Libération des prisonniers politiques : le dix jours annoncés par le Félix Tshisekedi expire aujourd’hui: J – 0

Libération des prisonniers politiques : le dix jours annoncés par le Félix Tshisekedi expire aujourd’hui

C’est ce mardi 12 mars qu’expire le dix jours que le Président de la République, Félix Tshisekedi avait annoncé au profit de la libération des prisonniers politiques et d’opinion.

« Dans les dix jours, je vais prendre une mesure de grâce présidentielle au bénéfice des prisonniers politiques ayant été condamnés par des décisions coulées coulée en force de chose jugée. En même temps, je vais instruire le ministre de la Justice de prendre, dans les mêmes délais, toutes les mesures nécessaires, dans les conditions prévues par la loi, pour une libération conditionnelle de toutes les personnes détenues pour les délits d’opinion, notamment dans le cadre des manifestations politiques avant les élections », avait promis le Président Tshisekedi, à l’occasion de la présentation du programme d’urgence de ses 100 jours à la tête du pays

Le lundi 11 mars, le Chef de l’Etat avait reçu dans son bureau de travail, le président du Conseil nationale de suivie de l’accord de la saint sylvestre, Joseph Olengakoy. Au sortir de l’audience, le président du CNSA avait affirmé que la libération des prisonniers politiques aura lieu incessamment.

Parmi les prisonniers politiques figurent notamment Frank Ndiongo, Eugène Diomi Ndongala.

DVT-ACTU24.CD

http://actu24.cd/blog/2019/03/12/liberation-des-prisonniers-politiques-le-dix-jours-annonces-par-le-felix-tshisekedi-expire-aujourdhui/J - 0.png

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Grâce présidentielle : J-4, les familles des prisonniers politiques retiennent leur souffle / LE PHARE

Grâce présidentielle : J-4, les familles des prisonniers politiques retiennent leur souffle

Après avoir martelé, dans son discours d’investiture, le 24 janvier 2019, que tous les prisonniers politiques allaient être libérés dans un cours délai, le Chef de l’Etat, Félix Antoine Tshisekedi, l’avait répété devant les Congolais de l’étranger, respectivement le 05 février à Luanda, le 07 février à Nairobi, le 08 février à Brazzaville et le 10 février à la tribune de l’Union Africaine, à Addis-Abeba, lors de la 32me session ordinaire de cette organisation.

            Pas plus tard que le samedi 02 mars, il a réitéré, cette fois, son engagement ferme de matérialiser sa promesse dans un délai de dix jours.

            Selon le compte à rebours auquel se livrent des millions de compatriotes, il reste, au Chef de l’Etat, que quatre jours pour transformer sa parole en acte. Pour l’heure, les familles des prisonniers politiques retiennent leur souffle. Bien que le Président de la République ait clairement précisé les conditions d’éligibilité à sa mesure de grâce ainsi qu’à la libération conditionnelle, le suspense demeure total.

            Beaucoup craignent, au regard des pesanteurs politiques d’une époque encore récente, que ce délai de 10 jours ne se transforme en une attente plus longue que prévue. L’on continue de redouter, en effet, un blocage de la part des dignitaires de l’ancien régime encore aux affaires, qui ne voient certainement pas d’un bon œil la remise en liberté de certaines de leurs victimes, qu’ils pensaient soustraire à jamais de la vie publique.

            On peut rappeler, pour rafraîchir la mémoire de tous, que Félix Tshisekedi a déclaré, lors de la présentation de son programme de 100 jours consacré à la construction et la réhabilitation des infrastructures :

            « Sur le plan politique, pour consolider les acquis de la démocratie dans notre pays, j’ai décidé de faire de la décrispation un objectif majeur pendant les 100 jours. A cet effet, dans les dix jours, je vais prendre une mesure de grâce présidentielle au bénéfice de prisonniers politiques ayant été condamnés par des décisions coulées force de chose jugée. En même temps, je vais instruire le ministre de la Justice de prendre, dans le même délai susdit, toutes les mesures nécessaires, dans les conditions prévues de par loi, pour une libération conditionnelle de toutes les personnes détenues pour les délits d’opinion, notamment dans le cadre des manifestations politiques d’avant les élections ».

