste des prisonniers politiques privés de liberté sur base de poursuites politiquement motivées. D’autres exilés cités dans l’accord de la Saint Sylvestre, Anzuluni et Mbusa Nyamwisi, sont toujours empêchés de rentrer en RDC.

A eux  s’ajoutent les civils qui devraient être libérés sur la base de l’amnistie entrée en vigueur en 2014, comme Eric Kikunda et Firmin Yangambi, sans oublier la liste toujours plus longue des activistes des mouvements citoyens Carbone Beni et dernièrement les membres de la Lucha (Lutte pour le changement), Vici et tant d’autres, tous injustement emprisonnés pour avoir voulu exercer leur droit à la libre expression politique.

Mes seigneurs, « Où sont vos frères ? »

« Même si la mauvaise foi et la ruse du gouvernement Kabila, caractérisées par la mise en application sélective de l’accord de la Saint Sylvestre, nous refusons de comptabiliser le maintien en détention des prisonniers politiques dans la catégorie des ratés de l’accord », lit-on dans ce mémo.

« Qu’avez-vous fait de votre engagement à vous porter garants de la libération au moins des prisonniers politiques emblématiques nommément cités dans l’accord, ainsi que des exilés politiques, eux aussi cités au chapitre V dédié à la décrispation politique ? Pourquoi la Commission ad hoc censée statuer sur les autres cas n’a jamais été mise en place ? », s’interroge-t-on.

Il serait souhaitable qu’une structure permanente soit mise en place au sein de la Cenco pour le suivi soutenu de la question de la décrispation politique.

Il est aberrant que le gouvernement congolais, par le biais de son ambassadeur à l’ONU, ait déclaré le 13 novembre 2018 devant le Conseil de sécurité de l’ONU, qu’en RDC, il n’y aurait que deux prisonniers politiques (Diomi et Muyambo), et qu’ils ne seront pas, selon lui, libérés.

D’ailleurs, il serait souhaitable qu’à la prochaine Assemblée générale qui se réunira dans quelques jours, la Cenco ne se penche pas exclusivement sur l’évaluation du processus électoral, comme il a été annoncé, mais aussi sur la question fondamentale de la libération des prisonniers politiques, conformément à l’accord de la Saint Sylvestre, les deux sujets étant strictement liés, dans la perspective d’un processus électoral inclusif, crédible et apaisé.

Par Stone

Décrispation de la vie nationale : les familles des prisonniers politiques interpellent les évêques / LE COURRIER DE KINSHASA

le courrier de kinshasa 161118 00

Décrispation de la vie nationale : les familles des prisonniers politiques interpellent les évêques

Jeudi 15 Novembre 2018 – 17:10

 

LE COURRIER DE KINSHASA 161118 01

 

Dans le mémorandum qui tourne sur la question « Où sont vos frères ? », adressé à la Conférence épiscopale nationale du Congo (Cénco), les parents des détenus regrettent ce qui est vu comme une passivité complice des prélats catholiques, à qui ils rappellent leur engagement à se porter « garants » de leur libération car nommément cités dans l’Accord de la Saint-Sylvestre.

 Les familles des prisonniers politiques de la République démocratique du Congo (RDC) ont déposé, le 15 novembre au siège de la Cénco, à Gombe, un mémorandum adressé aux évêques congolais.

Elles rappellent, dans le document, que depuis la signature, le 31 décembre 2016, de l’Accord de la Saint-Sylvestre sous l’égide de la Cénco, leurs parents demeurent embastillés dans les mouroirs congolais, dits « prisons », même si le chapitre V de cet accord statuait sur  la nécessité de leur libération. « Certains parmi eux, définis emblématiques, sont cités nommément en tant que bénéficiaires des mesures de décrispation politique mais, malgré cela, rien n’est entrepris par l’exécutif congolais – animé essentiellement par la majorité politique signataire de l’Accord et ses alliés – afin de leur rendre la liberté »,souligne le texte. Le document relève également que dans son rôle de facilitation de l’Accord de la Saint-Sylvestre, la Cénco avait pris l’initiative de se porter garante de la libération des prisonniers politiques et du retour des exilés politiques, en demandant à l’opposition et à la société civile, pendant les discussions au Centre interdiocésain de Kinshasa, d’accepter que ceux-ci soient libérés après la signature de l’Accord et pas avant, comme ces composantes l’exigeaient préalablement.

Un consensus qui n’a profité qu’à une partie

Le mémorandum regrette que le consensus politique dégagé à l’issue de cet accord, signé il y a deux ans, n’ait pu profiter qu’au président Joseph Kabila qui s’est maintenu au pouvoir hors mandat constitutionnel, sans respecter le cahier des charges exigé par l’opposition politique et la société civile.

Le Conseil national de suivi de l’accord (CNSA), font remarquer les signataires, demeure une coquille vide qui n’a pas d’existence légale, dépourvue de toute considération de la part de l’exécutif en place en ce qui concerne ses rares et timides prises de position, aussi bien par rapport à la libération des prisonniers politiques qu’à l’évaluation générale du processus électoral. « L’exécutif issu de la signature des arrangements particuliers souscrits par une frange de l’opposition, le 27 avril 2017, au Palais du peuple, n’applique pas son propre agenda qui prévoyait la libération des prisonniers politiques emblématiques, une semaine après la signature du protocole établissant le calendrier des étapes d’application de l’Accord de la Saint-Sylvestre », lit-on dans le mémorandum. Le texte note que les délégations officielles des négociations du Centre interdiocésain, pour le compte de l’opposition et de la société civile, n’ont pas reconnu la désignation des membres participant à ce gouvernement, mais ces membres dissidents, quant à eux, continuent à ne pas respecter leurs engagements, y compris ceux prévus par leurs propres « arrangements particuliers ».

« Des prisonniers emblématiques toujours en prison « 

Pour ces familles, il n’y a plus lieu de se taire, étant donné que l’opinion publique congolaise est de plus en plus sceptique en ce qui concerne le lancement d’un processus électoral tardif, exclusif et surtout caractérisé par une crispation croissante du climat politique. Alors que des candidats à l’élection présidentielle ont été irrégulièrement invalidés par une Commission électorale nationale indépendante et une Cour constitutionnelle manifestement partisanes, ont-elles déploré, les prisonniers politique emblématiques comme Eugène Diomi Ndongala et Jean-Claude Muyambo croupissent toujours en prison; Moise Katumbi est empêché de rentrer au pour présenter sa candidature à l’élection présidentielle et des nombreux autres dissidents politiques se sont ajoutés à la liste des prisonniers qui devaient être libérés à l’issue des travaux d’une fantomatique « commission ad hoc », composée par des magistrats et des représentants de la société civile, qui n’a jamais été mise en place. Pour ces familles, les opposants Gekoko Mulumba et Franck Diongo se sont ajoutés à la liste sur la base de poursuites politiquement motivées; alors que les autres exilés cités dans l’Accord de la Saint- Sylvestre comme Anzuluni et Mbusa Nyamwisi sont toujours empêchés de rentrer en RDC. Le mémo épingle également les cas des autres civils qui devaient être libérés sur la base de l’amnistie entrée en vigueur en 2014, dont Eric Kikunda et Firmin Yangambi, ainsi que des activistes des mouvement citoyens comme Carbone Beni et les autres membres du mouvement citoyens Lucha et Vici, etc, qui seraient tous injustement emprisonnés pour avoir voulu exercer leur droit à la libre expression politique.

Les signataires du mémorandum disent, par ailleurs, refuser de comptabiliser le maintien en détention des prisonniers politiques dans la catégorie des « ratés » de l’Accord, même si la mauvaise foi et la ruse du gouvernement de Kinshasa ont caractérisé la mise en application sélective de l’Accord de la Saint-Sylvestre.

C’est ici qu’ils demandent aux prélats catholiques ce qu’ils ont fait de leur engagement à se porter « garants » de la libération au moins des prisonniers politiques emblématiques nommément cités dans l’Accord, ainsi que des exilés politiques, eux aussi cités. 

 

 

Lucien Dianzenza

Les familles des prisonniers politiques interpellent la Cenco / LE PHARE

Les familles des prisonniers politiques interpellent la Cenco

  cenco20

Les familles de plus de 40 prisonniers politiques et quelques
partisans des exilés politiques ont envahi le Centre interdiocésain,
siège de la Conférence Episcopale Nationale du Congo (CENCO), à
Kinshasa, hier jeudi 15 novembre 2018, pour déposer un mémorandum à
l’attention des Evêques.

Patricia Diomi Ndongala,  qui conduisait la délégation, a lu devant la
presse et le public ce mémo intitulé « Où est ton frère ? », qui a été
réceptionné au secrétariat général de la CENCO.

Ces familles sont persuadées qu’ « aussi longtemps les prisonniers
politiques congolais ne seront pas libérés, il n’y aura qu’aucune
garantie d’un aboutissement heureux du processus électoral en RDC ».
Elles n’ont pas manqué de faire quelques propositions à la CENCO en
ces termes. « Il serait souhaitable qu’une structure permanente, eu
sein de votre sainte organisation qu’est la CENCO, soit mise en place
pour le suivi soutenu de la question de la décrispation politique et
le retour des exilés (« J’étais en prison et vous m’avez visité » Mt
25.35-36)

Voici la seconde : « Il serait souhaitable qu’à la prochaine
Assemblée générale, qui se réunira dans quelques jours, la CENCO ne se
penche pas exclusivement sur l’évaluation du processus électoral,
comme il a été annoncé, mais aussi sur la question fondamentale de la
libération des prisonniers politiques, conformément à l’accord de la
Saint-Sylvestre, les deux sujets étant strictement liés, dans la
perspective d’un processus électoral inclusif, crédible et apaisé ».
Nous rappelons qu’effectivement la CENCO se réunit en Assemblée
Plénière Extraordinaire du 20 au 22 novembre 2018 pour évaluer le
processus électoral.

