Publicités

L’UIP, Union Interparlementaire, se félicite de la libération de parlementaires de la République démocratique du Congo

L’UIP se félicite de la libération de parlementaires de la République démocratique du Congo

©Diomi Ndongala et Diongo

 

L’UIP se félicite de la libération de Franck Diongo et d’Eugène Diomi Ndongala, ancien parlementaire et parlementaire de la République démocratique du Congo (RDC). Le Comité des droits de l’homme des parlementaires de l’UIP a exercé d’intenses pressions pour défendre leurs droits, depuis 2012 dans le cas de M. Ndongala et depuis 2016 dans celui de M. Diongo.

Dans une vidéo, M. Ndongala a remercié l’UIP et a salué « les efforts constants qu’elle a déployés sans relâche pendant des années pour défendre les droits de l’homme de parlementaires de la République démocratique du Congo, notamment dans mon cas. »

M. Ndongala a été victime de harcèlement politico-judiciaire visant à l’écarter de la vie politique à partir de juin 2012. Il a été arrêté en avril 2013, puis condamné en mars 2014 à dix ans d’emprisonnement pour des accusations de mœurs.

Les Comités des droits de l’homme des parlementaires de l’UIP et de l’ONU ont tous deux conclu que le dossier était éminemment politique, que le procès était entaché d’irrégularités et que les droits fondamentaux de M. Ndongala avaient été violés.

M. Diongo, parlementaire de l’opposition, a été arrêté en décembre 2016 par des militaires de la garde présidentielle. Il aurait été torturé puis jugé de manière expéditive, malgré un état de santé fragile résultant des mauvais traitements subis en détention.

Le Comité des droits de l’homme des parlementaires de l’UIP défend des parlementaires qui font face à des violences, à des mauvais traitements ou qui sont parfois même tués. Seul mécanisme international doté d’un tel mandat, le Comité examine actuellement les cas de plus de 400 parlementaires, dont 36 concernent des parlementaires de la RDC.

https://www.ipu.org/fr/actualites/actualites-en-bref/2019-03/luip-se-felicite-de-la-liberation-de-parlementaires-de-la-republique-democratique-du-congo

LE PRISONNIER POLITIQUE EUGENE DIOMI NDONGALA, LE JOUR DE SA LIBERATION: « LE TEMPS EST ARRIVE DE PANSER NOS BLESSURES, DE REGARDER ENSEMBLE EN DIRECTION D’ UN CONGO NOUVEAU, PLUS HUMAIN, PLUS JUSTE ET ÉQUITABLE »

EUGENE DIOMI NDONGALA ENFIN LIBRE: SON DISCOURS TENU AU SIEGE DE LA DEMOCRATIE CHRETIENNE CE 21/03/2019

IMG-20190321-WA0086.jpg

LE TEMPS EST ARRIVE DE PANSER NOS BLESSURES, DE REGARDER ENSEMBLE EN DIRECTION D’ UN CONGO NOUVEAU, PLUS HUMAIN, PLUS JUSTE ET ÉQUITABLE

Kinshasa, Siège de la Démocratie Chrétienne, 21 mars 2019

Chers compatriotes,

Nous célébrons aujourd’hui une victoire pour la VRAIE justice.
Les insultes, les opprobres, la haine, les conditionnalités honteuses ne touchent pas l’innocent.

Nous avons rêvé d’un Congo-Kinshasa où il n y aurait plus de prisonniers politiques, où les droits civils et politiques des citoyens congolais seraient respectés, pour permettre enfin d’amorcer le vrai développement durable de notre beau pays. Ce rêve doit devenir une réalité.

A travers nos sacrifices, nous avons triomphé dans notre effort pour insuffler l’espoir dans le cœur de nos concitoyens, dont les droits civils et politiques ont été systématiquement bafoués, depuis des décennies.

Plus jamais les congolais ne devront subir ce que j’ ai subi, à cause de mes opinions politiques! Plus jamais la justice de ce pays ne devra être instrumentalisée à des fins politiques !!

Nous tous, ici présents, dédions ce jour à tous les héros, hommes et femmes, connus et inconnus de ce pays qui se sont sacrifiés et qui ont mis en danger leurs vies afin que nous puissions commencer à être, aujourd’hui, libres.

Ce fut le combat de Gaston Diomi Ndongala, contre le colonialisme, d’Etienne Tshisekedi contre les dictatures abrutissantes et c’est aussi mon combat, en toute modestie, pour une démocratie « gouvernante » et non « gouvernée », au Congo-Kinshasa.

Pour ceux qui ont comploté contre moi et qui continuent à débiter leur haine, leur insultes dégradants contre ma personne, je leur pardonne et je demande à Dieu de les pardonner, « car ils ne savent ce qu’ils font ».

Que jamais, au grand jamais, ce beau pays ne subisse encore l’oppression de l’un par l’autre, les lynchages médiatiques contre les adversaires politiques et il ne souffre l’indignité d’être le pays où les droits de l’ homme sont systématiquement bafoués, où les congolais sont torturés et emprisonnés pour avoir osé dire « non » à la tentative d’imposition de la pensée unique et l’instauration d’une dictature.

Mes remerciements vont, en première lieu, à Dieu tout puissant, qui m’a préservé alors que je marchait dans la vallée de la mort.

Mes pensées vont à ma famille, particulièrement à mon épouse Patrizia et mes enfants, mais aussi aux militants de la Démocratie Chrétienne, aux partenaires de la MPP, de l’ UDPS et tous ceux, si nombreux, qui ont fait de ma libération une cause noble et commune qu’il fallait à tout prix défendre car ils ont compris qu’il s’agissait aussi de leur liberté.

Je ne peut oublier le Comité des Droits de l’Homme des Nations Unies, pour m’ avoir rendu justice alors que la justice de la RDC a été manipulée et défaillante;

l’Union Interparlementaire, pour ses efforts constants, inlassables, depuis des années, en faveur de la défense des droits de l’homme des parlementaires congolais et surtout, pour avoir défendu mon cas comme celui « d’ un harcèlement politico judiciaire violent et de longue date, contre un opposant politique ».

Je tiens aussi à remercier la Conférence Épiscopale Nationale du Congo, pour avoir défendu ma cause dans l’Accord politique de la Saint Sylvestre, en tant que prisonnier politique emblématique qui devait être immédiatement libéré. A eux aussi va toute ma reconnaissance.

Je ne peut passer sous silence la mobilisation, sur mon cas, de l’Organisation Mondiale contre la Torture, OMCT, et des tous les défenseurs des droits de l’homme, dont, en tête de liste, l’Association Congolaise pour l’ Accès à la Justice, ACAJ en sigle.

Mes pensées vont à tous les congolais qui m’ont soutenu, par leurs prières, par leur soutien et leur revendication de la vraie justice, celle qui protège l’innocent, celle qui ne détient pas au secret les citoyens congolais dans les cachots insalubres des services de sécurité, celle qui ne les torture pas et n‘organise pas des lynchages médiatiques haineux, ne pose pas des conditionnalités dégradantes à la libération d’un innocent.

Et, dulcis in fundo, ma gratitude va au Président de la République, SEM Félix Tshilombo Tshisekedi, pour avoir osé arracher des geôles et des mouroirs congolais les otages politiques de l’ancien régime, dont je faisait partie !

Votre courage et détermination, Excellence, augurent un avenir meilleur, plus juste, plus équitable et humain pour notre pays, qui permettra d’ écrire votre nom en lettre d’or dans le grand livre de l’ histoire de la République Démocratique du Congo, comme celui d’un vrai réformateur.

Que règne la liberté en RDC !
Que vive la Liberté!
Que vive le Président Félix Tshilombo Tshisekedi, qui a tenu sa promesse d’œuvrer, dès le debout de son mandat, pour une RDC sans prisonniers politiques.

Vérité et Justice pour la R.D. Congo,

Je vous en remercie,

Eugène Diomi Ndongala,
Président National de la Démocratie Chrétienne, DC

 

RDC : AETA et CALCC désapprouvent les restrictions imposées à Diomi par Thambwe Mwamba

Lundi 25 mars 2019 – 17:43
Photo Christine Tshibuyi
Photo Christine Tshibuyi

Agir pour les élections transparentes et apaisées (AETA) et le Conseil d’apostolat des laïcs catholiques du Congo (CALCC) désapprouvent les conditions qui ont été imposées à l’ancien prisonnier Eugène Diomi Ndongala par le ministre de la Justice, Alexis Thambwe Mwamba.

Dans une déclaration conjointe, les deux organisations de la société civile pensent que les différentes conditions du ministre de la Justice à l’encontre d’Eugène Diomi Ndongala, après sa libération de la prison, ne le rend pas libre.

« AETA et CALCC désapprouvent les conditions restrictives imposées par le ministre de la Justice à M. Eugène Diomi, qui sous-entendent qu’il n’est pas du tout libre », peut-on lire dans la déclaration.

L’arrêté du ministre énumère une série de restrictions. Le président du parti Démocratie Chrétienne (DC) ne peut, par exemple, pas « se livrer à des déclarations et activités politiques de nature à troubler l’ordre public et le bon fonctionnement des institutions étatiques ».  Ses mouvements sont également contrôlés. Il ne peut pas sortir du territoire national sans l’autorisation préalable du procureur général près la Cour de cassation. Il ne peut pas non plus se rendre dans un point de sortie du territoire national pendant la durée de l’épreuve. Diomi ne doit pas non plus encourir une peine privative de liberté jusqu’en avril 2023. Enfin, il devra se présenter chaque lundi devant le procureur général près la Cour de cassation.

Par ailleurs, les deux ONG saluent la libération des prisonniers politiques.

« Les deux organisations saluent les avancées marquées par l’actuel pouvoir dans l’effectivité des mesures de cet accord, relatives à la décrispation politique, principalement la libération de Messieurs Franck Diongo, Firmin Yangambi et Eugène Diomi Ndongala qui font partie des cas dits emblématiques dans ledit accord », poursuit la déclaration.

AETA et CALCC se disent également inquiets par le fait que cette mesure n’ait pas été appliquée en faveur des autres citoyens notamment ceux qui étaient condamnés avant 2015. Pour eux, cette grâce présidentielle doit marquer “le changement du système” et “enclencher le processus de la réconciliation des Congolais”.

« AETA et CALCC expriment leur inquiétude que bien d’autres prisonniers qui croupissent dans les geôles n’aient pas été pris en compte par cette grâce présidentielle, notamment les compatriotes emprisonnés avant 2015 », concluent-ils.

Japhet Toko

Libération des prisonniers politiques : le dix jours annoncés par le Félix Tshisekedi expire aujourd’hui: J – 0

Libération des prisonniers politiques : le dix jours annoncés par le Félix Tshisekedi expire aujourd’hui

C’est ce mardi 12 mars qu’expire le dix jours que le Président de la République, Félix Tshisekedi avait annoncé au profit de la libération des prisonniers politiques et d’opinion.