            Pour apaiser les esprits, le Chef de l’Etat a intérêt à ne pas soumettre aux prolongations des familles des prisonniers politiques dont les dossiers remplissent les critères de fond et de forme pour leur relaxation. Ce moment historique de la décrispation totale du climat politique est si fiévreusement attendu que la moindre seconde ou minute de « glissement » risque d’être perçue comme un signal négatif.

            Connu comme un homme de parole, dont les premiers pas comme homme d’Etat ont fait grosse impression dans l’opinion tant nationale qu’internationale, Félix Tshisekedi ne va sûrement pas rater l’occasion d’agir dans le sens des attentes des victimes de l’intolérance politique.

                                                                                  Kimp

https://www.lephareonline.net/grace-presidentielle-j-4-les-familles-des-prisonniers-politiques-retiennent-leur-souffle/

[RDC-Décrispation] Félix Tshisekedi promet la libération des prisonniers politiques dans les 10 jours ! /DEPECHE.CD

10 jours

[RDC-Décrispation] Félix Tshisekedi promet la libération des prisonniers politiques dans les 10 jours !

Il y a 1 heure Non  Par LA RÉDACTION

(Kinshasa, le 2 mars 2019)-Dans la présentation de son programme d’urgence dans les 100 premiers jours, le président de la République qui avait promis de faire de la décrispation politique sa priorité, annonce la libération des prisonniers politiques et d’opinions dans les 10 jours qui suivent. Ce délai court jusqu’au 12 mars prochain.

« Dans les 100 jours, je veux  prendre une mesure de grâce pour des prisonniers politiques et d’opinions ayant été condamnés par des décisions coulées en force des choses jugées », a dit Félix Antoine Tshisekedi.

 

 

DÉPÊCHE.CD

Dans son allocution de ce samedi 02 mars 2019 sur la présentation de son programme d’urgence pour les 100 premiers jours, Félix Tshisekedi a annoncé qu’il va gracier les prisonniers politiques.

“Dans les 10 jours, je vais prendre une mesure de grâce présidentielle au bénéfice des prisonniers politiques ayant été condamnés par des décisions coulées en force des choses jugées”, a déclaré Félix Tshisekedi.

Le chef de l’État a également précisé qu’il va instruire le ministre de la justice pour la libération des prisonniers d’opinion.

“En même temps, je vais instruire le ministre de la justice de prendre dans le même délai, toutes les mesures nécessaires dans les conditions prévues par la loi, pour une libération conditionnelle de toutes les personnes détenues pour le délit d’opinion notamment dans le cadre des manifestations politiques avant les élections”, a-t-il conclu.

Jephté Kitsita

7 sur 7 cd

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« Pour consolider les acquis de la démocratie dans notre pays, j’ai décidé de faire de la décrispation un objectif majeur pendant les 100 jours. À cet effet, dans les dix jours, je vais prendre une mesure de grâKinshasa, 02/03/2019

« Pour consolider les acquis de la démocratie dans notre pays, j’ai décidé de faire de la décrispation un objectif majeur pendant les 100 jours. À cet effet, dans les dix jours, je vais prendre une mesure de grâce présidentielle au bénéfice des prisonniers politiques… » annonce le Président de la République Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, à l’occasion de la présentation du programme d’urgence « les 100 premiers jours… » ce samedi 02 février à l’échangeur de Limete, dans la commune de Limete à Kinshasa.

https://congoreformes.com/rdc-grace-presidentielle-dans-10-jours-en-faveur-des-prisonniers-programme-durgence-100-jours-du-president-felix-tshisekedi/

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PROGRAMME D’URGENCE POUR LES
100 PREMIERS JOURS DU CHEF DE L’ETAT

DOC-20190302-WA0000

RDC: l’Asadho presse Tshisekedi de faire libérer les détenus politiques / LA LIBRE AFRIQUE-MARIE-FRANCE CROS

LA LIBRE AFRIQUE KATENDE.png

Dans une interview à la radio Top Congo, à Kinshasa, ce mercredi matin, le président de l’Association africaine des droits de l’homme (Asadho) a demandé au président Félix Tshisekedi de faire « rapidement » libérer les prisonniers politiques.