Pour conclure leur message aux évêques, les familles ont recouru à
l’épitre aux Hébreux 13,3 : « Où sont vos frères ? » et «
Souvenez-vous des prisonniers, comme si vous étiez aussi prisonniers ;
de ceux qui sont maltraités, comme étant aussi vous-mêmes dans le même
corps ».
Sans aucun incident, les familles des prisonniers politiques ont
quitté le Centre interdiocésain. Parmi les familles signataires de ce
mémo, on peut citer celles de Diomi Ndongala, Muyambo, Mulumba Gecoco,
Bakajika, Bomboko, Katumbi, Anzuluni, Nyamuisi.

Jean-René Bompolonga

MEMORANDUM A L’ATTENTION DE  MESSEIGNEURS LES EVEQUES DE LA CONFERENCE EPISCOPALE NATIONALE DU CONGO (CENCO)

« Où est ton frère? » Genèse 4:9-10
Depuis la signature l’Accord Global et Inclusif le 31 décembre 2016,
les prisonniers politiques de la République Démocratique du Congo
demeurent embastillés dans les mouroirs congolais dits « prisons »,
malgré le chapitre V dudit Accord sur la nécessité de leur libération.
Certains parmi eux, définis « emblématiques », sont cités nommément en
tant que bénéficiaires des mesures de décrispation politique, mais,
malgré cela, rien n’est entrepris par l’exécutif congolais – animé
essentiellement par la majorité politique signataire de l‘Accord et
ses alliés – afin de leur rendre la liberté.

La CENCO, dans son rôle de facilitation de l’Accord de la Saint-
Sylvestre, avait pris l’initiative de se porter garante de la
libération des prisonniers politiques et du retour des exilés
politiques, en demandant à l’opposition et à la société civile,
pendant les discussions au Centre Interdiocésain de Kinshasa,
d’accepter que ceux-ci soient libérés après la signature de l’Accord,
et pas avant, comme ces composantes l’exigeaient préalablement.
Les familles des prisonniers politiques de la RDC vous demandent,
messeigneurs, en tant que frères en Christ: « Ou sont vos frères? »
Deux ans après la signature de l’Accord de la Saint-Sylvestre, M.
Kabila a pu profiter du consensus politique dégagé à l’occasion de la
signature de l’Accord du 31/12/2016 pour se maintenir au pouvoir hors
mandat constitutionnel, sans respecter le cahier de charges exigés par
l’opposition politique et la société civile.

Le Conseil National de Suivi de l’Accord, CNSA en sigle, une
Institution d’appui à la Démocratie prévue par l’Accord Global et
Inclusif, demeure une coquille vide qui n’a pas d’existence légale et
qui est dépourvue de toute considération de la part de l’exécutif en
place en ce qui concerne ses rares et timides prises de position,
aussi bien par rapport à la libération des prisonniers politiques qu’
à l’évaluation générale du processus électoral.
L’exécutif issu de la signature des « arrangements particuliers »
souscrits par une frange de l’opposition, le 27/04/2017 au Palais du
Peuple, n’applique pas sa propre agenda qui prévoyait la libération
des prisonniers politiques emblématiques une semaine après la
signature du protocole établissant le calendrier des étapes
d’application de l’Accord de la Saint-Sylvestre.

Les délégations officielles des négociations du Centre Interdiocésain
pour le compte de l’ opposition et de la société civile, n’ont pas
reconnu la désignation des membres participant à ce gouvernement, mais
ces membres dissidents, quant à eux, continuent à ne pas respecter
leurs engagements, y compris ceux prévus par leurs propres «
arrangements particuliers ».

Comment continuer à se taire, alors que l’opinion publique congolaise
est de plus en plus sceptique en ce qui concerne le lancement d’un
processus électoral tardif, exclusif et surtout caractérisé par une
crispation croissante du climat politique ?

Alors que des candidats à l’élection présidentielle ont été
irrégulièrement invalidés par un Commission Électorale Nationale
Indépendante, (CENI), et une Cour Constitutionnelle manifestement
partisanes, les prisonniers politiques emblématiques comme M. Eugène
Diomi Ndongala (Président National de la Démocratie Chrétienne) et M.
Jean-Claude Muyambo (Président National de la SCODE) croupissent
toujours en prison; M. Moise Katumbi est empêché de rentrer en RDC
pour présenter sa candidature à l’élection présidentielle et de
nombreux autres dissidents politiques se sont ajoutés à la liste des
prisonniers politiques qui devaient être libérés à l’issue des travaux
d’une fantomatique « commission ad hoc », composée par des magistrats
et des représentants de la société civile; une commission qui – comme
vous ne pouvez pas l’ ignorer – n’a jamais été mise en place.

Au moment où nous couchons ces lignes, les opposants Gekoko Mulumba
et Franck Diongo se sont ajoutés à la liste des prisonniers politiques
privés de liberté sur la base de poursuites politiquement motivées;
les autres exilés cités dans l’Accord de la Saint-Sylvestre comme M.
Anzuluni et M. Mbusa Nyamwisi sont toujours empêchés de rentrer en
RDC. A eux s’ajoutent les civils qui devaient être libérés sur la base
de l’Amnistie entrée en vigueur en 2014, comme Eric Kikunda et Firmin
Yangambi, sans oublier la liste toujours plus longue d’ activistes des
mouvement citoyens comme M. Carbone Beni et dernièrement les membres
du mouvement citoyens Lucha et Vici et tant d’autres, tous injustement
emprisonnés pour avoir voulu exercer leur droit à la libres expression
politique.

Messeigneurs,
« Où sont vos frères? »
Même si la mauvaise fois et la ruse du gouvernement Kabila a
caractérisé la mise en application sélective de l’Accord de la
Saint-Sylvestre, nous refusons de comptabiliser le maintien en
détention des prisonniers politiques dans la catégorie des « ratés »
de l’Accord.

Qu’avez-vous fait de votre engagement à vous porter « garants » de la
libération au moins de prisonniers politiques emblématiques nommément
cités dans l’Accord, ainsi que des exilés politiques, eux aussi cités
au chapitre V dédié à la Décrispation politique? Pourquoi la «
Commission ad hoc » censée statuer sur les autres cas n’a jamais été
mise en place?

Vous ne pouvez ignorer que certains parmi eux sont actuellement
hospitalisés à la suite des tortures morales et physiques endurées
depuis des années et que chaque jour qui passe risque d’être le
dernier, à cause de l’aggravation de leur état général de santé.
Que faites – vous pour assumer votre position de garants de la
libération de ces innocents qui ont eu le courage de faire barrage à
la pensée unique, au péril de leur vie?

Les familles des prisonniers politiques et des exilés de la RDC
refusent de comptabiliser la privation injuste de la liberté de leurs
proches dans la rubrique indifférenciée des « ratés » de l’Accord de
la Saint-Sylvestre. La mise en place d’un CNSA inutile et passif ou
bien d’un gouvernement non représentatif peuvent être considérés comme
des « ratés » de l’Accord de la Saint-Sylvestre, mais nos pères,
frères, fils ne seront jamais de simples chiffres à insérer dans la
partie double des actifs et passifs de l’application de l’Accord
politique du 31/12/2016, car il s’agit d’hommes et femmes soumis
depuis des années à des tortures physiques et morales à cause de leur
engagement politique.

D’autant plus qu’outre la violation de l’Accord de la Saint-Sylvestre,
de la loi de l’amnistie de 2014 et de la Constitution de la
République, y a-t-il lieu d’ajouter le refus d’exécuter la décision N°
2465/ 2014 issue de la condamnation de la RDC par le Comité des Droits
de l’Homme des Nations Unies de libérer M. Eugène Diomi Ndongala,
d’annuler sa condamnation irrégulière et de l’indemniser. La décision
dont la RDC a été régulièrement notifiée en 2016, mais deux ans après
n’a pas été exécutée en violation de l’art 215 de la Constitution de
la RDC.
Messeigneurs, « Où sont vos frères? »
Cette situation injuste et douloureuse persistant, en dépit de
multiples appels de la Communauté Internationale, de plusieurs
violations par le régime Kabila des textes juridiques nationaux comme internationaux, nous, le Comité de Familles des Prisonniers et les Exilés Politiques, lançons un appel fort à vous, messeigneurs les évêques de la RDC, pour que vous-vous impliquiez, avec foi et détermination, faisant entendre votre voix
afin qu’il soit mis un terme au torpillage de l’Accord politique
Global et Inclusif dont vous vous êtes chargé de bons offices.

Il serait inacceptable que la mauvaise foi l’emporte sur les
engagements librement souscrits par la majorité au pouvoir; il serait
néfaste, pour la République Démocratique du Congo, si la ruse
continuait à l’importer sur la parole donnée.

« Priver les gens de leurs droits humains revient à contester leur
humanité même » et « la moindre injustice, où qu’elle soit commise,
menace l’édifice tout entier », ont un jour respectivement déclaré les
plus illustres défenseurs des droits de l’homme et prisonniers
politiques, Nelson Mandela et Martin Luther-King Jr.