« Dans les dix jours, je vais prendre une mesure de grâce présidentielle au bénéfice des prisonniers politiques ayant été condamnés par des décisions coulées coulée en force de chose jugée. En même temps, je vais instruire le ministre de la Justice de prendre, dans les mêmes délais, toutes les mesures nécessaires, dans les conditions prévues par la loi, pour une libération conditionnelle de toutes les personnes détenues pour les délits d’opinion, notamment dans le cadre des manifestations politiques avant les élections », avait promis le Président Tshisekedi, à l’occasion de la présentation du programme d’urgence de ses 100 jours à la tête du pays

Le lundi 11 mars, le Chef de l’Etat avait reçu dans son bureau de travail, le président du Conseil nationale de suivie de l’accord de la saint sylvestre, Joseph Olengakoy. Au sortir de l’audience, le président du CNSA avait affirmé que la libération des prisonniers politiques aura lieu incessamment.

Parmi les prisonniers politiques figurent notamment Frank Ndiongo, Eugène Diomi Ndongala.

DVT-ACTU24.CD

http://actu24.cd/blog/2019/03/12/liberation-des-prisonniers-politiques-le-dix-jours-annonces-par-le-felix-tshisekedi-expire-aujourdhui/J - 0.png

Grâce présidentielle : J-4, les familles des prisonniers politiques retiennent leur souffle / LE PHARE

Grâce présidentielle : J-4, les familles des prisonniers politiques retiennent leur souffle

Après avoir martelé, dans son discours d’investiture, le 24 janvier 2019, que tous les prisonniers politiques allaient être libérés dans un cours délai, le Chef de l’Etat, Félix Antoine Tshisekedi, l’avait répété devant les Congolais de l’étranger, respectivement le 05 février à Luanda, le 07 février à Nairobi, le 08 février à Brazzaville et le 10 février à la tribune de l’Union Africaine, à Addis-Abeba, lors de la 32me session ordinaire de cette organisation.

            Pas plus tard que le samedi 02 mars, il a réitéré, cette fois, son engagement ferme de matérialiser sa promesse dans un délai de dix jours.

            Selon le compte à rebours auquel se livrent des millions de compatriotes, il reste, au Chef de l’Etat, que quatre jours pour transformer sa parole en acte. Pour l’heure, les familles des prisonniers politiques retiennent leur souffle. Bien que le Président de la République ait clairement précisé les conditions d’éligibilité à sa mesure de grâce ainsi qu’à la libération conditionnelle, le suspense demeure total.

            Beaucoup craignent, au regard des pesanteurs politiques d’une époque encore récente, que ce délai de 10 jours ne se transforme en une attente plus longue que prévue. L’on continue de redouter, en effet, un blocage de la part des dignitaires de l’ancien régime encore aux affaires, qui ne voient certainement pas d’un bon œil la remise en liberté de certaines de leurs victimes, qu’ils pensaient soustraire à jamais de la vie publique.

            On peut rappeler, pour rafraîchir la mémoire de tous, que Félix Tshisekedi a déclaré, lors de la présentation de son programme de 100 jours consacré à la construction et la réhabilitation des infrastructures :

            « Sur le plan politique, pour consolider les acquis de la démocratie dans notre pays, j’ai décidé de faire de la décrispation un objectif majeur pendant les 100 jours. A cet effet, dans les dix jours, je vais prendre une mesure de grâce présidentielle au bénéfice de prisonniers politiques ayant été condamnés par des décisions coulées force de chose jugée. En même temps, je vais instruire le ministre de la Justice de prendre, dans le même délai susdit, toutes les mesures nécessaires, dans les conditions prévues de par loi, pour une libération conditionnelle de toutes les personnes détenues pour les délits d’opinion, notamment dans le cadre des manifestations politiques d’avant les élections ».

            Pour apaiser les esprits, le Chef de l’Etat a intérêt à ne pas soumettre aux prolongations des familles des prisonniers politiques dont les dossiers remplissent les critères de fond et de forme pour leur relaxation. Ce moment historique de la décrispation totale du climat politique est si fiévreusement attendu que la moindre seconde ou minute de « glissement » risque d’être perçue comme un signal négatif.

            Connu comme un homme de parole, dont les premiers pas comme homme d’Etat ont fait grosse impression dans l’opinion tant nationale qu’internationale, Félix Tshisekedi ne va sûrement pas rater l’occasion d’agir dans le sens des attentes des victimes de l’intolérance politique.

                                                                                  Kimp

https://www.lephareonline.net/grace-presidentielle-j-4-les-familles-des-prisonniers-politiques-retiennent-leur-souffle/

[RDC-Décrispation] Félix Tshisekedi promet la libération des prisonniers politiques dans les 10 jours ! /DEPECHE.CD

10 jours

[RDC-Décrispation] Félix Tshisekedi promet la libération des prisonniers politiques dans les 10 jours !

Il y a 1 heure Non  Par LA RÉDACTION

(Kinshasa, le 2 mars 2019)-Dans la présentation de son programme d’urgence dans les 100 premiers jours, le président de la République qui avait promis de faire de la décrispation politique sa priorité, annonce la libération des prisonniers politiques et d’opinions dans les 10 jours qui suivent. Ce délai court jusqu’au 12 mars prochain.

« Dans les 100 jours, je veux  prendre une mesure de grâce pour des prisonniers politiques et d’opinions ayant été condamnés par des décisions coulées en force des choses jugées », a dit Félix Antoine Tshisekedi.

 

 

DÉPÊCHE.CD

Dans son allocution de ce samedi 02 mars 2019 sur la présentation de son programme d’urgence pour les 100 premiers jours, Félix Tshisekedi a annoncé qu’il va gracier les prisonniers politiques.

“Dans les 10 jours, je vais prendre une mesure de grâce présidentielle au bénéfice des prisonniers politiques ayant été condamnés par des décisions coulées en force des choses jugées”, a déclaré Félix Tshisekedi.

Le chef de l’État a également précisé qu’il va instruire le ministre de la justice pour la libération des prisonniers d’opinion.

“En même temps, je vais instruire le ministre de la justice de prendre dans le même délai, toutes les mesures nécessaires dans les conditions prévues par la loi, pour une libération conditionnelle de toutes les personnes détenues pour le délit d’opinion notamment dans le cadre des manifestations politiques avant les élections”, a-t-il conclu.

Jephté Kitsita

7 sur 7 cd

***********************************************

« Pour consolider les acquis de la démocratie dans notre pays, j’ai décidé de faire de la décrispation un objectif majeur pendant les 100 jours. À cet effet, dans les dix jours, je vais prendre une mesure de grâKinshasa, 02/03/2019

« Pour consolider les acquis de la démocratie dans notre pays, j’ai décidé de faire de la décrispation un objectif majeur pendant les 100 jours. À cet effet, dans les dix jours, je vais prendre une mesure de grâce présidentielle au bénéfice des prisonniers politiques… » annonce le Président de la République Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, à l’occasion de la présentation du programme d’urgence « les 100 premiers jours… » ce samedi 02 février à l’échangeur de Limete, dans la commune de Limete à Kinshasa.

https://congoreformes.com/rdc-grace-presidentielle-dans-10-jours-en-faveur-des-prisonniers-programme-durgence-100-jours-du-president-felix-tshisekedi/

***********************************************

PROGRAMME D’URGENCE POUR LES
100 PREMIERS JOURS DU CHEF DE L’ETAT

DOC-20190302-WA0000

RFI: RDC: Félix Tshisekedi annonce la libération des prisonniers politiques/ PODCAST

RDC : Félix Tshisekedi promet la libération prochaine de « tous les prisonniers politiques »/ JEUNE AFRIQUE

….Il a par ailleurs pris une série d’engagements, abordant notamment la question très sensible des prisonniers politiques.

« Dans les jours qui viennent, tous les prisonniers politiques seront libérés », a-t-il affirmé, précisant que le calendrier sera déterminé « selon leurs cas, parce qu’il y a ceux qui vont bénéficier de la grâce présidentielle immédiatement, et d’autres [dont] les procédures peuvent être levées ». Mais quel que soit le délai, « Ce qui est sûr, c’est que tous les prisonniers seront libérés dans les prochains jours », a martelé le président congolais….

https://www.jeuneafrique.com/741859/politique/rdc-felix-tshisekedi-promet-la-liberation-prochaine-de-tous-les-prisonniers-politiques/

Prisonniers politiques : Ensemble pour le Changement attend des “signaux forts” de la part du Président Tshisekedi/ ACTUALITE.CD

UN GESTE FORT ET SIGNIFICATIF EST ATTENDU DE L'ADMINISTRATION FELIX TSHISEKEDI_ 3 LA LIBERATION DES PRISONNIERS POLITIQUES_

Mardi 26 février 2019 – 15:34
Photo droits tiers
Photo ACTUALITE.CD

La plate-forme Ensemble pour le changement de l’opposant Moïse Katumbi a indiqué mardi 26 Février qu’elle attend des signaux forts de la part du nouveau président, Félix Tshisekedi, dont elle ne conteste plus la légitimé.

« (…) Ensemble pour le changement attend-il du Président Tshisekedi des signaux forts notamment la libération des derniers prisonniers politiques dont Franck Diongo, Firmin Yangambi et Diomi Ndongala et favoriser le retour des exilés politiques

et forcés à l’exil dont Moïse Katumbi Chapwe, Jean-Pierre Bemba Gombo et Mbusa Nyamwisi », annonce la plateforme dans une déclaration rendue publique à Kinshasa par son vice – président, Pierre Lumbi.

La plateforme qui soutenait la candidature de Martin Fayulu au sein de la coalition Lamuka a promis de soutenir « toute action et initiative allant dans le sens du bien-être de la population, de la consolidation de la paix, de l’instauration d’un régime véritablement démocratique, de la sécurisation du pays et de la réhabilitation des Institutions républicaines ».

Ceci « dans l’intérêt supérieur de la Nation et pour éviter que le chaos ne perdure », indique la plateforme s’apaisant sur la “gravité de la situation économique, sociale, humanitaire et sécuritaire » du pays.

Christine Tshibuyi

https://actualite.cd/2019/02/26/prisonniers-politiques-ensemble-pour-le-changement-attend-des-signaux-forts-de-la-part

RDC: l’Asadho presse Tshisekedi de faire libérer les détenus politiques / LA LIBRE AFRIQUE-MARIE-FRANCE CROS

LA LIBRE AFRIQUE KATENDE.png

Dans une interview à la radio Top Congo, à Kinshasa, ce mercredi matin, le président de l’Association africaine des droits de l’homme (Asadho) a demandé au président Félix Tshisekedi de faire « rapidement » libérer les prisonniers politiques.

