RDC : AETA et CALCC désapprouvent les restrictions imposées à Diomi par Thambwe Mwamba

Lundi 25 mars 2019 – 17:43
Photo Christine Tshibuyi
Photo Christine Tshibuyi

Agir pour les élections transparentes et apaisées (AETA) et le Conseil d’apostolat des laïcs catholiques du Congo (CALCC) désapprouvent les conditions qui ont été imposées à l’ancien prisonnier Eugène Diomi Ndongala par le ministre de la Justice, Alexis Thambwe Mwamba.

Dans une déclaration conjointe, les deux organisations de la société civile pensent que les différentes conditions du ministre de la Justice à l’encontre d’Eugène Diomi Ndongala, après sa libération de la prison, ne le rend pas libre.

« AETA et CALCC désapprouvent les conditions restrictives imposées par le ministre de la Justice à M. Eugène Diomi, qui sous-entendent qu’il n’est pas du tout libre », peut-on lire dans la déclaration.

L’arrêté du ministre énumère une série de restrictions. Le président du parti Démocratie Chrétienne (DC) ne peut, par exemple, pas « se livrer à des déclarations et activités politiques de nature à troubler l’ordre public et le bon fonctionnement des institutions étatiques ».  Ses mouvements sont également contrôlés. Il ne peut pas sortir du territoire national sans l’autorisation préalable du procureur général près la Cour de cassation. Il ne peut pas non plus se rendre dans un point de sortie du territoire national pendant la durée de l’épreuve. Diomi ne doit pas non plus encourir une peine privative de liberté jusqu’en avril 2023. Enfin, il devra se présenter chaque lundi devant le procureur général près la Cour de cassation.

Par ailleurs, les deux ONG saluent la libération des prisonniers politiques.

« Les deux organisations saluent les avancées marquées par l’actuel pouvoir dans l’effectivité des mesures de cet accord, relatives à la décrispation politique, principalement la libération de Messieurs Franck Diongo, Firmin Yangambi et Eugène Diomi Ndongala qui font partie des cas dits emblématiques dans ledit accord », poursuit la déclaration.

AETA et CALCC se disent également inquiets par le fait que cette mesure n’ait pas été appliquée en faveur des autres citoyens notamment ceux qui étaient condamnés avant 2015. Pour eux, cette grâce présidentielle doit marquer “le changement du système” et “enclencher le processus de la réconciliation des Congolais”.

« AETA et CALCC expriment leur inquiétude que bien d’autres prisonniers qui croupissent dans les geôles n’aient pas été pris en compte par cette grâce présidentielle, notamment les compatriotes emprisonnés avant 2015 », concluent-ils.

Japhet Toko

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