Nous sommes persuadés qu’aussi longtemps que les prisonniers
politiques congolais ne seront pas libérés, il n’y aura aucune
garantie d’un aboutissement heureux du processus électoral en RDC.
Il serait souhaitable qu’une structure permanente, au sein de votre
sainte organisation qui est la CENCO, soit mise en place pour le suivi
soutenu de la question de la décrispation politique, dans son volet
consacré à la libération des prisonniers politiques et le retour des
exilés (« J’étais en prison et vous m’avez visité » Mt 25.35-36).

En effet, la non présentation de M. Kabila aux prochaines élections
risquerait d’apparaître comme une victoire à la Pyrrhus, si les
élections seraient renvoyées encore une fois, ou bien elles se
tiendraient dans le chaos général découlant de la contestation
généralisée, de l’exclusivité et de la répression politique.
Que dire des critiques consécutives à la non application de l’Accord,
dans un contexte de possible «caducité» de celui-ci? Il serait très
dangereux, pour le futur de la République Démocratique du Congo, si
cela devait arriver par la caducité « in fieri » de l’Accord pourrait
marquer, après le mois de décembre 2018, le commencement d’une
dictature ouvertement assumée, mise en place par la fraude, les
manœuvres diaboliques d‘ingénierie constitutionnelle et la négation
des liberté fondamentales.

Il est impératif, à ce stade du processus de démocratisation en RDC,
que la centaine de prisonniers politiques, selon les statistiques de
l’ONU, qui croupissent encore dans les geôles congolaises soient
libérée car on ne peut rien construire de solide, valable et positif
sur la mauvaise fois, le manque de respect de la parole donnée, bien
la ruse et les violations des droits de l’homme.

Il est aberrant que le gouvernement congolais, par le biais de son
Ambassadeur à l’Onu, ait déclaré le 13/11/18, devant le Conseil de
Sécurité de l’Onu, qu’en RDC il y aurait seulement deux prisonniers
politiques ( en se référant aux prisonniers politiques emblématiques
Diomi et Muyambo, cités nommément dans l’Accord de la Saint-Sylvestre)
et qu’ils ne seront pas, selon lui, libérés!

D’ailleurs, il serait souhaitable qu’à la prochaine Assemblée
Générale, qui se réunira dans quelques jours, la CENCO ne se penche
pas exclusivement sur l’évaluation du processus électoral, comme il a
été annoncé, mais aussi sur la question fondamentale de la libération
des prisonniers politiques, conformément à l’Accord de la
Saint-Sylvestre, les deux sujets étant strictement liés, dans la
perspective d’ un processus électoral inclusif, crédible et apaisé.
Pour la dernière fois, messeigneurs, nous vous posons la question lancinante:
« Où sont vos frères? »
et
« Souvenez-vous des prisonniers, comme si vous étiez aussi
prisonniers; de ceux qui sont maltraités, comme étant aussi vous-mêmes
dans le même corps »,
Hébreux 13.3

Pour le Comité des familles des prisonniers politiques et les exilés politiques,
Les familles des prisonniers politiques,
Famille Diomi Ndongala,
Famille Muyambo,
Famille Yangambi,
Famille Kikunda,
Famille Mulumba,
Famille Beni,
Famille Tsiani Malembe,
Famille Sengha,
Famille Banré,
Famille Bakajika,
Famille Meta,
Famille Kayembe,
Famille Mbaya,
Famille Mwamba,
Famille Lokwa,
Famille Kabala,
Famille Ndembu,
Famille Opele,
Famille Makonzo,
Famille Kalamba,
Famille Mbuyi,
Famille Kabemba,
Famille Buka,
Famille Bopomi,
Famille Tshiunza,
Famille Kayembe,
Famille Mukala,
Famille Lukaba,
Famille Azamba,
Famille Mbegza,
Famille Ahombiawe,
Famille Kengembali,
Famille Bomboko,
Famille Zobele,
Famille Kopani,
Famille Matungu,
Famille Kelega,
Famille Ekobi,
Famille Aburu,
Famille Batangezi,
Famille Mbanga,
Famille Wele,
Famille Makambo,
Famille Abia,
Famille Katumbi,
Famille Anzuluni,
Famille Nyamwisi,
Famille Rachidi

http://www.lephareonline.net/familles-prisonniers-politiques-interpellent-cenco/

MEMORANDUM A L’ATTENTION DE MESSEIGNEURS LES EVEQUES DE LA CONFERENCE EPISCOPALE NATIONALE DU CONGO, CENCO: « Où est ton frère? » Genèse 4:9-10

diomi et muyambo 4

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muyambo et katumbi

accusee de reception memo cencoMEMORANDUM A LA CENCO 14.11.180002MEMORANDUM A LA CENCO 14.11.180003MEMORANDUM A LA CENCO 14.11.180004MEMORANDUM A LA CENCO 14.11.180005.jpgMEMORANDUM A LA CENCO 14.11.180006

MEMORANDUM A L’ATTENTION DE
MESSEIGNEURS LES EVEQUES DE LA CONFERENCE EPISCOPALE NATIONALE DU CONGO, CENCO
« Où est ton frère? » Genèse 4:9-10

Depuis la signature l’Accord Global et Inclusif le 31 décembre 2016, les prisonniers politiques de la République Démocratique du Congo demeurent embastillés dans les mouroirs congolais dits « prisons », malgré le chapitre V dudit Accord statue sur la nécessité de leur libération. Certains parmi eux, définis « emblématiques », sont cités nommément en tant que bénéficiaires des mesures de décrispation politique, mais, malgré cela, rien n’est entrepris par l’exécutif congolais – animé essentiellement par la majorité politique signataire de l‘Accord et ses alliés – afin de leur rendre la liberté.

La CENCO, dans son rôle de facilitation de l’Accord de la Saint- Sylvestre, avait pris l’initiative de se porter garante de la libération des prisonniers politiques et du retour des exilés politiques, en demandant à l’opposition et à la société civile, pendant les discussions au Centre Interdiocésain de Kinshasa, d’accepter que ceux-ci soient libérés après la signature de l’Accord, et pas avant, comme ces composantes exigeaient préalablement.

Les familles des prisonniers politiques de la RDC vous demandent, messeigneurs, en tant que frères en Christ: « Ou sont vos frères? »
Deux ans après la signature de l’Accord de la Saint-Sylvestre, M. Kabila a pu profiter du consensus politique dégagé à l’occasion de la signature de l’Accord du 31/12/2016 pour se maintenir au pouvoir hors mandat constitutionnel, sans respecter le cahier de charges exigés par l’opposition politique et la société civile.

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Le Conseil National de Suivi de l’Accord, CNSA en sigle, une Institution d’appui à la Démocratie prévue par l’Accord Global et Inclusif, demeure une coquille vide qui n’a pas d’existence légale et qui est dépourvue de toute considération de la part de l’exécutif en place en ce qui concerne ses rares et timides prises de position, aussi bien par rapport à la libération des prisonniers politiques qu’ à l’évaluation générale du processus électoral.

L’exécutif issu de la signature des « arrangements particuliers » souscrits par une frange de l’opposition, le 27/04/2017 au Palais du Peuple, n’applique pas sa propre agenda qui prévoyait la libération des prisonniers politiques emblématiques une semaine après la signature du protocole établissant le calendrier des étapes d’application de l’Accord de la Saint-Sylvestre.

Les délégations officielles des négociations du Centre Interdiocésain pour le compte de l’ opposition et de la société civile, n’ont pas reconnu la désignation des membres participant à ce gouvernement, mais ces membres dissidents, quant à eux, continuent à ne pas respecter leurs engagements, y compris ceux prévus par leurs propres « arrangements particuliers ».

Comment continuer à se taire, alors que l’opinion publique congolaise est de plus en plus sceptique en ce qui concerne le lancement d’un processus électoral tardif, exclusif et surtout caractérisé par une crispation croissante du climat politique ?

Alors que des candidats à l’élection présidentielle ont été irrégulièrement invalidés par un Commission Électorale Nationale Indépendante, (CENI), et une Cour Constitutionnelle manifestement partisanes, les prisonniers politique emblématiques comme M. Eugène Diomi Ndongala (Président National de la Démocratie Chrétienne) et M. Jean-Claude Muyambo (Président National de la SCODE) croupissent toujours en prison; M. Moise Katumbi est empêché de rentrer en RDC pour présenter sa candidature à l’élection présidentielle et des nombreux autres dissidents politiques se sont ajoutés à la liste des prisonniers politiques qui devaient être libérés à l’issu des travaux d’une fantomatique « commission ad hoc », composée par des magistrats et des représentants de la société civile; une commission qui – comme vous ne pouvez pas l’ ignorer – n’a jamais été mise en place.

Au moment où nous couchons ces lignes, les opposants Gekoko Mulumba et Franc Diongo se sont ajoutés à la liste des prisonniers politiques privés de liberté sur la base de poursuites politiquement motivées; les autres exilés cités dans l’Accord de la Saint-Sylvestre comme M. Anzuluni et M. Mbusa Nyamwisi sont toujours empêchés de rentrer en RDC. A eux s’ajoutent les civils qui devaient être libérés sur la base de l’Amnistie entrée en vigueur en 2014, comme Eric Kikunda et Firmin Yangambi, sans oublier la liste toujours plus longue d’ activistes des mouvement citoyens comme M. Carbone Beni et dernièrement les membres du mouvement citoyens Lucha et Vici et tant d’autres, tous injustement emprisonnés pour avoir voulu
-2-

exercer leur droit à la libres expression politique.

Messeigneurs, « Où sont vos frères? »

Même si la mauvaise fois et la ruse du gouvernement Kabila a caractérisé la mise en application sélective de l’Accord de la Saint-Sylvestre, nous refusons de comptabiliser le maintien en détention des prisonniers politiques dans la catégorie des « ratés » de l’Accord.