CFPP FELIX

Jean-Claude Katende a fait cette demande alors que les familles des prisonniers politiques s’impatientent de ne pas voir encore réalisée la promesse faite le mois dernier par le nouveau chef de l’Etat, lors de sa prestation de serment du 24 janvier.

« Nous souhaitons que le président de la République prenne des mesures le plus rapidement possible pour que ces compatriotes qui ont beaucoup souffert de l’injustice puissent être libérés ». Que cette promesse n’ait pas encore été mise en œuvre « nous surprend beaucoup », a ajouté Me Katende.

Cette semaine, le député sortant de la Funa (circonscription de Kinshasa) Léon Nembalemba a ainsi réclamé la libération du député  Franck Diongo (Parti Lumumbiste progressiste) pour la Lukunga, une autre circonscription de la capitale. « Cela ne prend que quelques secondes pour une signature de l’ordonnance présidentielle (…) Le président Tshisekedi attend quoi pour le libérer? ».

Franck Diongo avait été condamné en décembre 2016 à cinq ans de prison pour « séquestration » chez lui de trois militaires de la Garde républicaine (garde prétorienne de Joseph Kabila) qui avaient été envoyés l’arrêter.

Il est considéré comme un prisonnier politique, tout comme Eugène Diomi Ndongala, cité nommément dans l’Accord de la Saint-Sylvestre de décembre 2016 comme un des détenus politiques « emblématiques » devant être libérés. Diomi attend toujours, lui aussi, bien qu’ayant été la cheville ouvrière des protestations qui avaient suivi les élections de 2011 (jugées « non crédibles » par les observateurs nationaux et internationaux), protestations visant à faire reconnaître Etienne Tshisekedi, père décédé de l’actuel chef d’Etat, comme le vrai Président élu.

RDC: Eugène Diomi saisit la Cour constitutionnelle

https://afrique.lalibre.be/32674/rdc-lasadho-presse-tshisekedi-de-faire-liberer-les-detenus-politiques/

L’ASADHO demande à Félix Tshisekedi de prendre « rapidement » des « mesures » pour libérer les prisonniers politiques 

CFPP FELIX

Par Chris Elongo 

L’Association Africaine des Droits de l’Homme (ASADHO) demande à Félix Tshisekedi de prendre « rapidement » des mesures pour libérer les prisonniers politiques.

Cette ONG des droits de l’homme s’inquiète du temps que le président de la République prend pour mettre en application ces mesures.

« Cela nous surprend beaucoup et nous pensons que les prisonniers politiques ont déjà assez attendus. Leur demander d’attendre encore, je pense que ce n’est pas une bonne chose », a dit Jean-Claude Katende, sur Top Congo.

Pour le directeur pays de l’ASADHO, le Chef de l’Etat doit prendre rapidement les mesures pour que les prisonniers politiques recouvrent leur liberté.

« Nous souhaitons que le président de la République prenne des mesures le plus rapidement possible pour que ces compatriotes qui ont beaucoup souffert de l’injustice puissent être libérés », a dit Jean Claude », a déclaré Jean-Claude Katende.

Lors de son investiture, Félix Tshisekedi avait promis de recenser les prisonniers politiques afin de leur permettre de recouvrir leur liberté. Une décision que le président de la République tarde à prendre.

 

https://cas-info.ca/2019/02/lasadho-demande-a-felix-tshisekedi-de-prendre-rapidement-des-mesures-pour-liberer-les-prisonniers-politiques/

RDC: retour sur l’annonce de la victoire de Félix Tshisekedi à la présidentielle/ RFI

http://www.rfi.fr/afrique/20190110-direct-rdc-suivez-reactions-election-felix-tshisekedi 78:54 Vital Kamhere 8:45

08h45  du 10/01/2019 : Vital Kamerhe s’est engagé à la réouverture de l’antenne de RFI en RDC, à libération des prisonniers dont Eugène Diomi Ndongala ou encore au retour des exilés dont Moïse Katumbi. Par contre, sur éventuelles poursuites contre Joseph Kabila, il prône la réconciliation.

GRACE PRESIDENTIELLE : Diomi Ndongala, Franck Diongo, F. Yangambi parmi les cas test pour Fatshi / FORUM DES AS

PRISON CENTRALE DE KINSHASA

Dans son discours d’investiture d’hier jeudi 24 janvier au Palais de la Nation, le nouveau Président congolais Félix Tshisekedi a déclaré qu’il instruira le ministre de la Justice pour un recensement des prisonniers politiques et d’opinion encore en détention dans le pays.

En effet, lors de la campagne électorale en novembre 2018 Fatshi, alors le candidat Président de la République avait promis aux Congolais il viderait certains lieux de détention bien ciblés. Notamment ceux dans lesquels croupissent des acteurs politiques, prisonniers d’opinion.
A la lumière de cette promesse électorale, Eugène Diomi Ndongala, Franck Diongo et Firmin Yangambi, pour ne citer que ceux-là, constituent trois cas de conscience pour Fatshi. Ce, en attendant la liste que devra élaborer le ministre de la Justice du nouveau Gouvernement qui n’est pas pour demain, l’action du nouveau chef de l’Etat peut partir du texte de l’Accord de la Saint-Sylvestre qu’il avait signé comme chef de délégation du « Rassemblement ».
Le texte fait clairement allusion à sept cas emblématiques qui étaient retenus notamment Moïse Katumbi Chapwe, Eugène Diomi Ndongala Nzomambu, Jean-Claude Muyambo (qui venait d’être libéré), Prosper Anzuluni, Antipas Mbusa Nyamwisi. Il fallait ajouter à cette liste Firmin Yangambi et le député national Franck Diongo du MLP condamné, fin 2016 à 5 ans de prison ferme comme Diomi Ndongala Nzomambu.

Pour toutes ces libérations, d’aucuns estiment que le successeur de Joseph Kabila a le plein pouvoir d’agir en signant une Ordonnance sans passer par le gouvernement. Au fait, le pouvoir de grâce et celui de décerner des médailles dans les Ordres nationaux sont les deux Ordonnances du Président de la République qui ne requièrent pas le contreseing du gouvernement par le Premier ministre. 

En cette matière, le Président de la République a le droit de grâce. Par conséquent, il peut communier les peines, les réduire ou les remettre. Il est donc fondé constitutionnellement dès lors qu’il est entré en fonction et qu’il a pris possession du Palais de la Nation. D’ores et déjà, il peut signer ces Ordonnances de grâce sans attendre la constitution du gouvernement qui ne va pas les contresigner.

Pour tous ceux qui sont en train de croupir en prison ou ceux qui sont en exil pour des affaires que les Evêques avaient qualifiées de politiquement motivées lors des négociations du Centre-interdiocésain en décembre 2018, ils attendent impatiemment l’heure de la libération ou du retour d’exil. Ces libérations pourraient être perçues comme une mesure phare du nouveau Président de la République.

Forum des as

Les familles de prisonniers politiques en appellent à Félix Tshisekedi / MARIE FRANCE CROS – LA LIBRE AFRIQUE

logoLes familles de prisonniers politiques en appellent à Félix Tshisekedi

Les familles de prisonniers politiques en appellent à Félix Tshisekedi

Le Comité des familles des prisonniers politiques de RDCongo a diffusé mercredi un communiqué appelant Félix Tshisekedi à libérer les prisonniers politiques et particulièrement le détenu « emblématique » Eugène Diomi, qui fut le fer de lance des protestations contre la fraude massive aux élections de 2011.

Ces élections, jugées « non crédibles » par les observateurs, s’étaient terminées par le maintien de Joseph Kabila au pouvoir, au détriment de son rival Etienne Tshisekedi.

Eugène Diomi, qui avait renoncé à présenter sa candidature à la présidentielle afin de rallier la cause de Tshisekedi père, avait été élu député mais ne siégea pas – comme Félix Tshisekedi – pour obéir au mot d’ordre de Tshisekedi père qui réfutait toute crédibilité de cette Assemblée nationale si mal élue.

Demandes de l’Onu et de l’UE ignorées
Eugène Diomi avait été enlevé le 27 juin 2012, jour prévu pour la signature solennelle d’une charte constituant une plateforme réclamant la vérité des urnes, et détenu au secret durant trois mois, tandis que le siège de son parti, Démocratie Chrétienne, était occupé par la police – « et jamais rendu jusqu’au jour d’aujourd’hui », indique son parti. Libéré à la veille du Sommet de la Francophonie à Kinshasa, en octobre 2012, il fut arrêté le 8 avril 2013 sur des accusations de viol et atteinte à la sûreté de l’Etat jugées politiquement motivées. Il avait été condamné à 10 ans de prison lors d’un procès entaché de multiples irrégularités.
Plusieurs de demandes de libération émanant de l’ONU et de l’Union européenne restèrent sans effet, alors que la santé d’Eugène Diomi se dégradait en raison des conditions de détention. Sa libération comme détenu politique « emblématique » avait été inscrite dans l’Accord de la Saint-Sylvestre – qui devait permettre l’organisation des élections retardées par le régime Kabila – mais ne fut pas plus respectée que les autres obligations auxquelles s’étaient engagées les autorités kabilistes en signant ce  texte. La Cour constitutionnelle, réputée acquise à Joseph Kabila, n’a jamais donné suite à la requête de la famille Diomi en vue de faire appliquer une décision du Comité des Droits de l’Homme de l’Onu pour la libération du détenu.
appel a la liberation diomi 2

COMMUNIQUE DU 23/01/2019: APPEL DU COMITE DES FAMILLES DES PRISONNIERS POLITIQUES DE LA RDC AU PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE, SEM FELIX ANTOINE TSHILOMBO TSHISEKEDI, AFIN D’OBTENIR LA LIBERATION DU PRISONNIER POLITIQUE EMBLEMATIQUE EUGENE DIOMI NDONGALA

appel a la liberation diomi 2Le Comité des Familles des Prisonniers Politiques, CFPP_RDC  en sigle, adresse un appel urgent à SEM FELIX ANTOINE TSHILOMBO TSHISEKEDI, Président de la République Démocratique du Congo, afin qu’il concrétise son engagement de campagne électorale concernant la libération des prisonniers politiques et plus particulièrement l’Honorable Eugène Diomi Ndongala, prisonnier politique emblématique selon l’Accord de la Saint Sylvestre.

Il sied de rappeler l’engagement politique d’Eugène Diomi Ndongala pour comprendre l’urgence et la nécessité de sa libération immédiate, le Président National de la Démocratie Chrétienne étant victime d’un harcèlement polico-judiciaire violent et de longue date, à cause de son total dévouement pour la revendication de la victoire électorale de feu Etienne Tshisekedi wa Mulumba.

