GRACE PRESIDENTIELLE : Diomi Ndongala, Franck Diongo, F. Yangambi parmi les cas test pour Fatshi / FORUM DES AS

PRISON CENTRALE DE KINSHASA

Dans son discours d’investiture d’hier jeudi 24 janvier au Palais de la Nation, le nouveau Président congolais Félix Tshisekedi a déclaré qu’il instruira le ministre de la Justice pour un recensement des prisonniers politiques et d’opinion encore en détention dans le pays.

En effet, lors de la campagne électorale en novembre 2018 Fatshi, alors le candidat Président de la République avait promis aux Congolais il viderait certains lieux de détention bien ciblés. Notamment ceux dans lesquels croupissent des acteurs politiques, prisonniers d’opinion.
A la lumière de cette promesse électorale, Eugène Diomi Ndongala, Franck Diongo et Firmin Yangambi, pour ne citer que ceux-là, constituent trois cas de conscience pour Fatshi. Ce, en attendant la liste que devra élaborer le ministre de la Justice du nouveau Gouvernement qui n’est pas pour demain, l’action du nouveau chef de l’Etat peut partir du texte de l’Accord de la Saint-Sylvestre qu’il avait signé comme chef de délégation du « Rassemblement ».
Le texte fait clairement allusion à sept cas emblématiques qui étaient retenus notamment Moïse Katumbi Chapwe, Eugène Diomi Ndongala Nzomambu, Jean-Claude Muyambo (qui venait d’être libéré), Prosper Anzuluni, Antipas Mbusa Nyamwisi. Il fallait ajouter à cette liste Firmin Yangambi et le député national Franck Diongo du MLP condamné, fin 2016 à 5 ans de prison ferme comme Diomi Ndongala Nzomambu.

Pour toutes ces libérations, d’aucuns estiment que le successeur de Joseph Kabila a le plein pouvoir d’agir en signant une Ordonnance sans passer par le gouvernement. Au fait, le pouvoir de grâce et celui de décerner des médailles dans les Ordres nationaux sont les deux Ordonnances du Président de la République qui ne requièrent pas le contreseing du gouvernement par le Premier ministre. 

En cette matière, le Président de la République a le droit de grâce. Par conséquent, il peut communier les peines, les réduire ou les remettre. Il est donc fondé constitutionnellement dès lors qu’il est entré en fonction et qu’il a pris possession du Palais de la Nation. D’ores et déjà, il peut signer ces Ordonnances de grâce sans attendre la constitution du gouvernement qui ne va pas les contresigner.

Pour tous ceux qui sont en train de croupir en prison ou ceux qui sont en exil pour des affaires que les Evêques avaient qualifiées de politiquement motivées lors des négociations du Centre-interdiocésain en décembre 2018, ils attendent impatiemment l’heure de la libération ou du retour d’exil. Ces libérations pourraient être perçues comme une mesure phare du nouveau Président de la République.

Forum des as

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