Qu’avez-vous fait de votre engagement à vous porter « garants » de la libération au moins de prisonniers politiques emblématiques nommément cités dans l’Accord, ainsi que des exilés politiques, eux aussi cités au chapitre V dédié à la Décrispation politique? Pourquoi la « Commission ad hoc » censée statuer sur les autres cas n’a jamais été mise en place?

Vous ne pouvez ignorer que certains parmi eux sont actuellement hospitalisés à la suite des tortures morales et physiques endurées depuis des années et que chaque jour qui passe risque d’être le dernier, à cause de l’aggravation de leur état général de santé.

Que faites – vous pour assumer votre position de garants de la libération de ces innocents qui ont eu le courage de faire barrage à la pensée unique, au péril de leur vie?

Les familles des prisonniers politiques et des exilés de la RDC refusent de comptabiliser la privation injuste de la liberté de leurs proches dans la rubrique indifférenciée des « ratés » de l’Accord de la Saint-Sylvestre. La mise en place d’un CNSA inutile et passif où bien d’un gouvernement non représentatif peuvent être considérés comme des « ratés » de l’Accord de la Saint-Sylvestre, mais nos pères, frères, fils ne seront jamais des simples chiffres à insérer dans la partie double des actifs et passifs de l’application de l’Accord politique du 31/12/2016, car il s’agit d’hommes et femmes soumis depuis des années à des torture physiques et morales à cause de leur engagement politique.

D’autant plus qu’outre la violation de l’Accord de la Saint-Sylvestre, de la loi de l’amnistie de 2014 et de la Constitution de la République, y a-t-il lieu d’ajouter le refus d’exécuter la décision N° 2465/ 2014 issue de la condamnation de la RDC par le Comité des Droits de l’Homme des Nations Unies de libérer M. Eugène Diomi Ndongala, d’annuler sa condamnation irrégulière et de l’indemniser. La décision dont la RDC a été régulièrement notifiée en 2016, mais deux ans après n’a pas été exécutée en violation de l’art 215 de la Constitution de la RDC.

Messeigneurs, « Où sont vos frères? »

Cette situation injuste et douloureuse persistant, en dépit de multiples appels de la Communauté Internationale, de plusieurs violations par le régime Kabila
des textes juridiques nationaux comme internationaux, nous, le Comité de Familles des Prisonniers et les Exilés Politiques, lançons un appel fort à vous, messeigneurs les évêques de la RDC, pour que vous-vous impliquiez, avec foi et détermination, faisant entendre votre voix afin qu’il soit mis en terme au torpillage de l’Accord politique Global et Inclusif dont vous vous êtes chargé des bons offices.

Il serait inacceptable que la mauvaise fois l’emporte sur les engagements librement souscrits par la majorité au pouvoir; il serait néfaste, pour la République Démocratique du Congo, si la ruse continuait à l’importer sur la parole donnée.

« Priver les gens de leurs droits humains revient à contester leur humanité même » et « la moindre injustice, où qu’elle soit commise, menace l’édifice tout entier », ont un jour respectivement déclaré les plus illustres défenseur des droits de l’homme et prisonnier politique, Nelson Mandela et Martin Luther-King Jr.

Nous sommes persuadés qu’aussi longtemps les prisonniers politiques congolais ne seront pas libérés, il n’y aura aucune garantie d’un aboutissement heureux du processus électoral en RDC.

Il serait souhaitable qu’une structure permanente, au sein de votre sainte organisation qui est la CENCO, soit mise en place pour le suivi soutenu de la question de la décrispation politique, dans son volet consacré à la libération des prisonniers politiques et le retour des exilés (« J’étais en prison et vous m’avez visité » Mt 25.35-36).

En effet, la non présentation de M. Kabila aux prochaines élections risquerait d’apparaître comme une victoire à la Pyrrhus, si les élections seraient renvoyées encore une fois, ou bien elles se tiendraient dans le chaos général découlant de la contestation généralisée, de l’exclusivité et de la répression politique.

Que dire des critiques consécutives à la non application de l’Accord, dans un contexte de possible « caducité » de celui-ci? Il serait très dangereux, pour le futur de la République Démocratique du Congo, si cela devait arriver car la caducité « in fieri » de l’Accord pourrait marquer, après le mois de décembre 2018, le commencement d’une dictature ouvertement assumée, mise en place par la fraude, les manœuvres diaboliques d‘ingénierie constitutionnelle et la négation des liberté fondamentales.

Il est impératif, à ce stade du processus de démocratisation en RDC, que la centaine de prisonniers politiques, selon les statistiques de l’ONU, qui croupissent encore dans les geôles congolaises soient libérée car on ne peut rien construire de solide, valable et positif sur la mauvaise fois, le manque de respect de la parole donnée, bien la ruse et les violations des droits de l’homme.

Il est aberrant que le gouvernement congolais, par le biais de son Ambassadeur à l’Onu, ait déclaré le 13/11/18, devant le Conseil de Sécurité de l’Onu, qu’en RDC il y aurait seulement deux prisonniers politiques ( en se référant aux prisonniers politiques emblématiques Diomi et Muyambo, cités nommément dans l’Accord de la Saint-Sylvestre) et qu’il ne seront pas, selon lui, libérés!

D’ ailleurs, il serait souhaitable qu’à la prochaine Assemblée Générale, qui se réunira dans quelques jours, la CENCO ne se penche pas exclusivement sur l’évaluation du processus électoral, comme il a été annoncé, mais aussi sur la question fondamentale de la libération des prisonniers politiques, conformément à l’Accord de la Saint-Sylvestre, les deux sujets étant strictement liés, dans la perspective d’ un processus électoral inclusif, crédible et apaisé.

Pour la dernière fois, messeigneurs, nous vous posons la question lancinante:

« Où sont vos frères? »
et
« Souvenez-vous des prisonniers, comme si vous étiez aussi prisonniers; de ceux qui sont maltraités, comme étant aussi vous-mêmes dans le même corps »,
Hébreux 13.3

Pour le Comité des familles des prisonniers politiques et les exilés politiques,

Les familles des prisonniers politiques,

Famille Diomi Ndongala,
Famille Muyambo,
Famille Yangambi,
Famille Kikunda,
Famille Mulumba,
Famille Beni,
Famille Tsiani Malembe,
Famille Sengha,
Famille Banré,
Famille Bakajika,
Famille Meta,
Famille Kayembe,
Famille Mbaya,
Famille Mwamba,
Famille Lokwa,
Famille Kabala,
Famille Ndembu,
Famille Opele,
Famille Makonzo,
Famille Kalamba,
Famille Mbuyi,
Famille Kabemba,
Famille Buka,
Famille Bopomi,
Famille Tshiunza,
Famille Kayembe,
Famille Mukala,
Famille Lukaba,
Famille Azamba,
Famille Mbegza,
Famille Ahombiawe,
Famille Kengembali,
Famille Bomboko,
Famille Zobele,
Famille Kopani,
Famille Matungu,
Famille Kelega,
Famille Ekobi,
Famille Aburu,
Famille Batangezi,
Famille Mbanga,
Famille Wele,
Famille Makambo,
Famille Abia,
Famille Katumbi,
Famille Anzuluni,
Famille Nyamwisi,
Famille Rachidi

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INTERVENTION DE Me JOSEPHINE MBELA DE L’ACAJ, AU CONSEIL DE SECURITE DE L’ONU: « En RDC, il y a 51 prisonniers politiques qui ne sont pas libérés  – Eugène Diomi Ndongala, Jean-Claude Muyambo et Gekoko Mulumba – et 28 jeunes des mouvements citoyens dont Carbone Beni et Gloria Sengha, toujours en détention » / VIDEO

« En RDC, il y a 51 prisonniers politiques qui ne sont pas libérés  – Eugène Diomi Ndongala, Jean-Claude Muyambo et Gekoko Mulumba – et 28 jeunes des mouvements citoyens dont Carbone Beni et Gloria Sengha, toujours en détention »

Me Josephine mbela, Acaj, Réunion du CSNU sur la République Démocratique du Congo, 14/11/2018 – ( 8397ème meeting).

Mgr Fridolin Ambongo :  » Les cas des prisonniers politiques emblématiques Diomi Ndongala et  Me Muyambo, traités par l’Accord de la St. Sylvestre n’ont pas été résolus  » / MEDIACONGO.NET

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Fridolin Ambongo

Depuis le 1er novembre, la puissante Église catholique congolaise a une nouvelle figure de proue. C’est Fridolin Ambongo, 58 ans, qui succède à Laurent Monsengwo, 79 ans, à la tête de l’archidiocèse de Kinshasa.

Que pense-t-il de la machine à voter que le pouvoir veut imposer le 23 décembre prochain ? Est-il aussi critique que son prédécesseur à l’égard du régime de Joseph Kabila ? En ligne du Vatican, le nouvel archevêque de Kinshasa répond aux questions de Christophe Boisbouvier.

RFI : Votre élévation au rang d’archevêque tombe juste avant les élections du 23 décembre. Quelle est votre priorité dans les semaines à venir ?

Fridolin Ambongo Il ne faudrait pas que le processus électoral et les divisions politiques puissent diviser le peuple de Dieu qui est dans l’archidiocèse de Kinshasa.

Le 8 août 2018, le président Joseph Kabila a renoncé à briguer un troisième mandat. Y êtes-vous pour quelque chose ?

Dans la mesure où cette décision du président Joseph Kabila obéit aux dispositions de la Constitution et à l’Accord de la Saint-Sylvestre, nous pouvons dire que, pour le travail que nous avions abattu comme médiation, je crois qu’on peut dire oui.