Voici son histoire:

Le Président National de la Démocratie Chrétienne, l’Honorable Eugène Diomi Ndongala renonça, fin 2010, à présenter sa candidature à l’élection présidentielle en faveur du Président de l’UDPS, M. Etienne Tshisekedi, au soutien duquel il organisa la plateforme électorale nommée « Union Sacrée pour l’Alternance, USA en sigle » .

Élu député national en 2012, décida de boycotter l’Assemblée Nationale à titre de protestation pour le manque de crédibilité des élections présidentielle et législatives de 2011, entachées par des graves irrégularités.

En soutien du président Etienne Tshisekedi, organisa une plateforme de revendication de la vérité des urnes nommée « Majorité Présidentielle Populaire, MPP en sigle ».

 Le jour prévu pour la cérémonie de la signature de la Charte Constitutive de la MPP par plusieurs dizaines de parti politiques et organisations de la société civile, le 27 juin 2012, il fut enlevé et détenu au secret, dans des très pénibles conditions, pendant trois mois. Au même moment, le siège de la Démocratie Chrétienne fut occupé par la police et jamais rendu, jusqu’ au jour d’ hui. Libéré à la suite des fortes pressions exercées surtout par le président François Hollande, à la veille du sommet de la francophonie qui se déroula à Kinshasa en octobre 2012, Eugène Diomi Ndongala n’a jamais renoncé à exercer des activités politiques en tant que leader de l’opposition otage du système Kabiliste, à cause de ses opinions politiques ancrées sur la défense des principes démocratiques et de l’état de droit.

Il fut encore enlevé la nuit du 8 avril 2013 et, par la suite, inculpé d’ accusations fantaisistes de mœurs et d’atteinte à la sécurité de l’état, les deux imaginaires et montées de toutes pièces.

 Condamné à 10 ans de prison, sans droit de recours ni d’appel, au cours d’un procès  bidon, sans preuves, sans aucun respect des droits de la défense, sans plaidoiries des avocats, bref, par un procès politique téléguidé et tenu nuitamment à huis clos, par une chambre de la Cours Suprême de Justice irrégulièrement composée par 5 juges plutôt que 7, comme il aurait dû être le cas selon la Loi Cadre régissant le fonctionnement et la composition de la Cour de Cassation; ce qui rend sa condamnation nulle en droit CONGOLAIS.

Ses avocat introduisirent, juste après cette condamnation scélérate  et nulle en droit,  une prise à partie des juges qui ne fut jamais traitée par la Cour Suprême, rendant explicite un grave déni de Justice.

Pendant sa détention,  à cause des tortures physiques et morales endurées, il a subi des interventions chirurgicales en urgences, dues à l’aggravation de son état de santé, consécutif aux refus répétés de soins appropriées, au point d’ être  hospitalisé « in extremis », en avril 2015, à cause de graves problèmes cardiaques pour lesquels il ne reçoit que des soins palliatifs, jusqu’à ce jour.

Une demande écrite de l’Union Européenne de le libérer, datée avril 2017, adressée au gouvernement congolais, est restée sans réponse  de l’exécutif en place.

En septembre 2014, l’Honorable Eugène Diomi Ndongala a introduit une plainte  auprès du Comité  des Droits de l’Homme des Nations Unies (CDH/ONU) qui, au cours d’un procédure contradictoire qui dura plus de 2 ans, à laquelle le gouvernement de la République Démocratique du Congo participa du début jusqu’à la fin, en tant que partie accusée, débouchera en une condamnation de la RDCongo. Le CDH/ONU prononça sa condamnation contre la RDC à la suite de la violation de 98 dispositions du Pacte International Relatif aux Droits civils et politiques ainsi que du Protocole Facultatif dudit Pacte. Le CDH/ONU statua, par sa décision N° 2465/2014 du  16 novembre 2016, pour la libération immédiate, l’annulation de la condamnation inique et scélérate ainsi que l’indemnisation de l’Honorable Eugène Diomi Ndongala.

 Au cours des travaux de la 35ème et 36ème session du Conseil des  Droits de l’Homme de l’ONU à Genève, le gouvernement de la RDC, représentée par Mme Mushobekwa, Ministre des Droits Humains, a accepté de donner pleine application à la décision 2465/2016 du CDH/ONU mais cet engagement reste sans suite depuis une année. Le rapport sur l’application de cette décision qui aurait dû être transmis au rapporteur désigné par le CDH/ONU pour suivre la mise en application de la décision n° 2465/2016, n’a jamais été transmis au Conseil des Droits de l’Homme des Nations Unies, contrairement à l’engagement pris par l’exécutif congolais.

En mai 2017, la Commission Nationales des Droits de l’Homme  de la République Démocratique du Congo, CNDH-RDC, saisie par l’Honorable Eugène Diomi Ndongala en vertu de ses compétences d’Institution d’appuie à la Démocratie chargée de l’interprétation des traités internationaux ayant trait aux droits de l’homme, se prononça officiellement, par écrit,  pour l’application intégrale de la décision 2465/2014 du CDH/ONU, par l’état congolais, conformément à l’art 215 de la Constitution et dans le respect des obligations internationales de la RDC. La CNDH-RDC, par une correspondance datée 29 mai 2017 adressée aux Ministres de la Justice et Droits Humains, a aussi conseillé les autorités congolaises sur la procédure à suivre pour l’application de la décision 2465/2014 du CDH/ONU en tant que décision contraignante pour la RDC, conformément à l’art 215 de la Constitution de la RDC. Cela est resté sans suite  à ce jour.

En décembre 2016, l’Accord politique  dit  de la Saint Sylvestre, signé par l’opposition politique et la majorité kabiliste,  sous la modération des Évêques catholiques réunis dans la Conférence Épiscopale Nationale du Congo, CENCO en sigle, a convenu l’adoption de mesures de décrispation politique, citant particulièrement les noms de certaines prisonniers politiques, définis comme emblématiques, qui auraient du être libérés à l’issu des négociations. Le Président National de la Démocratie Chrétienne, l’Honorable  Eugène Diomi Ndongala est cités nominativement au chapitre 5 de l’Accord politique du 31/12/2016 parmi les prisonniers politique emblématiques bénéficiaires des mesures de décrispation politique convenues à l’issu des bons offices de la CENCO. Le chapitre V de l’Accord de la Saint Sylvestre est resté lettre morte à ce jour.

L’Union Interparlementaire, UIP en sigle, en sa qualité d’organisation internationale qui réunit les parlements du monde entier,  et plus particulièrement son Comité chargé de la défense des droits des parlementaires, a, pour l’énième   fois, adopté, au cours de la dernière Assemblée Générale de cette organisation tenue à  Saint Petersburg,   la résolution N°  DRC71 le 18 octobre 2017, concernant le cas du député Eugène Diomi Ndongala, reconstituant l’historique du harcèlement politique violent et de longue date dont il est victime depuis 2012 et exigeant sa libération immédiate, tout en rappelant que les autorités parlementaires de la RDC s’étaient engagées de le faire, par écrit,  dans des correspondances adressées aux organes dirigeants de l’UIP, depuis trois ans.

En Août 2017, l’Organisation Mondiale contre la Torture, OMCT en sigle, a lancé un Appel Mondial pour la libération du prisonnier politique Eugène Diomi Ndongala, sa détention  illégale étant considérée comme un forme de torture imposée au prisonnier politique Eugène Diomi Ndongala. Auparavant aussi bien  Amnesty International que Human Right Watch s’étaient prononcées sur son cas.

Le 1 février 2018, les avocat d’Eugène Diomi Ndongala introduisirent  formellement une requête à la Cour Constitutionnelle afin de faire valoir l’obligation de la RDC d’appliquer la décision 2465/2014 du Comité des Droits de l’Homme de l’Onu, en vertu, entre autre, de l’art 215 de la Constitution congolaise. La Cour Constitutionnelle, dépassant largement le délai d’un mois pour donner une suite à sa saisine, n’a jamais traité la requête, ajoutant ainsi  à la violation de la légalité internationale de la part de l’exécutif congolais, un énième déni de justice.

Libérez le prisonnier politique emblématique Eugène Diomi Ndongala et il sera  JUSTICE.

Pour la Coordination du Comité des Familles des Prisonniers Politiques de la RDC,

Le Porte-Parole,

Yves Kota

yveskota@gmail.com

 

 

 

RDCongo: les familles des prisonniers politiques protestent auprès de l’Onu/ MARIE-FRANCE CROS, LA LIBRE AFRIQUE

LA LIBRE AFGRIQUE LOGORDCongo: les familles de prisonniers politiques protestent auprès de l’Onu

  • 11 décembre 2018

RDCongo: les familles de prisonniers politiques protestent auprès de l’Onu

Les avocats de prisonniers et exilés politiques en République démocratique du Congo (RDC) ont écrit au Secrétaire général de l’Onu et aux représentants des pays membres du Conseil de sécurité pour protester contre une déclaration de l’ambassadeur de Kinshasa devant les Nations unies, assurant qu’il n’y avait pas de prisonniers politiques au Congo.

La lettre, datée du 30 novembre 2018, a été rendue publique par les familles des prisonniers politiques. Elle exprime le « désarroi » et l’indignation des prisonniers politiques devant l’affirmation faite par l’ambassadeur du président hors mandat Joseph Kabila devant le Conseil de sécurité. L’ambassadeur Ignace Gata Mavita a en effet assuré qu’il n’y avait pas de prisonniers politiques au Congo.

Pourtant nommés dans un Accord politique

Cette affirmation est contestée par les familles. En outre, l’association de défense des droits de l’homme ACAJ (Association congolaise pour l’accès à la justice) a dénombré 51 prisonniers politiques rien qu’à la prison de Makala, à Kinshasa. Ces détenus, ajoute l’avocat, sont rejoints par de plus en plus d’autres prisonniers politiques et d’opinion, notamment des « jeunes activistes de mouvements citoyens » et le journaliste Peter Tiani.