CFPP FELIX

Jean-Claude Katende a fait cette demande alors que les familles des prisonniers politiques s’impatientent de ne pas voir encore réalisée la promesse faite le mois dernier par le nouveau chef de l’Etat, lors de sa prestation de serment du 24 janvier.

« Nous souhaitons que le président de la République prenne des mesures le plus rapidement possible pour que ces compatriotes qui ont beaucoup souffert de l’injustice puissent être libérés ». Que cette promesse n’ait pas encore été mise en œuvre « nous surprend beaucoup », a ajouté Me Katende.

Cette semaine, le député sortant de la Funa (circonscription de Kinshasa) Léon Nembalemba a ainsi réclamé la libération du député  Franck Diongo (Parti Lumumbiste progressiste) pour la Lukunga, une autre circonscription de la capitale. « Cela ne prend que quelques secondes pour une signature de l’ordonnance présidentielle (…) Le président Tshisekedi attend quoi pour le libérer? ».

Franck Diongo avait été condamné en décembre 2016 à cinq ans de prison pour « séquestration » chez lui de trois militaires de la Garde républicaine (garde prétorienne de Joseph Kabila) qui avaient été envoyés l’arrêter.

Il est considéré comme un prisonnier politique, tout comme Eugène Diomi Ndongala, cité nommément dans l’Accord de la Saint-Sylvestre de décembre 2016 comme un des détenus politiques « emblématiques » devant être libérés. Diomi attend toujours, lui aussi, bien qu’ayant été la cheville ouvrière des protestations qui avaient suivi les élections de 2011 (jugées « non crédibles » par les observateurs nationaux et internationaux), protestations visant à faire reconnaître Etienne Tshisekedi, père décédé de l’actuel chef d’Etat, comme le vrai Président élu.

RDC: Eugène Diomi saisit la Cour constitutionnelle

https://afrique.lalibre.be/32674/rdc-lasadho-presse-tshisekedi-de-faire-liberer-les-detenus-politiques/

Les familles de prisonniers politiques en appellent à Félix Tshisekedi / MARIE FRANCE CROS – LA LIBRE AFRIQUE

logoLes familles de prisonniers politiques en appellent à Félix Tshisekedi

Les familles de prisonniers politiques en appellent à Félix Tshisekedi

Le Comité des familles des prisonniers politiques de RDCongo a diffusé mercredi un communiqué appelant Félix Tshisekedi à libérer les prisonniers politiques et particulièrement le détenu « emblématique » Eugène Diomi, qui fut le fer de lance des protestations contre la fraude massive aux élections de 2011.

Ces élections, jugées « non crédibles » par les observateurs, s’étaient terminées par le maintien de Joseph Kabila au pouvoir, au détriment de son rival Etienne Tshisekedi.

Eugène Diomi, qui avait renoncé à présenter sa candidature à la présidentielle afin de rallier la cause de Tshisekedi père, avait été élu député mais ne siégea pas – comme Félix Tshisekedi – pour obéir au mot d’ordre de Tshisekedi père qui réfutait toute crédibilité de cette Assemblée nationale si mal élue.