Vous avez joué un rôle…

Oui.

Les marches catholiques du 31 décembre 2017 et du 21 janvier 2018 ont été brutalement réprimées. Il y a eu des morts. Sont-ils morts pour rien ?

Je crois qu’ils ne sont pas morts pour rien. Et à cause de leur sacrifice, la situation a évolué dans la bonne direction.

Dans l’Accord de la Saint-Sylvestre 2016, dont vous êtes l’un des maîtres d’œuvre, étaient prévues de nombreuses mesures de décrispation de l’espace politique. Où en est-on aujourd’hui ?

Effectivement, il y a eu beaucoup de ratés dans la mise en application de l’Accord de la Saint-Sylvestre, notamment sur le retour des exilés. Mais nous constatons que, sur ce plan-là, il y a eu plutôt une sorte de crispation au lieu de la décrispation qui était attendue.

Vous pensez à Moïse Katumbi ?

Nous pensons à Moïse Katumbi, la manière dont le dossier de Jean-Pierre Bemba a été traité et d’autres qui ont été exclus de la course comme [Adolphe] Muzito et tant d’autres.

Jean-Pierre Bemba a tout de même été condamné pour subornation de témoins. Du coup, sa candidature n’a pas été validée par les autorités congolaises…

A ma connaissance, jusqu’à maintenant, Jean-Pierre a été condamné en première instance pour subornation. Il a fait appel et jusque-là, ce dossier n’est pas encore clôturé. Les juges en appel ne se sont pas encore prononcés et ce qui me surprend, c’est qu’au niveau du pays, ce dossier est considéré comme une condamnation définitive. Donc là, je n’arrive pas à comprendre la motivation réelle de la Cour suprême.

Vous pensez que c’est une décision injuste ?

Je crois que c’est une décision politique. Oui.

Le 10 septembre dernier, la Conférence épiscopale nationale du Congo (Cenco) a écrit une lettre à la Communauté de développement d’Afrique australe (SADC) pour manifester ses inquiétudes. De quoi s’agit-il ?

C’est parce que la question de la machine à voter est une question qui risque ou bien de bloquer la tenue de ces élections, ou bien on tient les élections, mais le résultat ne sera pas accepté par les autres. Et notre intervention auprès de la SADC, tout comme nous le faisons auprès de la classe politique du Congo, c’est que cette question de la machine à voter soit traitée par la tripartite -la majorité, l’opposition, la Céni [Commission électorale nationale indépendante]-, pour qu’on puisse trouver un consensus, mais que ça ne devienne pas un obstacle pour la tenue des élections.

La Céni a prévu un temps de passage d’une minute par électeur devant cette machine à voter. Est-ce que c’est crédible ou pas ?

Pour nous, c’est très difficile à croire. Tous ceux qui ont eu affaire avec cette machine estiment qu’une minute, c’est trop peu. D’autant plus qu’il s’agit de trois élections couplées. Mais nous constatons que les uns et les autres s’obstinent dans leur position. Cela n’évolue pas, malheureusement.

Et quand vous dites que « les uns et les autres s’obstinent », c’est-à-dire que le pouvoir veut maintenir la machine à voter alors que l’opposition menace de boycotter ?

C’est tout à fait ça. Oui.

Et alors votre position à vous. Faut-il envisager un système hybride : moitié machine à voter, moitié bulletin papier ?

Mais s’il y avait vraiment de la bonne volonté de la part de la classe politique au Congo, je crois qu’on aurait déjà trouvé une solution intermédiaire. Par l’exemple, pour l’élection présidentielle où il n’y a pas trop de candidats, on pourrait utiliser le papier. Et pour les autres élections, on pourrait utiliser la machine parce que là, il y a trop de candidats. Cela pourrait être une solution intermédiaire. Mais il faut encore qu’il y ait la volonté politique, avec l’intention de trouver un compromis.

Dans le fichier électoral, 6 millions d’électeurs sont enregistrés sans empreinte digitale. Est-ce que cela vous inquiète ?

Cela nous inquiète. 6 millions, si vous prenez rien que ça, ça peut changer les résultats des élections. Tout ça doit être clarifié avant la tenue des élections pour créer un climat de confiance.

Y a-t-il dans les prisons congolaises des cas emblématiques ?

Par rapport au dialogue et à l’Accord de la Saint-Sylvestre, il y a toujours le cas de Diomi Ndongala.

Le patron de la Démocratie chrétienne…

Oui, le patron. Il y a Diomi Ndongala, il y a maître Muyambo qui sont encore en prison jusqu’à maintenant. Ce sont des cas qui ont été pris en compte. On en avait parlé pendant le dialogue de la Cenco.

De 2016…

De 2016. Il n’y a rien qui est fait de ce côté-là, tout comme vis-à-vis de ceux qui sont en exil.

Il y a quelques mois, votre prédécesseur Laurent Monsengwo a eu cette phrase : « Il faut que les médiocres dégagent ». Etes-vous d’accord ?

Je comprends ce que le cardinal Laurent avait voulu dire. Sans peut-être revenir sur cette expression, la réalité fait que le peuple congolais a besoin d’une nouvelle place politique qui lui ouvre de nouveaux horizons.

Et vous-même allez vous garder votre fameux franc-parler ?

Je ne sais même pas si j’ai un franc-parler, mais je ne crois que mon arrivée à Kinshasa va changer ma nature.


RFI / MCP, via mediacongo.ne

SUIVEZ LA REACTION DU COMITE DES FAMILLES DES PRISONNIERS POLITIQUES DE LA RDC A PROPOS DE L’ INOPPORTUNITE DE LA LEVEE DES SANCTIONS CONTRE CERTAINES PERSONNALITES DE LA RDC ACCUSEES DE VIOLATIONS DES DROITS DE L’ HOMME ET ENTRAVE AU PROCESSUS DE DEMOCRATISATION – SUR TV5 MONDE – JOURNAL TV5 MONDE AFRIQUE DU 24/10/2018/VIDEO

TV5 MONDE INFO

SUIVEZ LA REACTION DU COMITE DES FAMILLES DES PRISONNIERS POLITIQUES DE LA RDC A PROPOS DE L’ INOPPORTUNITE DE LA LEVEE DES SANCTIONS CONTRE CERTAINES PERSONNALITES DE LA RDC ACCUSEES DE VIOLATIONS DES DROITS DE L’ HOMME ET ENTRAVE AU PROCESSUS DE DEMOCRATISATION – SUR TV5 MONDE – JOURNAL TV5 MONDE AFRIQUE DU 24/10/2018

 

 

 

CAS DU PRISONNIER POLITIQUE EUGENE DIOMI NDONGALA:  » Selon la résolution adoptée par l’Union Interparlementaire (UIP) à Genève le 18/10/2018, il apparaît que l’Hon Diomi a été victime d’arrestation et détention arbitraire, tortures et mauvais traitements, menace et actes d’intimidation, non respect d’une procédure équitable au stade de l’enquête, non respect des garanties au stade du procès, absence de droit de recours et révocation abusive du mandat parlementaire… » / LE POTENTIEL

LE POTENTIEL 221018 3


L’INTÉGRALITÉ DE LA RÉSOLUTION DE L’UNION INTERPARLEMENTAIRE SUR LE CAS DE VIOLATION DE DROITS DU PARLEMENTAIRE EUGENE DIOMI NDONGALA (COD 71), ADOPTEE LE 18/10/2018 A GENEVE,  DISPONIBLE AU LIEN QUI SUIT:

139ème ASSEMBLEE DE L’UNION INTERPARLEMENTAIRE (UIP)- CAS DU DEPUTE EUGENE DIOMI NDONGALA: « L’Union de tous les parlements du monde appelle les parlements Membres de l’UIP, y compris les parlements membres du Groupe géopolitique africain, et les assemblées et associations parlementaires ayant le statut d’observateur permanent auprès de l’UIP actives dans la région, à entreprendre des démarches utiles pour contribuer à la libération de M. Diomi Ndongala »
https://democratiechretienne.org/2018/10/19/139eme-assemblee-de-lunion-interparlementaire-uip-cas-du-depute-eugene-diomi-ndongala/

Droits de l’homme : les parents des détenus politiques offusqués par l’attitude du gouvernement R.D.Congolais/ COURRIER DE KINSHASA

COURRIER DE KINSHASA 131018.png

COURRIER DE KINSHASA 1 131018

Le Comité des familles des prisonniers politiques (CFPP) se dit choqué d’entendre que le pouvoir de Kinshasa sollicite, pour l’honneur et la dignité, l’abandon des sanctions imposées à certains de ses dignitaires par l’Union européenne (UE) et les États-Unis, alors qu’il est lui-même incapable de respecter les mêmes droits sur son territoire national.

 

A travers un communiqué du 11 octobre, le CFPP s’est dit indigné des propos du porte-parole du gouvernement et ministre chargé de la Communication, Lambert Mende, tenus sur les ondes de « Radio France internationale » (RFI), se plaignant des sanctions de l’UE et des États-Unis contre certains dignitaires congolais. Ce comité se dit plus scandalisé par ce qu’il qualifia de « justification pseudo-juridique et pseudo-éthique » qui motiverait cette demande du ministre congolais, lui aussi frappé par ces sanctions.