En outre, l’Accord de la Saint-Sylvestre 2016 – signé par l’opposition et la majorité présidentielle, sous l’égide des évêques catholiques – citait nommément les cas « emblématiques » de « prisonniers politiques », Eugène Diomi Ndongala et Jean-Claude Muyambo, deux hommes politiques liés à l’opposition au président Kabila.

https://afrique.lalibre.be/28812/rdcongo-les-familles-de-prisonniers-politiques-protestent-aupres-de-lonu/

accusee reception lettre diomi et muyambo au sg onu

 LETTRE DE PROTESTATION, EN ANGLAIS ET EN FRANCAIS, ADRESSEE AU SG DE L’ONU ET AUX PAYS MEMBRES DU CSNU

FLECHEhttps://cfpp-rdc.com/2018/12/05/les-avocats-des-prisonniers-politiques-emblematiques-jean-claude-muyambo-et-eugene-diomi-ndongala-ecrivent-au-sg-de-lonu-et-a-tous-les-pays-membres-du-csnu-pour-dementir-les-propos-tenus-devant-le/

La Haut-commissaire aux droits de l’Homme de l’ONU, Michelle Bachelet: « J’ encourage donc les autorités et l’opposition congolaises à mettre en œuvre l’Accord politique de décembre 2016, notamment sur la libération de tous les prisonniers politiques, la reddition de comptes en cas de violations des droits humains, l’interdiction du recours à la force meurtrière par la police »

Elections: L’ONU appelle à l’apaisement pour les prochaines échéances électorales

 

-

La Haut-commissaire aux droits de l’Homme de l’ONU, Michelle Bachelet, a plaidé pour “un processus électoral apaisé” pour assurer une bonne tenue des élections présidentielles et législatives du 23 décembre prochain en République démocratique du Congo (RDC).“D’habitude, avant les élections et pendant les élections, nous constatons une multiplication des violations des droits de l’Homme”, a déclaré lors d’une conférence de presse tenue mercredi à Genève.

L’ancienne présidente chilienne encourage donc les autorités et l’opposition congolaises à mettre en œuvre l’Accord politique de décembre 2016, “notamment sur la libération de tous les prisonniers politiques, la reddition de comptes en cas de violations des droits humains, l’interdiction du recours à la force meurtrière par la police ou les forces de sécurité lors de manifestations”.

Dans certaines provinces, outre l’épidémie d’Ebola, l’insécurité reste toujours un défi.

“Nous assistons également à la poursuite d’affrontements dans certaines parties de la RDC au Nord-Kivu, ce qui s’est traduit par la prolifération de certains groupes armés générant des violences interethniques et entraînant des déplacements massifs”, a-t-elle affirmé.


africandailyvoice / MCP via mediacongo.net

LES AVOCATS DES PRISONNIERS POLITIQUES EMBLEMATIQUES JEAN-CLAUDE MUYAMBO ET EUGENE DIOMI NDONGALA ECRIVENT AU SG DE L’ONU ET A TOUS LES PAYS MEMBRES DU CSNU POUR DEMENTIR LES PROPOS TENUS DEVANT LE CSNU PAR L’AMBASSADEUR DE LA RDC CONCERNANT LA PRETENDUE ABSENCE DE PRISONNIERS POLITIQUES

*accusee reception lettre diomi et muyambo au sg onulettre avocat diomi et muyambo au sg onu
wp-1544003401417..jpgwp-1544003438795..jpgwp-1544003472589..jpgwp-1544003508098..jpgwp-1544003542149..jpgwp-1544003582633..jpgwp-1544003610511..jpgwp-1544003647797..jpgwp-1544003686193..jpgwp-1544003722097..jpg

FLECHEDementi Onu FR / DOC EN PDF

FLECHEDEMENTI ONU0001 DERNIERE VERSION ENGLISH

LE CONGRES AMERICAIN ADOPTE UNE NOUVELLE LOI DE SOUTIEN A LA REDEVABILITE EN MATIERE DE DROITS DE L’HOMME EN R.D.CONGO: LA LIBERATION DES PRISONNIERS POLITIQUES EST EXPRESSEMENT EXIGEE

BILL 6207- CONGRES US SUR LA RDC EXTRAITS

Washington DC (November 27, 2018) — The Enough Project applauds today’s passage of the “Democratic Republic of the Congo Democracy and Accountability Act of 2018” (H.R. 6207) in the U.S. House of Representatives. The Act, drafted and passed in a bipartisan effort, aims to counter corruption and human rights abuses, and to support free and fair elections, unfettered rights to free press, speech, and assembly in the Democratic Republic of Congo, and includes a program of additional sanctions actions targeting senior political leaders.  The House bill must now pass the Senate to become law.

https://enoughproject.org/press-releases/enough-project-lauds-passage-strong-bipartisan-dr-congo-bill-u-s-house-representatives

LA LOI H. R. 6207 « To support democracy and accountability in the Democratic Republic of the Congo, and for other purposes. »

doc pdf

FLECHEBILLS-115hr6207ih

 

PANCARTE DIOMI ET MUYAMBO CENCO.png

LE CONSEIL NATIONAL DU SUIVI DE L’ACCORD DE LA SAINT-SYLVESTRE, CNSA, RECOMMANDE AU GOUVERNEMENT DE LA RDC D’ALLER JUSQU’AU BOUT DANS LA LIBÉRATION DES PRISONNIERS POLITIQUES,DES AMNISTIES, CONFORMÉMENT AU CHAPITRE V DE L’ACCORD DE LA SAINT-SYLVESTRE/ DOCUMENT OFFICIEL

LE CNSA, DISPOSANT DESORMAIS DE LA PERSONNALITE JURIDIQUE DEPUIS LE 14/11/2018, EN QUALITE D’INSTITUTION D’APPUI  A LA DEMOCRATIE, DEMANDE OFFCIELLEMENT AU GOUVERNEMENT DE LA RDC DE PARACHEVER LA LIBERATION DES PRISONNIERS POLITIQUES, CONFORMÉMENT AU CHAPITRE V DE L’ACCORD DE LA SAINT SYLVESTRE
IMG_20181121_223544.jpgIMG_20181121_223549.jpgIMG_20181121_223554.jpgIMG_20181121_223558.jpg

En RD-Congo, les familles des prisonniers et exilés politiques rappellent aux évêques leur engagement / LA CROIX AFRICA

Mgr Marcel Utembi, président de la Conférence épiscopale nationale du Congo (Cenco) et Père Donatien Nshole, secrétaire général de la Cenco. / AFP PHOTO / JUNIOR D.KANNAH

Jeudi 15 novembre, des familles de prisonniers et exilés politiques de RD-Congo se sont rendues au siège de la Conférence épiscopale nationale du Congo (Cenco) pour y déposer un memorandum.

Le dépôt de ce document intervient à quelques jours de la session plénière extraordinaire de l’épiscopat de la RD-congo.

Patricia Diomi Ndongala, porte-parole de 40 familles de prisonniers politiques en RD-Congo a lu, jeudi 15 novembre, devant le père Donatien Nshole, secrétaire général de la Conférence épiscopale nationale du Congo (Cenco), un mémorandum.

Dans ce texte intitulé « Où est ton frère », les familles de ces prisonniers et exilés politiques ont rappelé à la Cenco son engagement pris, à la signature de l’Accord de la Saint-Sylvestre, « de se porter garante de la libération des prisonniers politiques et du retour des exilés politiques ».

Accord de la Saint-Sylvestre

L’Accord de la Saint-Sylvestre a été signé le 31 décembre 2016. À la fin du dernier mandat constitutionnel de Joseph Kabila (19 décembre 2016), des mouvements de la société civile et de nombreux partis politiques avaient entrepris de grandes manifestations pour obliger le président sortant, à organiser un scrutin présidentiel libre et transparent. Pour ramener la paix dans le pays bloqué par des marches quotidiennes, un dialogue national avait été organisé sous l’égide de la Cenco. Ces assises nationales débouchèrent sur un accord de sortie de crise dit de la Saint-Sylvestre. Le texte prévoyait, entre autres, des mesures de décrispation politique avec notamment la libération de prisonniers politiques et le retour d’exilés.

Depuis de longs mois, de nombreuses dispositions de cet accord ont été violées.

Dans un entretien accordé à RFI le 7 novembre, Mgr Fridolin Ambongo, archevêque de Kinshasa et vice-président de la Cenco estime que les mesures de décrispation politiques sont au point mort, ajoutant même « qu’il y a eu plutôt une sorte de crispation au lieu de la décrispation qui était attendue ».

A lire : Mgr Fridolin Ambongo : « Le pays est tombé très bas »

Assemblée plénière de la Cenco

Cette visite des familles des prisonniers politiques à la Cenco intervient à quelques jours de la session plénière extraordinaire de la Cenco qui aura lieu du 20 au 22 novembre et dont le but d’évaluer le processus électoral.

A lire aussi : L’épiscopat congolais veut évaluer le processus électoral

Les familles des prisonniers et exilés politiques se sont dit persuadées qu’« aussi longtemps que les prisonniers politiques congolais ne seront pas libérés, il n’y aura aucune garantie d’un aboutissement heureux du processus électoral en RDC ».

Elles ont, par ailleurs, adressé à la Cenco quelques recommandations. « Il serait souhaitable qu’une structure permanente, au sein de votre sainte organisation, soit mise en place pour le suivi soutenu de la question de la décrispation politique et le retour des exilés », ont-elles proposé avant de suggérer qu’à l’occasion de son Assemblée plénière extraordinaire, la Cenco se penche sur la question fondamentale de la libération des prisonniers politiques.

Parmi la quarantaine de familles de prisonniers politiques et d’exilés signataires de ce mémorandum, on distingue notamment celle de l’opposant Moïse Katumbi, un ancien partisan de Joseph Kabila en exil, qui a été empêché de se présenter à l’élection présidentielle, malgré les appels des évêques à autoriser sa candidature.

Lucie Sarr

https://africa.la-croix.com/en-rd-congo-les-familles-des-prisonniers-et-exiles-politiques-rappellent-aux-eveques-leur-engagement/

« Débat public sur les éléments du consensus avant la tenue des élections du 23 décembre 2018 »: Nangaa se déclare indifférent à l’organisation d’élections crédibles, apaisées et inclusives alors qu’Olenghankoy fuit le débat sur la décrispation politique

IMG-20181120-WA0026.jpg

daa3c3e2-158f-4be8-b14e-28cda15c4237.jpg

3a43e5d4-0853-4bda-8afe-1198ac66c5590d11d407-3160-4f92-a8f6-e48affb36106a0f7938c-4cff-47d2-b93c-624e134f78f9.jpgc606fa5c-5ac2-4b2c-b019-bcc92aa13b38.jpg

Le Comité des familles des prisonniers politiques, CFPP-RDC en sigle, de la RDC vient de participer à un intéressant débat organisé par l’Acaj, sous le thème : « Débat public sur les éléments du consensus avant la tenue des élections du 23 décembre 2018 ».

Alors qu’il était annoncé depuis 9h00, M. Joseph Olenghankoy, président du Conseil National de Suivi de l’Accord Global et Inclusif », CNSA en sigle, n’a pas honoré son engagement d’y prendre part, en ce qui concerne le volet de la décrispation politique.

A la différence de son collègue du CNSA, M. Corneille Nangaa a rehaussé de sa présence le débat.

L’auditoire a été surpris d’entendre le président de la Commission Électorale Indépendante, CENI  en sigle, parler de l‘inutilité du consensus sur la machine à voter, décriée par un grand nombre d’acteurs politiques. M. Nangaa a confirmé le lancement de la campagne électorale d’ici 24 heures, selon le calendrier de la CENI, tout en utilisant un langage infantilisant vis à vis de l’ auditoire.

