LE COMITE DES FAMILLES DES PRISONNIERS POLITIQUES DE LA RDC CONTREDIT M. ALEXIS TAMBWE MWAMBA: LA MAJORITE DES PRISONNIERS POLITIQUES N’A PAS ETE LIBEREE /COMMUNIQUE CFPP-RDC

cropped-logo-prisonniers-politiques-rdc1.png

COMMUNIQUE 1/CFPP-RDC DU 11/10/2017

LE COMITE DES FAMILLES DES PRISONNIERS POLITIQUES DE LA RDC CONTREDIT M. ALEXIS TAMBWE MWAMBA:
LA MAJORITE DES PRISONNIERS POLITIQUES N’A PAS ETE LIBEREE

 

Le Comité des Familles des prisonniers Politiques de la RDC, CFPP-RDC en sigle, a suivi avec étonnement les propos incohérents du Ministre de la Justice et Garde des Sceaux, publiés dans le site http://www.tshukudunews.com, selon lesquels l’exécutif de la RDC aurait libéré les prisonniers politiques et que les cas emblématiques, repris dans le chapitre 5 de l’Accord de la Saint Sylvestre, ne pourraient pas être traités à son niveau.

Face à ces propos irrespectueux de la vérité des faits et des souffrances injustes qu’on impose à nos membres de familles, le CFPP-RDC tient à préciser ce qui suit:
les cas emblématiques des prisonniers politiques comme ceux de M. Eugène Diomi Ndongala et Jean-Claude Muyambo, ont été bel et bien résolus par les négociations politiques ayant abouti à l’Accord de la Saint Sylvestre et, en ce qui concerne ces cas, il ne revenait pas au gouvernement de prendre des décisions unilatérales. En effet, selon l’Accord Politique du 31/12/16, les parties avaient convenus qu’elles allaient accepter les solutions proposées par la Cenco.

En ce qui concerne le cas de M. Eugène Diomi Ndongala, victime d’un montage politico judiciaire démonté de longue date, toutes les parties aux négociations politiques de l’Accord de la Sain Sylvestre avaient convenu que le gouvernement allait donner application à la décision 2465/2014 du Comité des Droits de l’Homme des Nations Unies qui avait, depuis novembre 2016, ordonné à la RDC le libérer, annuler sa condamnation irrégulière et l’indemniser (cela étant une obligation pour la RDC condamnée par le CDH/ONU sur ce cas, comme vient d’ailleurs de reconnaître la Commission Nationale des Droits Humains, CNDH).

En ce qui concerne M. Jean-Claude Muyambo, une commission ad hoc de la Cenco avait été instituée, conformément à l’Accord du 31/12/16, pour donner son point de vue sur le cas. La commission avait statué décriant le caractère infondé de l’accusation d’abus de confiance, aussi bien pour M. Muyambo que pour l’exilé M. Moise Katumbi, aussi cité nommément dans le ch.5 de l’Accord Politique du 31/12/2016.

M. Alexis Tambwe Mwamba semble oublier, dans la série incontrôlée de fausses listes de prisonniers politiques qu’il cite, que la seule valable, dans le contexte des négociations politiques, était celle présentée par l’opposition politique harmonisée au sein de la Commission de Décrispation Politique. En effet, il ne revenait pas au gouvernement de sélectionner, à sa guise, les cas de prisonniers à libérer (la majorité des personnes libérées par l’exécutif kabiliste étant essentiellement des jeunes délinquants appelés « kuluna », d ’ailleurs en nombre de cinquante et non deux mille, comme il prétend).

D’autant plus que nous tous nous nous rappelons d’une fausse liste de prisonniers à libérer, présentés par le Ministère de la Justice en novembre 2016, dont la quasi-totalité était composées par des individus déjà libres!