Le CFPP-RDC rappelle que Lambert Mende était « devenu célèbre pour les attaques injurieuses contre les prisonniers politiques de la RDC ». Cette structure a également signifié qu’il y a quelques mois, un autre membre du gouvernement congolais, le ministre de la Justice, « s’était distingué par des invectives publiques inutilement injurieuses, aussi bien contre les prisonniers politiques que contre les journalistes présents à sa propre conférence de presse ». Ces injures, a souligné le CFPP-RDC, ont justifié un blocus de la presse à son encontre – qui court toujours – ainsi qu’une protestation formelle du directeur du Bureau conjoint des Nations unies aux droits de l’homme. Aujourd’hui, le CFPP dit assister à un revirement de la situation, lorsque ceux qui se plaisent dans leur rôle de bourreau se plaignent aujourd’hui, parce que victimisés quelque part.

La structure poursuit que le ministre Lambert Mende, qui faisait allusion aux sanctions de l’UE et des Etats-Unis dont il sollicitait l’abandon, a déclaré, le 11 octobre, sur les antennes de RFI : « Nous nous estimons victimes d’une forfaiture de la part du Conseil européen. Il est évident qu’il porte préjudice à tous ceux qui sont cités là-dessus. Il ne s’agit pas seulement du candidat du Front commun pour le Congo (FCC), nous sommes des pères de famille… ».

 » Eugène Diomi Ndongala également père de famille »

Le CFPP-RDC s’étonne que le ministre de la Communication, qui parlait au nom du candidat du FCC à la présidentielle, Emmanuel Shadary Ramazani, également frappé par les sanctions énoncées, recourt à la notion du respect de sa « réputation » « alors qu’aussi bien lui que d’autres membres de son gouvernement ne prêtent aucune considération à ladite notion, en ce qui concerne les prisonniers politiques congolais, appelés par tous les noms d’oiseaux pour les dénigrer et essayer de faire oublier à l’opinion aussi bien nationale qu’ internationale, les montages politico-judiciaires dont ils sont victimes ». Le comité fait remarquer que lorsque le porte-parole du gouvernement rappelle que les personnes sanctionnées sont « des pères de famille », il oublie que Eugène Diomi Ndongala, Jean-Claude Muyambo, Franck Diongo ou Gecoco Mulumba sont, eux-aussi, des pères de famille, injustement poursuivis sur la base de montages politiquement motivés.

De quel droit le ministre de la Communication souhaite-t-il que l’Union européenne s’appesantisse sur le côté « pater familias », alors que lui-même et ses compagnons sanctionnés continuent de détenir illégalement Eugène Diomi Ndongala, blanchi de toute accusation par le Tribunal des droits de l’homme des Nations unies, par le jugement n° 2465/2014 qui ordonne à l’Etat congolais de le libérer et de l’indemniser, depuis octobre 2016 ? s’interroge le CFPP. 

Appelant le gouvernement congolais à suivre l’exemple d’autres gouvernements africains qui viennent de libérer massivement leurs prisonniers politiques ces derniers mois dont ceux du Rwanda, du Sud-Soudan, de la Côte d’Ivoire, de la Guinée, etc., le CFPP note qu’on ne peut revendiquer la protection du droit en sa faveur, alors qu’on la refuse aux victimes de l’intolérance politique. « Comment revendiquer à l’étranger, la protection des procédures du droit et les droits de l’homme pour soi et ses complices, alors que dans son propre pays le droit n’existe plus et les droits de l’homme de millions de Congolais sont chaque jour violés ? », se demandent les familles des prisonniers politiques.

 

TABLEAU SYNOPTIQUE DES DETENUS POLITIQUES ET D’OPINION A KINSHASA AU CONGO (RDC) / CODHO

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CODHO
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EN REPUBLIQUE FRANCAISE

COMMUNIQUE DU COMITE DES FAMILLES DES PRISONNIERS POLITIQUES (CFPP-RDC) SUR LES DECLARATIONS DE M. MENDE DE CE JEUDI 11 OCTOBRE 2018, SUR RFI, A PROPOS DES SANCTIONS UE FRAPPANT LES DIGNITAIRES KABILISTES POUR VIOLATION DES DH. LE CFPP-RDC RAPPELLE: « Les prisonniers politiques congolais aussi sont des pères de famille ! »

 

 

RESPECTEZ NOS MEMBRES DE FAMILLE INJUSTEMENT EMPRISONNES - RESPECTEZ L'ACCORD DE LA SAINT SYLVESTRELe Comité des Familles des Prisonniers Politiques de la RDC, CFPP-RDC en sigle, a suivi avec indignation les propos débités par M. Lambert Mende, Ministre de l’Information et Presse ainsi que Porte-parole du gouvernement de la République Démocratique du Congo, sur Radio France Internationale, ce 11 octobre 2018, se plaignant des sanctions que l’Union Européenne et, pour certains dignitaires du régime Kabila, aussi les Etats-Unis, ont adoptées contre des acteur politiques, des fonctionnaires et des hauts gradés de l’armée, dont M. Lambert Mende lui-même.

Ce qui a le plus scandalisé les familles des prisonniers politiques de la RDC est la justification pseudo-juridique et «PSEUDO ETHIQUE »  qui argument cette demande.

M. Mende, devenu célèbre pour les attaques injurieux contre les prisonniers politiques de la RDC, a déclaré ceci, ce 11 octobre 2018 aux antennes de Radio France Internationale:

« Nous nous estimons victimes d’une forfaiture de la part du conseil européen. Il est évident qu’il porte préjudice à tout ceux qui sont cités là dessus. Il ne s’agit pas seulement du candidat pour le front commun pour le Congo, nous sommes des pères de famille… ».

mende 111018Il sied de souligner qu’il a quelques mois, un autre membre du gouvernement, le Ministre la la Justice congolais, s’était distingué par des invectives publiques inutilement injurieuses, aussi bien contre les prisonniers politiques que contre les journalistes présents à sa propre conférence de presse.

Ces injures ont justifié un blocus de la presse à son encontre – qui court toujours – ainsi qu’ une protestation formelle du Directeur du Bureau Conjoint des Droits de l’Homme de la Monusco.

Aujourd’hui, nous avons assisté à un revirement spectaculaire de M. Mende, parlant aussi au nom de M. Ramazani Shadari, candidat à l’élection présidentielle désigné par M. Joseph Kabila, malgré les sanctions de l’Union Européenne qui pèsent sur sa personne à cause de son implication dans les massacres de civils dans la région du Kasai. Ces sanctions, ignorées et banalisées hier, sont devenues aujourd’hui trop lourdes à supporter.

Un proverbe africain dit ceci «  Quand on se noie, on s’accroche à tout, même à un  serpent. ».

M. Mende recourt  à la notion de  respect de sa « réputation » alors qu’ aussi bien lui que d’autres membres de son gouvernement ne prêtent aucune considération à la notion de « respect » en ce qui concerne les prisonniers politiques congolais, appelés par tous les noms d’oiseaux pour les dénigrer et essayer de faire oublier, à l’opinion  aussi bien nationale qu’ internationale, les montages politico-judiciaires dont-ils sont victimes.

Quand M. Mende, sur RFI, rappelle que les faucons du régime Kabila sont « des pères de famille », il oublie qu’aussi bien Eugène Diomi Ndongala, que Jean-Claude Muyambo, Franck Diongo ou Gecoco Mulumba sont, eux-aussi, des pères de famille, injustement poursuivis sur la base de montages politiquement motivés.

Quand M. Mende ou bien M. Tambwe Mwamba traitent les prisonniers politiques d’escrocs, violeurs ou voleurs, tout en admettant, hors micros, qu’il sont victimes de accusations fantaisistes visant leur neutralisation politique, M. Mende a-t-il jamais réfléchi aux souffrances totalement injustifiée infligées pas seulement aux opposants embastillés mais aussi à leurs familles, leurs femmes, leurs enfants qui souffrent depuis des années à cause d‘un déni de justice systématique?

De quel droit M. Mende souhait-il que l’Union Européenne s’appesantisse sur le coté « pater familias » des tortionnaires du peuple congolais, alors que lui-même et ses compagnons sanctionnés continuent à détenir illégalement Eugène Diomi Ndongala, blanchi de toute accusation par le Tribunal des Droits de l’Homme des Nations Unies (CDH-ONU), par le jugement N° 2465/2014, qui ordonne à l’Etat congolais de le libérer et de l’indemniser depuis octobre 2016 ? Est-ce que Diomi Ndongala n’a-t-il pas de famille et son honneur à défendre?
Est-ce Jean Claude Muyambo n’est-il pas cité, comme Eugène Diomi Ndongala, parmi les prisonniers politiques emblématiques que M. Mende et M. Tambwe Mwamba avaient accepté de libérer, consécutivement à la signature de l’Accord de la Saint Sylvestre?

Qui à déshonoré sa signature apposée sur cet Accord politique, le torpillant et oubliant la décrispation politique, alors que c’est l’Accord de la Saint-Sylvestre  qui légitime l’exécutif dont M. Mende est le Porte-parole?

Et M. Franc Diongo, ainsi que M. Gecoco Lumumba, n’ont il pas de familles qui méritent du respect comme celles des dignitaires sanctionnés par la communauté internationale pour entrave au processus de démocratisation et atteintes aux droits de l’homme?

Que dire de la jeune fille de Firmin Yangambi, qui connaît à peine son père après que celui-ci est injustement emprisonnés depuis 10 ans ?

Que dire de l’enfant du prisonnier politique Eugène Diomi Ndongala qui ne voit plus sont père de l’âge de 3 ans, alors que celui-ci est emprisonné sur la base d’ un procès nul en droit, même pour l’état congolais et pas seulement pour le droit international ?

Est-ce la famille de Moise Katumbi, Anzuluni, Nyamwisi n’ont-elle pas droit à voir leurs proches  à l’instar de la famille  de M. Lambert Mende?