M. Nangaa a affirmé, devant un auditoire d’hommes politiques, de membres de la société civiles et journalistes, qu’ il considérait les élections comme un moment de « conflit » et qu’il fallait considérer nécessairement comme un moment d’opposition entre « ennemis« .

En ce qui concerne la nécessité d’élections apaisées, crédibles et inclusives, il a d’abord souligné qu’à son avis, le « consensus » sur la machine à voter serait inutile et que le mot « consensus » ne se trouve pas dans la Constitution.

En ce qui concerne  les élections apaisées, exigées par la majorité des congolais, celles-ci ne seraient pas une obligation car l’essence des élection serait le conflit, à son avis…

En ce qui concerne la crédibilité et l’inclusivité du processus électoral, M. Nangaa considère qu’il peut bien s’en passer car « il n y a jamais des élections parfaites ».

Abordant la question de la sécurité des élections, M. Nangaa a surpris l’assistance en affirmant que, vu la situation actuelle, les élections pourrait ne pas se tenir à Beni et les autres territoires frappés par le « terrorisme » de l’Adf-Nalu.

Selon le Président de la CENI, tout en refusant d’admettre que le vote électronique sera utilisé, les premiers résultats de l’élection présidentielle seront rendus publiques 48 heures après le vote. Cela a étonnes les participants au débat qui lui ont rappelé qu’il avait fallu 2 semaines, en 2006 et 2011, avant que les résultats ne soient diffusés. Ce qui a fait douter les participants au débat sur la transmission par internet des résultats, directement par les machines à voter, malgré les démentis peu rassurants de M. Nangaa.

Face aux jeux de questions et réponses inauguré par les membres du Comité des Familles des Prisonniers Politiques, qui lui ont fait noter la gravité de ses affirmations et son indifférence face à l’inapplication du chapitre V de l’Accord de la Saint- Sylvestre, M. Nangaa, qui reconnait que toutes les institutions sont illégitime et hors mandat (sauf la CENI), tout en étant embarrassé par les questions, n’ a pas su répondre convenablement au questionnement du Comité des Familles des Prisonniers politiques.

Après lui, Me Josephine Mbela a pris la parole pour mettre en exergue l’inapplication du chapitre V de l’Accord politique et souligner l’existence de 68 prisonniers politiques en RDC, dont elle a lu les noms un en un, citant les 40 membres de familles des prisonniers politiques de la RDC qui sont ici signataires ainsi que les exilés politiques.

 Kinshasa,  20/11/2018

Famille Diomi Ndongala,
Famille Muyambo,
Famille Yangambi,
Famille Kikunda,
Famille Mulumba,
Famille Beni,
Famille Tsiani Malembe,
Famille Sengha,
Famille Banré,
Famille Bakajika,
Famille Meta,
Famille Kayembe,
Famille Mbaya,
Famille Mwamba,
Famille Lokwa,
Famille Kabala,
Famille Ndembu,
Famille Opele,
Famille Makonzo,
Famille Kalamba,
Famille Mbuyi,
Famille Kabemba,
Famille Buka,
Famille Bopomi,
Famille Tshiunza,
Famille Kayembe,
Famille Mukala,
Famille Lukaba,
Famille Azamba,
Famille Mbegza,
Famille Ahombiawe,
Famille Kengembali,
Famille Bomboko,
Famille Zobele,
Famille Kopani,
Famille Matungu,
Famille Kelega,
Famille Ekobi,
Famille Aburu,
Famille Batangezi,
Famille Mbanga,
Famille Wele,
Famille Makambo,
Famille Abia,
Famille Katumbi,
Famille Anzuluni,
Famille Nyamwisi,
Famille Rachidi

 

MEMORANDUM FOR THE ATTENTION OF MY LORDS BISHOPS OF THE NATIONAL EPISCOPAL CONFERENCE OF CONGO, CENCO: “Where is your brother?” Genesis 4:9-10

accusee-de-reception-memo-cenco.jpg

English version:

MEMORANDUM FOR THE ATTENTION OF MY LORDS BISHOPS OF THE NATIONAL EPISCOPAL CONFERENCE OF CONGO, CENCO

“Where is your brother?”

Genesis  4:9-10

Since the signing of the Global and Inclusive Agreement on the 31 of December 2016, the political prisoners of the Democratic Republic of Congo remain locked up in the Congolese deathtraps known as « prisons », in spite of the chapter V of the said statue Agreement on the necessity of their release. Some of them, defined as « emblematic », are especially named as beneficiaries of the measures of political easing restrain measures, but, in spite of this, nothing is undertaken by the Congolese executive – led essentially by the political majority signatory of the Agreement and its allies – to give them freedom. In spite of this, nothing is undertaken by the Congolese executive – led essentially by the political majority, signatory of the Agreement and its allies – to give them freedom.

The CENCO in its facilitation role of the New Year’s Eve Agreement, had taken the initiative to vouch for the release of political prisoners and the return of political exiles, asking the opposition and civil society, during the discussions at the Interdiocesan Center of Kinshasa, to accept that they be released after the signing of the Agreement, and not before, as these components previously required.

The families of the political prisoners of the DRC are asking you, my Lords, as brothers in Christ: « Where are your brothers? « 

Two years after the signing of the New Year’s Eve Agreement, Mr. Kabila was able to benefit from the political consensus reached on the occasion of the signing of the Agreement of 31/12/2016 to remain in power outside the constitutional mandate, without respecting the specifications demanded by the political opposition and civil society.

The National Council for Monitoring the Agreement, acronym CNSA (from French: Conseil National de Suivi de l’Accord), a Democracy Support Institution provided for by the Global and Inclusive Agreement, remains an empty shell which has no legal existence, and which is devoid of any consideration on the part of the Executive in place. As regards its rare and timid positions, both in relation to the release of political prisoners and the general assessment of the electoral process.

The executive from signing the « special arrangements » signed by a faction of the opposition on 27/04/2017 at the People’s Palace, is not implementing its own agenda of releasing iconic political prisoners a week after the signing of the protocol establishing the timetable for the application of the New Year’s Eve Agreement.

The official negotiation delegations of the Interdiocesan Center, on behalf of the opposition and civil society did not recognise the nomination of the members participating in this government. But these dissenting members, for their part, continue to not respect their commitments, including those provided by their own « special arrangements ».

How can we continue to be silent, while the Congolese public opinion is more and more skeptical about the launching of a late electoral process, exclusive and moreover characterised by a growing tension of the political climate?

While presidential candidates have been irregularly invalidated by the Independent National Electoral Commission (from French CENI: Commission Electorale Nationale Indépendante) and a obviously partisan Constitutional Court, emblematic political prisonners such as Eugène Diomi Ndongala (National President of the Christian Democratie) and M. Jean-Claude Muyambo (National President of SCODE) are left to rot in prison; Mr Moise Katumbi is prevented from returning to the DRC to run for the presidential election and many other political dissidents were added to the list of political prisoners who were to be released after the work of a ghostly « ad hoc commission » composed of magistrates and representatives of civil society; a commission that – as you cannot ignore – has never been put in place.

As we write these words, opponents Gekoko Mulumba and Franc Diongo have been added to the list of political prisoners deprived of their liberty on the basis of politically motivated prosecutions; the other exiles, named in the New Year’s Eve Agreement such as Mr. Anzuluni and Mr. Mbusa Nyamwisi are still prevented from returning to the DRC.

To them are added the civilians who were to be released on the basis of the Amnesty, which came into force in 2014, like Eric Kikunda and Firmin Yangambi, not to mention the ever-growing list of activists of the citizen movement, such as Mr. Carbone Beni and recently members of the citizen movement, Lucha and Vici and many others, all unjustly imprisoned for wanting to exercise their right of free political expression.

My Lords, “Where are your brothers?” 

Even if bad faith and cunning of Kabila’s government characterised the selective implementation of the New Year’s Eve Agreement, we refuse to count the continued detention of political prisoners in the « failures » category of the Agreement, we refuse to recognise the continued detention of political prisoners in the category of « failures » of the Agreement.

What have you done with your commitment to act as a «guarantor» of the release of at least emblematic political prisoners named in the Agreement, as well as political exiles, also referred to in Chapter V dedicated to the easing of political tension? Why the « ad hoc commission » designed to statute on other cases has never been put in place?

You cannot ignore the fact that some of them are currently hospitalised as a result of the moral and physical tortures they have been enduring for years and each passing day may be the last, due to the worsening of their general health.

What are you doing to assume your position as guarantors of the liberation of these innocent people, who have had the courage to block out the unique thought, at the peril of their lives?

The families of the DRC’s political prisoners and exiles refuse to recognise the unjust deprivation of freedom of their loved ones in the undifferentiated rubric of the « failures » of the New Year’s Eve agreement. The establishment of an unnecessary and passive CNSA where much of a non-representative government can be considered as « failures » of the New Year’s Eve agreement. But our fathers, brothers, sons will never be mere digits to be inserted in the double part of Assets and liabilities of the application of the political agreement of 31/12/2016, since these are men and women subjected for years to physical and moral torture because of their political commitment.

In addition to the violation of the New Year’s Eve agreement, of the Amnesty Law of 2014 and of the Republic Constitution, is it appropriate to add the refusal to enforce the decision No. 2465/2014 resulting from the conviction of the DRC by the Committee on Human Rights of the United Nations to release Mr. Eugène Diwani Ndongala, to cancel his irregular conviction and to indemnify him. The decision of which the DRC was regularly notified in 2016, but two years later was not carried out in violation of art 215 of the Constitution of the DRC.

My lords, « Where are your brothers ? »

This unjust and painful situation persists, despite multiple appeals by the international community, several violations by the Kabila’s regime of national and international legal texts, we, the Committee of Families of Prisoners and The political exiles, make a strong appeal to you, mey lords the bishops of the DRC. So that you involve yourselves, with faith and determination, making your voice heard in order to put an end to the torpedoing of the Global and inclusive political agreement of which you’ve been in charge of the good offices.

It would be unacceptable for the bad faith to outweigh the commitments freely subscribed by the ruling majority; It would be detrimental to the Democratic Republic of the Congo if the ruse continued to prevail on the word given.

« Depriving people of their human rights is tantamount to challenging their very humanity » and « the slightest injustice, wherever it is committed, threatens the entire edifice, » one day respectively declared the most illustrious defender of human rights and Political prisoners, Nelson Mandela and Martin Luther-King Jr.

We are convinced that as long as the Congolese political prisoners are not released, there will be no guarantee of a happy outcome of the electoral process in the DRC.

It would be advisable if a permanent structure within your holy organization which is the CENCO, be put in place for the sustained follow-up of the issue of political detension, in its part devoted to the release of political prisoners and the Return of the Exiles (« I was in prison and you visited me » Mt 25.35 -36).