Demandes de l’Onu et de l’UE ignorées
Eugène Diomi avait été enlevé le 27 juin 2012, jour prévu pour la signature solennelle d’une charte constituant une plateforme réclamant la vérité des urnes, et détenu au secret durant trois mois, tandis que le siège de son parti, Démocratie Chrétienne, était occupé par la police – « et jamais rendu jusqu’au jour d’aujourd’hui », indique son parti. Libéré à la veille du Sommet de la Francophonie à Kinshasa, en octobre 2012, il fut arrêté le 8 avril 2013 sur des accusations de viol et atteinte à la sûreté de l’Etat jugées politiquement motivées. Il avait été condamné à 10 ans de prison lors d’un procès entaché de multiples irrégularités.
Plusieurs de demandes de libération émanant de l’ONU et de l’Union européenne restèrent sans effet, alors que la santé d’Eugène Diomi se dégradait en raison des conditions de détention. Sa libération comme détenu politique « emblématique » avait été inscrite dans l’Accord de la Saint-Sylvestre – qui devait permettre l’organisation des élections retardées par le régime Kabila – mais ne fut pas plus respectée que les autres obligations auxquelles s’étaient engagées les autorités kabilistes en signant ce  texte. La Cour constitutionnelle, réputée acquise à Joseph Kabila, n’a jamais donné suite à la requête de la famille Diomi en vue de faire appliquer une décision du Comité des Droits de l’Homme de l’Onu pour la libération du détenu.
appel a la liberation diomi 2

RDCongo: les familles des prisonniers politiques protestent auprès de l’Onu/ MARIE-FRANCE CROS, LA LIBRE AFRIQUE

LA LIBRE AFGRIQUE LOGORDCongo: les familles de prisonniers politiques protestent auprès de l’Onu

  • 11 décembre 2018

RDCongo: les familles de prisonniers politiques protestent auprès de l’Onu

Les avocats de prisonniers et exilés politiques en République démocratique du Congo (RDC) ont écrit au Secrétaire général de l’Onu et aux représentants des pays membres du Conseil de sécurité pour protester contre une déclaration de l’ambassadeur de Kinshasa devant les Nations unies, assurant qu’il n’y avait pas de prisonniers politiques au Congo.

La lettre, datée du 30 novembre 2018, a été rendue publique par les familles des prisonniers politiques. Elle exprime le « désarroi » et l’indignation des prisonniers politiques devant l’affirmation faite par l’ambassadeur du président hors mandat Joseph Kabila devant le Conseil de sécurité. L’ambassadeur Ignace Gata Mavita a en effet assuré qu’il n’y avait pas de prisonniers politiques au Congo.

Pourtant nommés dans un Accord politique

Cette affirmation est contestée par les familles. En outre, l’association de défense des droits de l’homme ACAJ (Association congolaise pour l’accès à la justice) a dénombré 51 prisonniers politiques rien qu’à la prison de Makala, à Kinshasa. Ces détenus, ajoute l’avocat, sont rejoints par de plus en plus d’autres prisonniers politiques et d’opinion, notamment des « jeunes activistes de mouvements citoyens » et le journaliste Peter Tiani.

En outre, l’Accord de la Saint-Sylvestre 2016 – signé par l’opposition et la majorité présidentielle, sous l’égide des évêques catholiques – citait nommément les cas « emblématiques » de « prisonniers politiques », Eugène Diomi Ndongala et Jean-Claude Muyambo, deux hommes politiques liés à l’opposition au président Kabila.

https://afrique.lalibre.be/28812/rdcongo-les-familles-de-prisonniers-politiques-protestent-aupres-de-lonu/

accusee reception lettre diomi et muyambo au sg onu

 LETTRE DE PROTESTATION, EN ANGLAIS ET EN FRANCAIS, ADRESSEE AU SG DE L’ONU ET AUX PAYS MEMBRES DU CSNU

FLECHEhttps://cfpp-rdc.com/2018/12/05/les-avocats-des-prisonniers-politiques-emblematiques-jean-claude-muyambo-et-eugene-diomi-ndongala-ecrivent-au-sg-de-lonu-et-a-tous-les-pays-membres-du-csnu-pour-dementir-les-propos-tenus-devant-le/