Que dire du jeune Carbone Beni, devenu père en prison, pour avoir exercer, comme les autres prisonniers politiques, son droit à la libre expression?

Quand l’Union Européenne est intervenue officiellement et par écrit, pour demander l’évacuation du prisonnier politique Eugène Diomi Ndongala, gravement malade, M. Mende, malgré, les sanctions dont il était frappé, a été quand même autorisé, pour des raisons humanitaires, à rendre visite en Europe à un membre de sa famille malade; mais M. Mende et son gouvernement ne se sont pas appesantis une minute sur les cas des prisonniers politiques malades et torturés, certains hospitalisés depuis deux ans (Diomi) et d’autres menacés par des graves séquelles consécutives au déni total de soins (Muyambo et Mulumba) !!!

Il est temps que les membres du gouvernement de M. Kabila comprennent, à l’instar des autres   gouvernements africains qui viennent de libérer massivement leurs prisonniers politiques ces derniers mois ( le Rwanda, le sud Soudan, la Côte d’Ivoire, la Guinée, etc) , qu’ on ne peut revendiquer la protection du droit en sa faveur, alors qu’on refuse la même protection aux victimes de l’intolérance politique.

Que M. Mende réfléchisse sur la souffrance qu’il a imposé injustement aux membres des familles des prisonniers politiques, par des procès kafkaïens, des montages ignobles ainsi qu’ aux tortures physiques et morales infligées à leurs êtres chers.

Comment revendiquer à l’étranger, la protection des procédures du droit et les droits de l’homme pour soi et ses complices, alors que dans son propre pays le droit n’existe plus et les droits de l’homme de millions de congolais sont chaque jour violés ?

Le comité des familles des prisonniers politiques invite les personnalités sanctionnées par l’Union Européenne, à méditer sur  ce verset de l’évangile:
« Avant de condamner la paille dans œil de ton prochain, reconnaît la poutre dans le tien ».

Liberté pour les prisonniers politiques de la RDC!

Fait à Kinshasa, le 11/10/2018,

Pour le Comité des Famille des prisonniers politiques de la RDC,

FAMILLE DIOMI,
FAMILLE MUYAMBO
FAMILLE KIKUNDA,
FAMILLE YANGAMBI,
FAMILLE SAMBA,
FAMILLE KAZAMBA,
FAMILLE KULE
FAMILLE GEREMBAYA,
FAMILLE RAMAZANI,
FAMILLE GUNDE,
FAMILLE BGEBAZA,
FAMILLE AHOMBIAWE,
FAMILLE BUGA LONDE, 
FAMILLE BOMBOKO,
FAMILLE GINALI,
FAMILLE KAWAYA,
FAMILLE KOPANI,
FAMILLE MATUNGU,
FAMILLE KELEGA,
FAMILLE IKONZONI,
FAMILLE BAYADA,
FAMILLE AGBIA,
FAMILLE EWATA,
FAMILLE POPIKE BATA,
FAMILLE BAPELA,
FAMILLE BITUMBA,
FAMILLE MAKAMBO,
FAMILLE MVUMBI,
FAMILLE CHALWE,
FAMILLE KABAMBA KALONGO,
FAMILLE NDOL TSHAMUNDJ,
FAMILLE MWASHILA,
FAMILLE NTAMBWE,
FAMILLE DELLA,
FAMILLE KIBINGA MUTEBA,
FAMILLE MUTETU

 

http://cfpp-rdc.com

Processus électoral vicié et crispé en RDC: quelles responsabilités pour la communauté internationale?

Le processus électoral en RDC continue à susciter des interrogations aussi bien sur le plan national qu’international. Alors qu’au niveau interne, on assiste à des nouvelles dynamiques, nos organisations ont le sentiment que sur le plan externe, on assiste à une certaine démission des acteurs qui ne veulent pas « avoir des problèmes » avec le gouvernement congolais et préfèrent la « normalisation » avec Kinshasa. L’annulation de la rencontre de haut niveau sur la RDC prévue lors de l’ouverture de l’Assemblée Générale des Nations Unies en constitue la dernière illustration.

C’est pourquoi nos organisations et l’ensemble du peuple congolais s’interrogent sur le rôle et les responsabilités de la Communauté internationale sur l’avenir du processus électoral et les lourdes conséquences que cela pourraient avoir sur le pays et la sous-région.

Nous avons le sentiment qu’au lieu d’essayer de prévenir le chaos qui s’annonce en exigeant des autorités le respect strict des résolutions du Conseil de sécurité et de l’Accord de Saint Sylvestre [ la libération des prisonniers politiques dont les emblématiques sont cités nommément dans l’Accord], l’ONU et en particulier la Monusco avec sa représentante en RDC préfère au nom du « respect de la souveraineté », laisser les choses suivre son cours car le pouvoir congolais ne veut pas d’ingérence. Madame la représentante préférant préparer la Monusco à accompagner le régime dans l’après élection.

Aujourd’hui, devant la grande misère de notre peuple, les nombreuses victimes tant civiles que militaires à l’Est et les multiples arrestations dont nos militants sont victimes, seules des élections libres, transparentes, crédibles et inclusives vont permettre au pays de retrouver les conditions d’une vraie stabilité.

Or les informations en notre possession et nos dix critères pour une consultation démocratique montrent clairement que le processus en cours est tout sauf libre et transparent.

Le climat politique est toujours crispé et la répression politique continue à se manifester par trois phénomènes analogues: le maintien en détention des prisonniers politiques, l’invalidation des candidats de l’opposition et les arrestation systématiques des jeunes des mouvements citoyens.

repression polititique csnuDès lors il est essentiel que les partenaires du Congo malgré leurs intérêts se posent une et une seule question : De quel côté veulent-ils être ? Avec le peuple congolais qui n’oubliera jamais ceux qui vont se tenir à ses côtés pour lui permettre de faire un choix libre et de faire respecter ses lois, ou bien du côté d’un pouvoir devenu autocratique et défiant son propre peuple dans un schéma, on ne peut plus catastrophique pour l’ensemble de la sous-région ? Il faut juste se rappeler que le peuple congolais a développé une forte résilience et qu’un jour il se lèvera pour reconquérir sa liberté.

Dans tout le pays nous entendons, nos organisations entendent des cris de souffrance mêlés à l’espoir de pouvoir enfin pacifiquement se choisir ses propres dirigeants, or si cet espoir devrait se transformer en désespoir dans le cadre d’un processus électoral non transparent, crédible et inclusif, le risque est grand de voir le chaos s’installé.

Le peuple congolais a le sentiment d’avoir été trahi par la Communauté internationale qui lui avait promis des élections libres et transparentes. Il se sent abandonné par la Monusco qui malgré son mandat n’arrive pas à protéger la population et à apporter son appui aux élections. Le peuple congolais ne comprend pas que les crimes des masses, les nombreuses arrestations arbitraires, l’assassinat des deux experts onusiens ne soient restés impunis.

Les chrétiens se posent la question de savoir comment se peut-il que celui-là même qui a été sanctionné par la communauté internationale à cause de la répression de leurs manifestations pacifiques soit accepté comme le prochain partenaire car devenu le dauphin du président Kabila. En effet comment accepté le fait que cette communauté internationale qui a en son temps appuyé les accords de la CENCO à travers les résolutions du Conseil de sécurité et en a fait la seule feuille de route de sortie de crise soit aujourd’hui incapable de le faire respecter et accepte comme un fait établi de coopérer avec ceux qui violent cet accord.

Nos organisations se souviennent des promesses de la communauté internationale lors de la publication du Chronogramme sur l’enrôlement. Elle n’a rien fait malgré le délai non respecté, les conditions anarchiques du déroulement de ce processus, aujourd’hui entaché de plus d’1/4 d’électeurs fictifs et la poursuite de la répression politique ainsi que l’instrumentalisation de la justice à des fins politiques.

Nous nous rappelons des engagements pris lors de la signature de l’Accord traduits par la Résolution 2348 fixant la date des élections au plus tard au 31 décembre 2017 restés là aussi lettre morte,

Nous nous souvenons de l’appel pressant de cette même communauté internationale appelant le peuple congolais à accepter le calendrier publié par la CENI en novembre 2017 alors qu’il violait et l’Accord de la Saint Sylvestre et la résolution du Conseil de sécurité.

Or aujourd’hui le chapitre 5 de l’Accord de la Saint Sylvestre n’est pas appliqué,  le calendrier n’est pas respecté, la machine à voter en train d’être imposée et ce sont les membres de cette communauté internationale qui fabriquent et vendent ces machines…

Nos organisations ont de plus en plus de mal pour convaincre la population que la Communauté internationale se tient à ses côtés….

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C’est pourquoi nous lançons un appel à l’ensemble des partenaires de notre pays de s’engager à côté du peuple, (car cette souveraineté derrière laquelle se cache le pouvoir autocratique du président Kabila n’appartient pas à ce régime mais au peuple congolais.) pour réclamer un processus électoral crédible et transparent.

Nous appelons les Nations Unies à exiger du pouvoir de Kinshasa non seulement le respect du délai de l’Organisation des élections mais aussi la présence des experts internationaux et des observateurs au sein de la CENI pour suivre le processus électoral et ainsi rétablir un peu de confiance à une institution qui a perdu toute sa crédibilité

1. Nous demandons à la MONUSCO de cesser d’être complice d’un pouvoir qui emprisonne ses leaders et son peuple et qui ne respecte pas ses propres lois. Aucun respect de la souveraineté n’autorise cela.