Cela semble suffisant pour mettre en exergue la confusion délibérée qui règne au Ministère de la Justice, dont le titulaire, sans aucune justification juridique ou rationnelle, refuse de se conformer aux décisions librement souscrites par l’ exécutif dont il fait partie, ni aux engagements internationaux de la RDC (comme le Pacte International Relatif aux Droits Civils et Politiques ainsi que son Protocole Additionnel).

M. le Ministre et Garde de Sceaux Alexis Tambwe Mwamba semble oublier les cas des citoyens congolais déjà amnistiés depuis 2014 et qui croupissent toujours en prison: il s’agit de 26 cas de détenus au CPRK et 55 détenus à Ndolo, dont les plus connus sont ceux de M. Erick Kikunda Bolembo et de M. Firmin Yangambi Libote.
Tous ces cas auraient dû être traités par une « prétendue commission ad hoc » qui aurait dû être composée de Hauts Magistrats, laquelle n’a jamais siégé ni publié les résultats de ses délibérations, contrairement aux engagements publiques de M. le Ministre de la Justice face à l’opinion nationale et internationale, en janvier 2017.
Face à la mauvaise foi manifeste de M. le Ministre Alexis Tambwe Mwamba, les familles des prisonniers politiques de la RDC ne donnent aucun crédit aux déclarations nébuleuses de M. Tambwe quand il prétend que son administration prêtera sont attention aux propositions, en matière de décrispation politique, proposées par le Comité National de Suivi de l’Accord, CNSA en sigle, une institution d’appui à la démocratie qui n’a pas encore été légalement mise en place, car la loi organique devant la régir n’a jamais été votée.
Face à toutes ces contradictions et contrevérités, le Comité des Familles des Prisonniers Politiques de la RDC invite l’opinion nationale et internationale à faire pression sur l’exécutif Kabila pour qu’il traite cette question hautement sensible avec le sérieux qu’elles méritent car les familles des prisonniers politiques de la RDC sont fatiguées de continuer à entendre des discours incohérents de la part de l’administration de la Justice en ce qui concerne l’obligation de libérer les prisonniers politiques de la RDC, conformément aux engagements souscrits par le gouvernement au Centre Interdiocésain le 31/12/2016, mais aussi et surtout pour le respect du principe de légalité qui interdit de détenir une personne, pour des raisons politiques, prétextant un crime qu’il n’a pas commis: c’est cela, d’ailleurs, l’instrumentalisation de la justice à des fins politiques qui mine les fondations de l’état de droit en RDC.
Il sied de souligner que la détention illégale des nos pères, maris et fils, otages du régime Kabila cause de leur engagement politique, constitue un crime de torture.

Liberté pour les prisonniers politiques de la RDC!

Fait à Kinshasa, le 11/10/2017,

Pour le Comité des Famille des prisonniers politiques de la RDC,

FAMILLE DIOMI,
FAMILLE MUYAMBO
FAMILLE KIKUNDA,
FAMILLE YANGAMBI,
FAMILLE SAMBA,
FAMILLE KAZAMBA,
FAMILLE KULE
FAMILLE GEREMBAYA,
FAMILLE RAMAZANI,
FAMILLE GUNDE,
FAMILLE BGEBAZA,
FAMILLE AHOMBIAWE,
FAMILLE BUGA LONDE,
FAMILLE BOMBOKO,
FAMILLE GINALI,
FAMILLE KAWAYA,
FAMILLE KOPANI,
FAMILLE MATUNGU,
FAMILLE KELEGA,
FAMILLE IKONZONI,
FAMILLE BAYADA,
FAMILLE AGBIA,
FAMILLE EWATA,
FAMILLE POPIKE BATA,
FAMILLE BAPELA,
FAMILLE BITUMBA,
FAMILLE MAKAMBO,
FAMILLE MVUMBI,
FAMILLE CHALWE,
FAMILLE KABAMBA KALONGO,
FAMILLE NDOL TSHAMUNDJ,
FAMILLE MWASHILA,
FAMILLE NTAMBWE,
FAMILLE DELLA,
FAMILLE KIBINGA MUTEBA,
FAMILLE MUTETU

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s