La Haut-commissaire aux droits de l’Homme de l’ONU, Michelle Bachelet: « J’ encourage donc les autorités et l’opposition congolaises à mettre en œuvre l’Accord politique de décembre 2016, notamment sur la libération de tous les prisonniers politiques, la reddition de comptes en cas de violations des droits humains, l’interdiction du recours à la force meurtrière par la police »

Elections: L’ONU appelle à l’apaisement pour les prochaines échéances électorales

 

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La Haut-commissaire aux droits de l’Homme de l’ONU, Michelle Bachelet, a plaidé pour “un processus électoral apaisé” pour assurer une bonne tenue des élections présidentielles et législatives du 23 décembre prochain en République démocratique du Congo (RDC).“D’habitude, avant les élections et pendant les élections, nous constatons une multiplication des violations des droits de l’Homme”, a déclaré lors d’une conférence de presse tenue mercredi à Genève.

L’ancienne présidente chilienne encourage donc les autorités et l’opposition congolaises à mettre en œuvre l’Accord politique de décembre 2016, “notamment sur la libération de tous les prisonniers politiques, la reddition de comptes en cas de violations des droits humains, l’interdiction du recours à la force meurtrière par la police ou les forces de sécurité lors de manifestations”.

Dans certaines provinces, outre l’épidémie d’Ebola, l’insécurité reste toujours un défi.

“Nous assistons également à la poursuite d’affrontements dans certaines parties de la RDC au Nord-Kivu, ce qui s’est traduit par la prolifération de certains groupes armés générant des violences interethniques et entraînant des déplacements massifs”, a-t-elle affirmé.


africandailyvoice / MCP via mediacongo.net

LES AVOCATS DES PRISONNIERS POLITIQUES EMBLEMATIQUES JEAN-CLAUDE MUYAMBO ET EUGENE DIOMI NDONGALA ECRIVENT AU SG DE L’ONU ET A TOUS LES PAYS MEMBRES DU CSNU POUR DEMENTIR LES PROPOS TENUS DEVANT LE CSNU PAR L’AMBASSADEUR DE LA RDC CONCERNANT LA PRETENDUE ABSENCE DE PRISONNIERS POLITIQUES

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FLECHEDementi Onu FR / DOC EN PDF

FLECHEDEMENTI ONU0001 DERNIERE VERSION ENGLISH

LE CONGRES AMERICAIN ADOPTE UNE NOUVELLE LOI DE SOUTIEN A LA REDEVABILITE EN MATIERE DE DROITS DE L’HOMME EN R.D.CONGO: LA LIBERATION DES PRISONNIERS POLITIQUES EST EXPRESSEMENT EXIGEE

BILL 6207- CONGRES US SUR LA RDC EXTRAITS

Washington DC (November 27, 2018) — The Enough Project applauds today’s passage of the “Democratic Republic of the Congo Democracy and Accountability Act of 2018” (H.R. 6207) in the U.S. House of Representatives. The Act, drafted and passed in a bipartisan effort, aims to counter corruption and human rights abuses, and to support free and fair elections, unfettered rights to free press, speech, and assembly in the Democratic Republic of Congo, and includes a program of additional sanctions actions targeting senior political leaders.  The House bill must now pass the Senate to become law.

https://enoughproject.org/press-releases/enough-project-lauds-passage-strong-bipartisan-dr-congo-bill-u-s-house-representatives

LA LOI H. R. 6207 « To support democracy and accountability in the Democratic Republic of the Congo, and for other purposes. »

doc pdf

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Forte mobilisation au Centre interdiocésain : Les familles des prisonniers politiques de la RDC interpellent la Cenco/ TEMPETE DES TROPIQUES

TEMPETE 161118 002

 

Forte mobilisation au Centre interdiocésain : Les familles des prisonniers politiques de la RDC interpellent la Cenco

Diomi

Dans un mémo déposé hier jeudi aux évêques, ils décrient la non application des mesures de décrispation, notamment la libération de Diomi, Muyambo… et le retour des exilés politiques dont Moïse Katumbi et Mbusa Nyamwisi

Le Comité des familles des prisonniers politiques de la République démocratique du Congo (CFPP-RDC) a procédé, hier jeudi 15 novembre, au dépôt du mémorandum, au Centre interdiocésain de Kinshasa, à l’attention des évêques de la Conférence épiscopale nationale du Congo (Cenco), ceux-là même qui ont facilité le dialogue qui a abouti à l’accord de la Saint Sylvestre.