Nous appelons la SADEC à conditionner toute aide logistique à l’organisation des élections par le respect total de l’Accord de la CENCO et par la mise en œuvre des critères que nous avons fixé pour avoir des élections libres et transparentes. La SADEC a pour vocation d’être un espace de liberté, de démocratie et de développement et c’est pour cela que notre pays en est devenu membre. Nous ne voulons plus des régimes autoritaires et qui violent leur propre constitution.

Aujourd’hui le peuple congolais est à la croisée du chemin. Il veut devenir acteur de son destin et espère que la Communauté internationale va l’accompagner pour bâtir une nation libre, prospère, démocratique et développée au cœur du continent et en pleine solidarité avec ses voisins et ses amis. Dans le cas contraire, nos organisations craignent le pire et ont peur de voir le pays replonger dans les années nonante.

Lors de sa dernière visite à Kinshasa, le Conseil de Sécurité a eu l’occasion de rencontrer certains de nos organisations membres ainsi que l’ensemble des forces vives de la Nation.

Nous espérons que suite à cette visite, le Conseil va lancer un appel fort au respect de ses résolutions et de l’Accord de la CENCO.

C’est pour nous la dernière occasion pour le Conseil de donner des signes forts de son engagement en faveur des élections libres, transparentes, crédibles et inclusives. Sinon cette marche des écoliers à Beni risque de se répéter à travers le pays car le peuple commence à s’impatienter. Nous espérons cette fois-ci que le Conseil tiendra ferme face aux manœuvres du pouvoir congolais et n’hésitera pas, s’il le fallait, à prendre des sanctions contre toute personne ou tout groupe qui mettra en danger la paix, la liberté et la crédibilité   du processus électoral.

ELECTIONSRDCongo avec CFPP-RDC.COM

RDC : La visite du Conseil de sécurité de l’Onu offre une occasion d’ouvrir l’espace civique, libérer les prisonniers politiques, en prévision des élections de décembre  

 


Opinion par Stephen Lamony, responsable plaidoyer Afrique à Amnesty International et le Cffp-rdc

 

Le 4 octobre, le Conseil de sécurité des Nations unies se rendra en République démocratique du Congo (RDC). Il s’agira de la 14e mission de visite du Conseil de sécurité en RDC. Sa dernière visite remonte à novembre 2016. Comme il y a deux ans, les débats porteront sur les élections initialement prévues pour décembre 2016, mais qui sont encore en préparation puisqu’elles devraient finalement se tenir en décembre 2018.

À l’époque de sa dernière visite en 2016, l’une des principales préoccupations du Conseil était l’éventualité que le président Joseph Kabila se présente à l’élection présidentielle. Cette candidature aurait été controversée : la Constitution congolaise n’autorise que deux mandats et le dernier mandat de Joseph Kabila aurait dû prendre fin en décembre 2016. Le Conseil n’a plus eu à s’en inquiéter à partir du 8 août 2018, date à laquelle Emmanuel Ramazani Shadary, un ancien ministre de l’Intérieur, a été désigné comme le « dauphin » de Joseph Kabila et candidat à l’élection présidentielle.

Cependant, il reste au Conseil de sécurité toute une liste de questions à aborder, qui vont bien au-delà du problème de la candidature du président Joseph Kabila, désormais résolu. En 2016, le Conseil de sécurité a appelé de ses vœux « la levée des poursuites judiciaires à des fins politiques, la libération des prisonniers politiques, […] l’ouverture de l’espace politique, afin de permettre à ces discussions de se tenir dans des conditions sereines […] un débat politique libre et constructif, où la liberté d’opinion, de réunion, un accès équitable aux médias sont garantis et où la sécurité et la liberté de circulation de tous est assuré ».

De plus, le prisonnier politique Eugène Diomi Ndongala continue à être illégalement détenu, depuis 2016, date de la décision du Tribunal des Droits de l’Homme des Nations Unies qui a demandé, par sa décision 2465/2018, la libération immédiate de Diomi Ndongala ainsi que son indemnisation.

https://democratiechretienne.org/eugene-diomi-ndongala-vs-republique-democratique-du-congo-la-rdc-condamnee-par-lonu-tous-les-documents-officiels-de-la-procedure-juridictionnelle/

Aujourd’hui, il y a autant à dire qu’en 2016 sur les préoccupations en matière de droits humains, si ce n’est plus…

En dépit des messages précédemment adressés aux autorités de la RDC par le Conseil de sécurité, les Congolais ne sont pas en mesure d’exercer librement leurs droits humains afin d’exprimer leur opinion sur les questions relatives aux élections. Depuis 2015, l’opposition et des organisations de la société civile organisent régulièrement des manifestations pour dénoncer ce qu’elles considèrent comme des tactiques visant à retarder les élections. Les manifestations ont été interdites ou brutalement réprimées. Plus de 300 personnes ont été tuées et de nombreuses autres ont été blessées ou arrêtées de manière arbitraire. Des opposants politiques et des défenseurs des droits humains ont été arbitrairement arrêtés et poursuivis pour des motifs politiques. Le 24 septembre, un tribunal a condamné quatre militants en faveur de la démocratie et des droits humains, membres du mouvement de jeunesse Filimbi, à un an de prison pour avoir mobilisé des personnes en vue de participer aux manifestations organisées en décembre dernier dans tout le pays par le Comité laïc de coordination de l’église catholique. Amnesty International a demandé leur libération immédiate. Plusieurs militants ont fui leur foyer, ou même le pays.

La récente décision de Joseph Kabila de ne pas se porter candidat à la présidentielle n’a pas eu d’effet sur l’ouverture de l’espace civique. De nombreux Congolais s’inquiètent toujours de l’invalidation par la Commission électorale de plusieurs candidatures importantes à l’élection présidentielle, de l’utilisation prévue d’un système de vote électronique et de la question de l’inscription sur les listes électorales. Pourtant, leurs tentatives d’exprimer leur mécontentement sont toujours réprimées. Le 3 septembre, lors de rassemblements contre l’utilisation d’un système de vote électronique, au moins 23 manifestants pacifiques ont été blessés, et 89 autres ont été arrêtés dans la capitale, Kinshasa, ainsi que dans les villes de Goma, Lubumbashi, Bukavu, Mbandaka, Mbuji-Mayi et Tshikapa. À Bukavu, des policiers ont agressé sexuellement deux militantes.

Pendant ce temps, le conflit dans l’est de la RDC s’intensifie à nouveau et la situation dans les provinces du Kasaï reste désastreuse. Le rapport d’août du Bureau conjoint des Nations unies aux droits de l’homme montre que dans le Kivu et le Kasaï, les forces de sécurité de la RDC restent les principales responsables d’atteintes aux droits humains.

La répression persistante des droits humains ne présage rien de bon pour les mois qui viennent, jusqu’aux élections de décembre.

Le Conseil de sécurité doit à nouveau demander aux autorités congolaises de lever officiellement toute interdiction de manifestations pacifiques et de mettre fin à la répression contre les réunions de l’opposition et de la société civile. Toutefois, c’est plutôt aux autorités congolaises qu’il revient d’agir pendant cette visite. Elles pourraient en profiter pour faire une déclaration ferme sur leur volonté d’ouvrir l’espace civique avant les scrutins de décembre et de libérer toutes les personnes arbitrairement placées en détention uniquement pour avoir exercé leurs droits humains, ainsi que celles qui ont été arrêtées pour des motifs politiques.

Il reste à voir si les autorités saisiront la chance qui leur est offerte à l’occasion de cette visite.

La Libre Afrique avec CFPP-Rdc.com

Meeting de l’opposition : Moise Katumbi appelle au respect de l’accord de la Saint Sylvestre  et la libération des prisonniers politiques congolais alors que Felix Tshisekedi rend hommage aux otages de M. Kabila, demandant à la foule de les applaudir un à un/ VIDEO CFPP-RDC

CSNU ET PRISONNIERS POLITIQUES


Samedi 29 septembre 2018

Lors du meeting de l’opposition ce samedi 29 septembre 2018 à l’esplanade du boulevard Triomphal, Moïse Katumbi Chapwe a appelé à l’unité de l’opposition ainsi qu’au respect de l’accord de la Saint-Sylvestre.

Pour le président de la plateforme Ensemble pour le changement, la libération du peuple congolais des mains des dirigeants actuels qu’il qualifie « des ennemis du peuple » passe par l’unité de l’opposition.

« Soyons unis et déterminés pour chasser ces gens-là qui sont les ennemis du peuple. Aujourd’hui ils sont en train de voler, rien ne se fait dans notre pays. Regardez la situation dans l’Est de la RDC (…). Mais le plus important, c’est notre détermination puisqu’aujourd’hui nous devrons  libérer notre pays ensemble. L’opposition, nous devons être prudents. Ce que nous sommes en train de faire ici, c’est un serment de l’unité. S’il y a 1, 2 ou 3 opposants qui ne sont pas d’accord et traversent dans l’autre camp, il faut le corriger, puisque ce n’est pas comme ça qu’on doit libérer le pays », a-t-il dit dans son adresse préenregistrée.

Moïse Katumbi Chapwe a également appelé au strict respect de l’accord de la Saint-Sylvestre.

« Il faudra respecter l’accord du 31 décembre puisque si ces parvenus sont au pouvoir aujourd’hui, c’est grâce à cet accord. Il faudra aussi respecter la libération des prisonniers politiques, Franck Diongo, Diomi Ndongala, Muyambo, Gérard Mulumba, entre autres », a-t-il ajouté.

 

Felix Tshisekedi, quant à lui, à saluer le sacrifice héroïque des prisonniers politiques congolais, citant leur noms à la foule et demandant de les applaudir un à un (voir vidéo cfpp-rdc, plus haut).

Actualité cd avec cfpp-rdc