LE COMITE DES FAMILLES DES PRISONNIERS POLITIQUES EST SCANDALISE PAR LE LANGAGE INAPPROPRIÉ, INJURIEUX ET MENSONGER DU MINISTRE DE LA JUSTICE, M. ALEXIS TAMBWE MWAMBA

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COMMUNIQUE DU CFPP-RDC DU 18/07/2018

Au cours d’un point de presse à l’issu de sa participation à la tripartite « gouvernement, CNSA ( Conseil National de Suivi de l’Accord Global et Inclusif) et CENI (Commission Nationale Électorale Indépendante) », M. Alexis Tambwe Mwamba, Ministre de la Justice, s’est illustré par des propos injurieux et mensongers concernant les prisonniers politiquee emblématiques de la RDC; l’arrogance de M. Tambwe a touché aussi les journalistes présents au point de presse, traités de « misérables » et d’autres noms d’oiseaux, à l’instar de prisonniers politiques emblématiques, Eugène Diomi Ndongala et Jean Claude Muyambo ainsi que M. Frank Diongo et Gecoco Lumumba. Même M. Moise Katumbi, exilé politique dont le nom est repris dans l’Accord de la Saint Sylvestre, a eu droit à des quolibets et d’autres appellations injurieuses.

Au delà de la forme inacceptable des propos tenus par  M. Tambwe, le CFPP-RDC tient à souligner que le contenu de ce point de presse était également  irresponsable dans le fond, car diffusant un contenu faux et mensonger:

  1. En ce qui concerne le prisonnier politique Eugène Diomi Ndongala, le CFPP-RDC tient à souligner et à informer l’opinion tant nationale qu’internationale, que le Président de la Démocratie Chrétienne n’a jamais avoué quoi que se soit concernant le montage grossier dont il a été victime, à aucun stade de la procédure inique lui imposée. D’ailleurs, il met au défi M. Tambwe d’exhiber ses prétendus aveux qui ne sont que le fruit de sa fantaisie tordue. Le fait que M. Tambwe ait recours à une fausseté si grossière, prouve suffisamment que il n’a pas d’autres repères juridiques pour justifier la détention illégale du prisonnier politique emblématique Eugène Diomi Ndongala, que l’invention d’aveux qui n’ont jamais existé et qu’il n’a jamais évoqué dans la procédure face au Comité des Droits de l’Homme des Nations Unies – à laquelle M. Tambwe a participé au nom de la RDC – qui a abouti a un jugement de droit international ayant condamné la RDC sur le dossier Diomi Ndongala, constatant 98 violations de droit dont il est victime. Le CDH/Onu, par son jugement 2465/2014 a ordonné à la RDC à libérer immédiatement Eugène Diomi Ndongala et  l’indemniser.
  2. En ce qui concerne le prisonniers politique Jean Claude Muyambo, il est certainement victime les la haine vengeresse de M. Tambwe, s’étant constitué partie civile dans une plainte contre Tambwe Mwamba pour terrorisme, tortures et détournements de fonds publiques, qui suit son cour en Belgique, pays européen où M. Tambwe réside. Point n’est pas besoin de rappeler à l’opinion tant nationale qu’internationale que M. Tambwe, ancien seigneur de guerre ayant participé à plusieurs rebellions de proxy qui ont endeuillé beaucoup de familles congolaises, revendiqua, en 1998, au nom de sa rébellion du moment, le RCD/Goma, avoir abattu un avion de ligne, en partance de Kindu (Maniema) avec à bord 43 civils plus les membres d’équipage – dont la majorité était constituée de femmes et enfants essayant d’échapper à l’avancée meurtrière des rebelles sanguinaires. Dans sa haine vengeresse, M. Tambwe s’est donné le luxe d’appeler M. Muyambo « escroc« .
  3.  Le même sort a été réserve à M. Diongo, M. Katumbi et M. Gecoco Lumumba. 

Par la suite, ne sachant pas justifier son opposition à donner stricte application à l’Accord Global et Inclusif, signé le 31/12/2016, sur la base duquel a été issu le gouvernement dont M. Tambwe est membre, le Ministre de la Justice, tout en étant personnellement signataire de l’Accord Politique en question, sur la base duquel se fonde la légitimité des institutions politiques toutes hors mandat,  a défini les prisonniers politiques emblématiques cité nommément dans l’Accord comme « non libérables ».

Au delà de la connotation ni politique, ni juridique de cette affirmation,  d’ailleurs encore une fois fausse, le Comité des Familles des Prisonniers Politiques de la RDC fait noter à M. Tambwe que l’objectif de sa participation à la tripartite demandé la le CNSA n’est pas de revenir sur les décisions  prises par les délégués ayant participé au dialogue politique du Centre Interdiocesien, sous l’houlette de la Cenco ‘Conférence Épiscopale Nationale du Congo), mais celui « d’accélérer son application« , conformément à la mission du CNSA,  telle que résumée par le dernier communique de cette Institution d’appui à la démocratie concernant la décrispation politique.

cnsa ordre de mission prisonniers pol emblematiques

De plus, il est contradictoire, de la part d’un membre du gouvernement issu de ce Dialogue politique, de soutenir que l’Accord Politique ne serait pas la Bible, alors que son propre Premier Ministre, M. Bruno Tshibala, aussi bien au cours d’interview données à RFI qu’à la BBC fin 2017, a reconnu que M. Eugène Diomi Ndongala, M. Muyambo et M. Frank Diongo sont des prisonniers politiques qui doivent être libérés conformément à l’Accord Politique de la Saint Sylvestre.

Cette cacophonie, au sein du gouvernement actuel, contredit le principe hiérarchique  qui est résumé par l’expression latine « ubi maior, minor cessat » (le subalterne se tait là où son supérieur s’est déjà exprimé).

Vu ce qui précède, le CFPP-RDC estime que la décrispation politique étant une préoccupation centrale pour désamorcer la grave crise de confiance qui règne actuellement en RDC entre l’opposition et le régime Kabiliste, il serait opportun et nécessaire que M. Tambwe recadre son discours haineux et injurieux pour revenir à une logique responsable et républicaine.

D’autant plus qu’il semble toujours confondre l’élargissement de miliciens, bandits ou bien d’autres voleurs de chèvres (dont le nombre est complètement indifférente à la décrispation politique qui est une question de qualité et non de quantité)  avec la libération des prisonniers politiques et des emblématiques,  seule, conformément au chapitre 5 de l’Accord de la Saint Sylvestre, capable de décrisper effectivement le climat politique très tendu, en ce moment, en RDC, avec un processus électoral qui n’arrive pas à prendre son envol.

Tout en attendant des excuses publiques de la part de M. Tambwe et une correction de ses déclarations qui ne font qu’aggraver les tensions politiques, le CFPP-RDC demande au CNSA d’assumer ses responsabilité dans le rôle lui attribué par l’Accord Global et Inclusif, mettant au centre de son action le volet de la décrispation politique, en ce qui concerne la libération des prisonniers politiques, à commencer par les emblématiques cités nommément au ch.5 de l’Accord, ainsi que les questions électorales.

Ne pas le faire, déclencherait une crise institutionnelle très grave dont il serait le premier responsable.

Libérez les prisonniers politiques de la RDC:  il ne sera que vraie justice !

LE COMITE DES FAMILLES DES PRISONNIERS POLITIQUES DE LA RDC

http://cfpp-rdc-com

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