Ces familles rappellent que, depuis la signature de l’Accord global et inclusif le 31 décembre 2016, les prisonniers politiques de la République démocratique du Congo demeurent embastillés dans les mouroirs congolais dits « prisons », malgré le chapitre V dudit accord qui statue sur la nécessité de leur libération.

Certains parmi eux, qualifiés d’ « emblématiques », sont cités nommément en tant que bénéficiaires des mesures de décrispation politique. Mais malgré cela, rien n’est entrepris par l’Exécutif congolais animé essentiellement par la Majorité politique signataire de l’accord et ses alliés, afin de leur rendre la liberté.

La Cenco, dans son rôle de facilitation de l’accord de la Saint Sylvestre, avait pris l’initiative de se porter garante de la libération des prisonniers politiques et du retour des exilés politiques, en demandant à l’Opposition et à la société civile, pendant les discussions au Centre interdiocésain de Kinshasa, d’accepter que ceux-ci soient libérés après la signature de l’accord, et pas avant, comme ces composantes exigeaient préalablement.

Les familles des prisonniers politiques de la RDC demandent aux évêques, en tant que frères en Christ : « Où sont vos frères ? » Deux ans après la signature de l’accord de la Saint Sylvestre, « Joseph Kabila a pu profiter du consensus politique dégagé à l’occasion de la signature de l’accord du 31 décembre 2016 pour se maintenir au pouvoir hors mandat constitutionnel, sans respecter le cahier des charges exigé par l’Opposition politique et la société civile ».

Le CNSA (Comité national de suivi de l’accord et du processus électoral) est dépourvu de toute considération de la part de l’Exécutif en place en ce qui concerne ses rares et timides prises de position, aussi bien par rapport à la libération des prisonniers politiques qu’à l’évaluation générale du processus électoral.

L’Exécutif issu de la signature des « arrangements particuliers » souscrits par une frange de l’Opposition, le 27 avril 2017, au Palais du peuple, n’applique pas son propre agenda qui prévoyait la libération des prisonniers politiques emblématiques, une semaine après la signature du protocole établissant le calendrier des étapes d’application de l’accord de la Saint Sylvestre.

Les délégations officielles aux négociations du Centre interdiocésain pour le compte de l’Opposition et de la société civile n’ont pas reconnu la désignation des membres participant à ce gouvernement. Mais ces membres dissidents, quant à eux, continuent à ne pas respecter leurs engagements, y compris ceux prévus par leurs propres « arrangements particuliers ».

« Comment continuer à se taire, alors que l’opinion publique congolaise est de plus en plus sceptique en ce qui concerne le lancement d’un processus électoral tardif, exclusif et surtout caractérisé par une crispation croissante du climat politique ? », se demande le CFPP-RDC.

Alors que des candidats à l’élection présidentielle ont été irrégulièrement invalidés par une CENI et une Cour constitutionnelle « manifes-tement partisanes », en RDC pour présenter sa candidature à l’élection présidentielle…les prisonniers politiques emblématiques dont Eugène Diomi Ndongala, Jean-Claude Muyambo… croupissent toujours en prison. Moïse Katumbi est empêché de rentrer

Aujourd’hui, Gekoko Mulumba et Franck Diongo se sont ajoutés sur la liste des prisonniers politiques privés de liberté sur base de poursuites politiquement motivées. D’autres exilés cités dans l’accord de la Saint Sylvestre, Anzuluni et Mbusa Nyamwisi, sont toujours empêchés de rentrer en RDC.