Indeed, the non-presentation of Mr Kabila in the forthcoming elections would be likely to appear as a victory at the Pyrrhus, if the elections were to be postponed again, or else they would be held in the general chaos arising from the challenge of exclusivity and political repression.

What about the criticisms of the non-application of the agreement, in a context of possible « lapse » of it? It would be very dangerous for the future of the Democratic Republic of the Congo if this were to happen because the « in Fieri » lapse of the agreement could, after December 2018, mark the beginning of an openly assumed dictatorship, set up by the Fraud, the diabolical maneuvers of constitutional engineering and the negation of fundamental freedom.

It is imperative, at this stage of the democratisation process in the DRC, that the hundred political prisoners, according to the statistics of the United Nations, which still languish in Congolese jails are liberated because nothing can be built of solid, valid and Positive on bad faith, lack of respect for the given word, well cunning and violations of human rights.

It is absurd that the Congolese Government, through its ambassador to the United Nations, declared on 13/11/18, before the UN Security Council, that in DRC there would only be two political prisoners (by refering to the emblematic political prisoners Diwani and Muyambo, quoted specifically in the New Year’s Eve agreement, and that he will not, he said, be released!

Moreover, it would be advisable if, at the next General Assembly, which will meet in a few days, the CENCO does not focus exclusively on evaluating the electoral process, as announced, but also on the fundamental question of the Release of political prisoners, in accordance with the New Year’s Eve agreement. Both subjects being strictly related, with a view to an inclusive, credible and appeased electoral process.

For the last time, my lords, we ask you the nagging question:

« Where are your brothers? »

And

 « Remember the prisoners, as if you were also prisoners; Of those who are badly treated, as also yourselves in the same body, « 

Heb. 13.3

For the Committee of the Families of political prisoners and political exiles,

The families of political prisoners,

Diomi Ndongala Family,
Muyambo Family,
Yangambi Family,
Kikunda Family,
Mulumba Family ,
Beni Family ,
Tsiani Malembe Family,
Sengha Family ,
Banré Family,
Bakajika Family,
Meta Family,
Kayembe Family , 

Mbaya Family,
Mwamba Family ,
Lokwa Family ,
Kabala Family,
Ndembu Family ,
Opele Family ,
Makonzo Family ,
Kalamba Family,
Mbuyi Family,
Kabemba Family,
Buka Family,
Bopomi Family,
Tshiunza Family ,
Kayembe Family ,
Mukala Family ,
 Lukaba Family,
Azamba Family ,
Mbegza Family ,
Ahombiawe Family ,
Kengembali  Family,
Bomboko Family ,
Zobele Family ,
Kopani  Family,
Matungu  Family,
Kelega Family  ,
Ekobi Family ,
Aburu Family ,
Batangezi  Family,
Mbanga Family ,
Wele Family ,
Makambo  Family,
Abia Family ,
Katumbi  Family,
Anzuluni Family ,
Nyamwisi Family ,
Rachidi Family


Original version:

MEMORANDUM A L’ATTENTION DE 
MESSEIGNEURS LES EVEQUES DE LA CONFERENCE EPISCOPALE NATIONALE DU CONGO, CENCO
« Où est ton frère? » Genèse 4:9-10

Depuis la signature l’Accord Global et Inclusif le 31 décembre 2016, les prisonniers politiques de la République Démocratique du Congo demeurent embastillés dans les mouroirs congolais dits « prisons », malgré le chapitre V dudit Accord statue sur la nécessité de leur libération. Certains parmi eux, définis « emblématiques », sont cités nommément en tant que bénéficiaires des mesures de décrispation politique, mais, malgré cela, rien n’est entrepris par l’exécutif congolais – animé essentiellement par la majorité politique signataire de l‘Accord et ses alliés – afin de leur rendre la liberté.

La CENCO, dans son rôle de facilitation de l’Accord de la Saint- Sylvestre, avait pris l’initiative de se porter garante de la libération des prisonniers politiques et du retour des exilés politiques, en demandant à l’opposition et à la société civile, pendant les discussions au Centre Interdiocésain de Kinshasa, d’accepter que ceux-ci soient libérés après la signature de l’Accord, et pas avant, comme ces composantes exigeaient préalablement.

Les familles des prisonniers politiques de la RDC vous demandent, messeigneurs, en tant que frères en Christ: « Ou sont vos frères? »
Deux ans après la signature de l’Accord de la Saint-Sylvestre, M. Kabila a pu profiter du consensus politique dégagé à l’occasion de la signature de l’Accord du 31/12/2016 pour se maintenir au pouvoir hors mandat constitutionnel, sans respecter le cahier de charges exigés par l’opposition politique et la société civile.

-1-
Le Conseil National de Suivi de l’Accord, CNSA en sigle, une Institution d’appui à la Démocratie prévue par l’Accord Global et Inclusif, demeure une coquille vide qui n’a pas d’existence légale et qui est dépourvue de toute considération de la part de l’exécutif en place en ce qui concerne ses rares et timides prises de position, aussi bien par rapport à la libération des prisonniers politiques qu’ à l’évaluation générale du processus électoral.

L’exécutif issu de la signature des « arrangements particuliers » souscrits par une frange de l’opposition, le 27/04/2017 au Palais du Peuple, n’applique pas sa propre agenda qui prévoyait la libération des prisonniers politiques emblématiques une semaine après la signature du protocole établissant le calendrier des étapes d’application de l’Accord de la Saint-Sylvestre.

Les délégations officielles des négociations du Centre Interdiocésain pour le compte de l’ opposition et de la société civile, n’ont pas reconnu la désignation des membres participant à ce gouvernement, mais ces membres dissidents, quant à eux, continuent à ne pas respecter leurs engagements, y compris ceux prévus par leurs propres « arrangements particuliers ».

Comment continuer à se taire, alors que l’opinion publique congolaise est de plus en plus sceptique en ce qui concerne le lancement d’un processus électoral tardif, exclusif et surtout caractérisé par une crispation croissante du climat politique ?

Alors que des candidats à l’élection présidentielle ont été irrégulièrement invalidés par un Commission Électorale Nationale Indépendante, (CENI), et une Cour Constitutionnelle manifestement partisanes, les prisonniers politique emblématiques comme M. Eugène Diomi Ndongala (Président National de la Démocratie Chrétienne) et M. Jean-Claude Muyambo (Président National de la SCODE) croupissent toujours en prison; M. Moise Katumbi est empêché de rentrer en RDC pour présenter sa candidature à l’élection présidentielle et des nombreux autres dissidents politiques se sont ajoutés à la liste des prisonniers politiques qui devaient être libérés à l’issu des travaux d’une fantomatique « commission ad hoc », composée par des magistrats et des représentants de la société civile; une commission qui – comme vous ne pouvez pas l’ ignorer – n’a jamais été mise en place.

Au moment où nous couchons ces lignes, les opposants Gekoko Mulumba et Franc Diongo se sont ajoutés à la liste des prisonniers politiques privés de liberté sur la base de poursuites politiquement motivées; les autres exilés cités dans l’Accord de la Saint-Sylvestre comme M. Anzuluni et M. Mbusa Nyamwisi sont toujours empêchés de rentrer en RDC. A eux s’ajoutent les civils qui devaient être libérés sur la base de l’Amnistie entrée en vigueur en 2014, comme Eric Kikunda et Firmin Yangambi, sans oublier la liste toujours plus longue d’ activistes des mouvement citoyens comme M. Carbone Beni et dernièrement les membres du mouvement citoyens Lucha et Vici et tant d’autres, tous injustement emprisonnés pour avoir voulu
-2-

exercer leur droit à la libres expression politique.

Messeigneurs, « Où sont vos frères? »

Même si la mauvaise fois et la ruse du gouvernement Kabila a caractérisé la mise en application sélective de l’Accord de la Saint-Sylvestre, nous refusons de comptabiliser le maintien en détention des prisonniers politiques dans la catégorie des « ratés » de l’Accord.

Qu’avez-vous fait de votre engagement à vous porter « garants » de la libération au moins de prisonniers politiques emblématiques nommément cités dans l’Accord, ainsi que des exilés politiques, eux aussi cités au chapitre V dédié à la Décrispation politique? Pourquoi la « Commission ad hoc » censée statuer sur les autres cas n’a jamais été mise en place?

Vous ne pouvez ignorer que certains parmi eux sont actuellement hospitalisés à la suite des tortures morales et physiques endurées depuis des années et que chaque jour qui passe risque d’être le dernier, à cause de l’aggravation de leur état général de santé.

Que faites – vous pour assumer votre position de garants de la libération de ces innocents qui ont eu le courage de faire barrage à la pensée unique, au péril de leur vie?

Les familles des prisonniers politiques et des exilés de la RDC refusent de comptabiliser la privation injuste de la liberté de leurs proches dans la rubrique indifférenciée des « ratés » de l’Accord de la Saint-Sylvestre. La mise en place d’un CNSA inutile et passif où bien d’un gouvernement non représentatif peuvent être considérés comme des « ratés » de l’Accord de la Saint-Sylvestre, mais nos pères, frères, fils ne seront jamais des simples chiffres à insérer dans la partie double des actifs et passifs de l’application de l’Accord politique du 31/12/2016, car il s’agit d’hommes et femmes soumis depuis des années à des torture physiques et morales à cause de leur engagement politique.

D’autant plus qu’outre la violation de l’Accord de la Saint-Sylvestre, de la loi de l’amnistie de 2014 et de la Constitution de la République, y a-t-il lieu d’ajouter le refus d’exécuter la décision N° 2465/ 2014 issue de la condamnation de la RDC par le Comité des Droits de l’Homme des Nations Unies de libérer M. Eugène Diomi Ndongala, d’annuler sa condamnation irrégulière et de l’indemniser. La décision dont la RDC a été régulièrement notifiée en 2016, mais deux ans après n’a pas été exécutée en violation de l’art 215 de la Constitution de la RDC.

Messeigneurs, « Où sont vos frères? »

Cette situation injuste et douloureuse persistant, en dépit de multiples appels de la Communauté Internationale, de plusieurs violations par le régime Kabila
des textes juridiques nationaux comme internationaux, nous, le Comité de Familles des Prisonniers et les Exilés Politiques, lançons un appel fort à vous, messeigneurs les évêques de la RDC, pour que vous-vous impliquiez, avec foi et détermination, faisant entendre votre voix afin qu’il soit mis en terme au torpillage de l’Accord politique Global et Inclusif dont vous vous êtes chargé des bons offices.

Il serait inacceptable que la mauvaise fois l’emporte sur les engagements librement souscrits par la majorité au pouvoir; il serait néfaste, pour la République Démocratique du Congo, si la ruse continuait à l’importer sur la parole donnée.