A eux  s’ajoutent les civils qui devraient être libérés sur la base de l’amnistie entrée en vigueur en 2014, comme Eric Kikunda et Firmin Yangambi, sans oublier la liste toujours plus longue des activistes des mouvements citoyens Carbone Beni et dernièrement les membres de la Lucha (Lutte pour le changement), Vici et tant d’autres, tous injustement emprisonnés pour avoir voulu exercer leur droit à la libre expression politique.

Mes seigneurs, « Où sont vos frères ? »

« Même si la mauvaise foi et la ruse du gouvernement Kabila, caractérisées par la mise en application sélective de l’accord de la Saint Sylvestre, nous refusons de comptabiliser le maintien en détention des prisonniers politiques dans la catégorie des ratés de l’accord », lit-on dans ce mémo.

« Qu’avez-vous fait de votre engagement à vous porter garants de la libération au moins des prisonniers politiques emblématiques nommément cités dans l’accord, ainsi que des exilés politiques, eux aussi cités au chapitre V dédié à la décrispation politique ? Pourquoi la Commission ad hoc censée statuer sur les autres cas n’a jamais été mise en place ? », s’interroge-t-on.

Il serait souhaitable qu’une structure permanente soit mise en place au sein de la Cenco pour le suivi soutenu de la question de la décrispation politique.

Il est aberrant que le gouvernement congolais, par le biais de son ambassadeur à l’ONU, ait déclaré le 13 novembre 2018 devant le Conseil de sécurité de l’ONU, qu’en RDC, il n’y aurait que deux prisonniers politiques (Diomi et Muyambo), et qu’ils ne seront pas, selon lui, libérés.

D’ailleurs, il serait souhaitable qu’à la prochaine Assemblée générale qui se réunira dans quelques jours, la Cenco ne se penche pas exclusivement sur l’évaluation du processus électoral, comme il a été annoncé, mais aussi sur la question fondamentale de la libération des prisonniers politiques, conformément à l’accord de la Saint Sylvestre, les deux sujets étant strictement liés, dans la perspective d’un processus électoral inclusif, crédible et apaisé.

Par Stone

Décrispation de la vie nationale : les familles des prisonniers politiques interpellent les évêques / LE COURRIER DE KINSHASA

le courrier de kinshasa 161118 00

Décrispation de la vie nationale : les familles des prisonniers politiques interpellent les évêques

Jeudi 15 Novembre 2018 – 17:10

 

LE COURRIER DE KINSHASA 161118 01

 

Dans le mémorandum qui tourne sur la question « Où sont vos frères ? », adressé à la Conférence épiscopale nationale du Congo (Cénco), les parents des détenus regrettent ce qui est vu comme une passivité complice des prélats catholiques, à qui ils rappellent leur engagement à se porter « garants » de leur libération car nommément cités dans l’Accord de la Saint-Sylvestre.

 Les familles des prisonniers politiques de la République démocratique du Congo (RDC) ont déposé, le 15 novembre au siège de la Cénco, à Gombe, un mémorandum adressé aux évêques congolais.

Elles rappellent, dans le document, que depuis la signature, le 31 décembre 2016, de l’Accord de la Saint-Sylvestre sous l’égide de la Cénco, leurs parents demeurent embastillés dans les mouroirs congolais, dits « prisons », même si le chapitre V de cet accord statuait sur  la nécessité de leur libération. « Certains parmi eux, définis emblématiques, sont cités nommément en tant que bénéficiaires des mesures de décrispation politique mais, malgré cela, rien n’est entrepris par l’exécutif congolais – animé essentiellement par la majorité politique signataire de l’Accord et ses alliés – afin de leur rendre la liberté »,souligne le texte. Le document relève également que dans son rôle de facilitation de l’Accord de la Saint-Sylvestre, la Cénco avait pris l’initiative de se porter garante de la libération des prisonniers politiques et du retour des exilés politiques, en demandant à l’opposition et à la société civile, pendant les discussions au Centre interdiocésain de Kinshasa, d’accepter que ceux-ci soient libérés après la signature de l’Accord et pas avant, comme ces composantes l’exigeaient préalablement.