« Priver les gens de leurs droits humains revient à contester leur humanité même » et « la moindre injustice, où qu’elle soit commise, menace l’édifice tout entier », ont un jour respectivement déclaré les plus illustres défenseur des droits de l’homme et prisonnier politique, Nelson Mandela et Martin Luther-King Jr.

Nous sommes persuadés qu’aussi longtemps les prisonniers politiques congolais ne seront pas libérés, il n’y aura aucune garantie d’un aboutissement heureux du processus électoral en RDC.

Il serait souhaitable qu’une structure permanente, au sein de votre sainte organisation qui est la CENCO, soit mise en place pour le suivi soutenu de la question de la décrispation politique, dans son volet consacré à la libération des prisonniers politiques et le retour des exilés (« J’étais en prison et vous m’avez visité » Mt 25.35-36).

En effet, la non présentation de M. Kabila aux prochaines élections risquerait d’apparaître comme une victoire à la Pyrrhus, si les élections seraient renvoyées encore une fois, ou bien elles se tiendraient dans le chaos général découlant de la contestation généralisée, de l’exclusivité et de la répression politique.

Que dire des critiques consécutives à la non application de l’Accord, dans un contexte de possible « caducité » de celui-ci? Il serait très dangereux, pour le futur de la République Démocratique du Congo, si cela devait arriver car la caducité « in fieri » de l’Accord pourrait marquer, après le mois de décembre 2018, le commencement d’une dictature ouvertement assumée, mise en place par la fraude, les manœuvres diaboliques d‘ingénierie constitutionnelle et la négation des liberté fondamentales.

Il est impératif, à ce stade du processus de démocratisation en RDC, que la centaine de prisonniers politiques, selon les statistiques de l’ONU, qui croupissent encore dans les geôles congolaises soient libérée car on ne peut rien construire de solide, valable et positif sur la mauvaise fois, le manque de respect de la parole donnée, bien la ruse et les violations des droits de l’homme.

Il est aberrant que le gouvernement congolais, par le biais de son Ambassadeur à l’Onu, ait déclaré le 13/11/18, devant le Conseil de Sécurité de l’Onu, qu’en RDC il y aurait seulement deux prisonniers politiques ( en se référant aux prisonniers politiques emblématiques Diomi et Muyambo, cités nommément dans l’Accord de la Saint-Sylvestre) et qu’il ne seront pas, selon lui, libérés!

D’ ailleurs, il serait souhaitable qu’à la prochaine Assemblée Générale, qui se réunira dans quelques jours, la CENCO ne se penche pas exclusivement sur l’évaluation du processus électoral, comme il a été annoncé, mais aussi sur la question fondamentale de la libération des prisonniers politiques, conformément à l’Accord de la Saint-Sylvestre, les deux sujets étant strictement liés, dans la perspective d’ un processus électoral inclusif, crédible et apaisé.

Pour la dernière fois, messeigneurs, nous vous posons la question lancinante:

« Où sont vos frères? »
et
« Souvenez-vous des prisonniers, comme si vous étiez aussi prisonniers; de ceux qui sont maltraités, comme étant aussi vous-mêmes dans le même corps »,
Hébreux 13.3

Pour le Comité des familles des prisonniers politiques et les exilés politiques,

Les familles des prisonniers politiques,

Famille Diomi Ndongala,
Famille Muyambo,
Famille Yangambi,
Famille Kikunda,
Famille Mulumba,
Famille Beni,
Famille Tsiani Malembe,
Famille Sengha,
Famille Banré,
Famille Bakajika,
Famille Meta,
Famille Kayembe,
Famille Mbaya,
Famille Mwamba,
Famille Lokwa,
Famille Kabala,
Famille Ndembu,
Famille Opele,
Famille Makonzo,
Famille Kalamba,
Famille Mbuyi,
Famille Kabemba,
Famille Buka,
Famille Bopomi,
Famille Tshiunza,
Famille Kayembe,
Famille Mukala,
Famille Lukaba,
Famille Azamba,
Famille Mbegza,
Famille Ahombiawe,
Famille Kengembali,
Famille Bomboko,
Famille Zobele,
Famille Kopani,
Famille Matungu,
Famille Kelega,
Famille Ekobi,
Famille Aburu,
Famille Batangezi,
Famille Mbanga,
Famille Wele,
Famille Makambo,
Famille Abia,
Famille Katumbi,
Famille Anzuluni,
Famille Nyamwisi,
Famille Rachidi

Forte mobilisation au Centre interdiocésain : Les familles des prisonniers politiques de la RDC interpellent la Cenco/ TEMPETE DES TROPIQUES

TEMPETE 161118 002

 

Forte mobilisation au Centre interdiocésain : Les familles des prisonniers politiques de la RDC interpellent la Cenco

Diomi

Dans un mémo déposé hier jeudi aux évêques, ils décrient la non application des mesures de décrispation, notamment la libération de Diomi, Muyambo… et le retour des exilés politiques dont Moïse Katumbi et Mbusa Nyamwisi

Le Comité des familles des prisonniers politiques de la République démocratique du Congo (CFPP-RDC) a procédé, hier jeudi 15 novembre, au dépôt du mémorandum, au Centre interdiocésain de Kinshasa, à l’attention des évêques de la Conférence épiscopale nationale du Congo (Cenco), ceux-là même qui ont facilité le dialogue qui a abouti à l’accord de la Saint Sylvestre.

Ces familles rappellent que, depuis la signature de l’Accord global et inclusif le 31 décembre 2016, les prisonniers politiques de la République démocratique du Congo demeurent embastillés dans les mouroirs congolais dits « prisons », malgré le chapitre V dudit accord qui statue sur la nécessité de leur libération.

Certains parmi eux, qualifiés d’ « emblématiques », sont cités nommément en tant que bénéficiaires des mesures de décrispation politique. Mais malgré cela, rien n’est entrepris par l’Exécutif congolais animé essentiellement par la Majorité politique signataire de l’accord et ses alliés, afin de leur rendre la liberté.

La Cenco, dans son rôle de facilitation de l’accord de la Saint Sylvestre, avait pris l’initiative de se porter garante de la libération des prisonniers politiques et du retour des exilés politiques, en demandant à l’Opposition et à la société civile, pendant les discussions au Centre interdiocésain de Kinshasa, d’accepter que ceux-ci soient libérés après la signature de l’accord, et pas avant, comme ces composantes exigeaient préalablement.

Les familles des prisonniers politiques de la RDC demandent aux évêques, en tant que frères en Christ : « Où sont vos frères ? » Deux ans après la signature de l’accord de la Saint Sylvestre, « Joseph Kabila a pu profiter du consensus politique dégagé à l’occasion de la signature de l’accord du 31 décembre 2016 pour se maintenir au pouvoir hors mandat constitutionnel, sans respecter le cahier des charges exigé par l’Opposition politique et la société civile ».

Le CNSA (Comité national de suivi de l’accord et du processus électoral) est dépourvu de toute considération de la part de l’Exécutif en place en ce qui concerne ses rares et timides prises de position, aussi bien par rapport à la libération des prisonniers politiques qu’à l’évaluation générale du processus électoral.

L’Exécutif issu de la signature des « arrangements particuliers » souscrits par une frange de l’Opposition, le 27 avril 2017, au Palais du peuple, n’applique pas son propre agenda qui prévoyait la libération des prisonniers politiques emblématiques, une semaine après la signature du protocole établissant le calendrier des étapes d’application de l’accord de la Saint Sylvestre.

Les délégations officielles aux négociations du Centre interdiocésain pour le compte de l’Opposition et de la société civile n’ont pas reconnu la désignation des membres participant à ce gouvernement. Mais ces membres dissidents, quant à eux, continuent à ne pas respecter leurs engagements, y compris ceux prévus par leurs propres « arrangements particuliers ».

« Comment continuer à se taire, alors que l’opinion publique congolaise est de plus en plus sceptique en ce qui concerne le lancement d’un processus électoral tardif, exclusif et surtout caractérisé par une crispation croissante du climat politique ? », se demande le CFPP-RDC.

Alors que des candidats à l’élection présidentielle ont été irrégulièrement invalidés par une CENI et une Cour constitutionnelle « manifes-tement partisanes », en RDC pour présenter sa candidature à l’élection présidentielle…les prisonniers politiques emblématiques dont Eugène Diomi Ndongala, Jean-Claude Muyambo… croupissent toujours en prison. Moïse Katumbi est empêché de rentrer

Aujourd’hui, Gekoko Mulumba et Franck Diongo se sont ajoutés sur la liste des prisonniers politiques privés de liberté sur base de poursuites politiquement motivées. D’autres exilés cités dans l’accord de la Saint Sylvestre, Anzuluni et Mbusa Nyamwisi, sont toujours empêchés de rentrer en RDC.

A eux  s’ajoutent les civils qui devraient être libérés sur la base de l’amnistie entrée en vigueur en 2014, comme Eric Kikunda et Firmin Yangambi, sans oublier la liste toujours plus longue des activistes des mouvements citoyens Carbone Beni et dernièrement les membres de la Lucha (Lutte pour le changement), Vici et tant d’autres, tous injustement emprisonnés pour avoir voulu exercer leur droit à la libre expression politique.

Mes seigneurs, « Où sont vos frères ? »

« Même si la mauvaise foi et la ruse du gouvernement Kabila, caractérisées par la mise en application sélective de l’accord de la Saint Sylvestre, nous refusons de comptabiliser le maintien en détention des prisonniers politiques dans la catégorie des ratés de l’accord », lit-on dans ce mémo.

« Qu’avez-vous fait de votre engagement à vous porter garants de la libération au moins des prisonniers politiques emblématiques nommément cités dans l’accord, ainsi que des exilés politiques, eux aussi cités au chapitre V dédié à la décrispation politique ? Pourquoi la Commission ad hoc censée statuer sur les autres cas n’a jamais été mise en place ? », s’interroge-t-on.

Il serait souhaitable qu’une structure permanente soit mise en place au sein de la Cenco pour le suivi soutenu de la question de la décrispation politique.

Il est aberrant que le gouvernement congolais, par le biais de son ambassadeur à l’ONU, ait déclaré le 13 novembre 2018 devant le Conseil de sécurité de l’ONU, qu’en RDC, il n’y aurait que deux prisonniers politiques (Diomi et Muyambo), et qu’ils ne seront pas, selon lui, libérés.

D’ailleurs, il serait souhaitable qu’à la prochaine Assemblée générale qui se réunira dans quelques jours, la Cenco ne se penche pas exclusivement sur l’évaluation du processus électoral, comme il a été annoncé, mais aussi sur la question fondamentale de la libération des prisonniers politiques, conformément à l’accord de la Saint Sylvestre, les deux sujets étant strictement liés, dans la perspective d’un processus électoral inclusif, crédible et apaisé.

Par Stone