Un consensus qui n’a profité qu’à une partie

Le mémorandum regrette que le consensus politique dégagé à l’issue de cet accord, signé il y a deux ans, n’ait pu profiter qu’au président Joseph Kabila qui s’est maintenu au pouvoir hors mandat constitutionnel, sans respecter le cahier des charges exigé par l’opposition politique et la société civile.

Le Conseil national de suivi de l’accord (CNSA), font remarquer les signataires, demeure une coquille vide qui n’a pas d’existence légale, dépourvue de toute considération de la part de l’exécutif en place en ce qui concerne ses rares et timides prises de position, aussi bien par rapport à la libération des prisonniers politiques qu’à l’évaluation générale du processus électoral. « L’exécutif issu de la signature des arrangements particuliers souscrits par une frange de l’opposition, le 27 avril 2017, au Palais du peuple, n’applique pas son propre agenda qui prévoyait la libération des prisonniers politiques emblématiques, une semaine après la signature du protocole établissant le calendrier des étapes d’application de l’Accord de la Saint-Sylvestre », lit-on dans le mémorandum. Le texte note que les délégations officielles des négociations du Centre interdiocésain, pour le compte de l’opposition et de la société civile, n’ont pas reconnu la désignation des membres participant à ce gouvernement, mais ces membres dissidents, quant à eux, continuent à ne pas respecter leurs engagements, y compris ceux prévus par leurs propres « arrangements particuliers ».

« Des prisonniers emblématiques toujours en prison « 

Pour ces familles, il n’y a plus lieu de se taire, étant donné que l’opinion publique congolaise est de plus en plus sceptique en ce qui concerne le lancement d’un processus électoral tardif, exclusif et surtout caractérisé par une crispation croissante du climat politique. Alors que des candidats à l’élection présidentielle ont été irrégulièrement invalidés par une Commission électorale nationale indépendante et une Cour constitutionnelle manifestement partisanes, ont-elles déploré, les prisonniers politique emblématiques comme Eugène Diomi Ndongala et Jean-Claude Muyambo croupissent toujours en prison; Moise Katumbi est empêché de rentrer au pour présenter sa candidature à l’élection présidentielle et des nombreux autres dissidents politiques se sont ajoutés à la liste des prisonniers qui devaient être libérés à l’issue des travaux d’une fantomatique « commission ad hoc », composée par des magistrats et des représentants de la société civile, qui n’a jamais été mise en place. Pour ces familles, les opposants Gekoko Mulumba et Franck Diongo se sont ajoutés à la liste sur la base de poursuites politiquement motivées; alors que les autres exilés cités dans l’Accord de la Saint- Sylvestre comme Anzuluni et Mbusa Nyamwisi sont toujours empêchés de rentrer en RDC. Le mémo épingle également les cas des autres civils qui devaient être libérés sur la base de l’amnistie entrée en vigueur en 2014, dont Eric Kikunda et Firmin Yangambi, ainsi que des activistes des mouvement citoyens comme Carbone Beni et les autres membres du mouvement citoyens Lucha et Vici, etc, qui seraient tous injustement emprisonnés pour avoir voulu exercer leur droit à la libre expression politique.

Les signataires du mémorandum disent, par ailleurs, refuser de comptabiliser le maintien en détention des prisonniers politiques dans la catégorie des « ratés » de l’Accord, même si la mauvaise foi et la ruse du gouvernement de Kinshasa ont caractérisé la mise en application sélective de l’Accord de la Saint-Sylvestre.

C’est ici qu’ils demandent aux prélats catholiques ce qu’ils ont fait de leur engagement à se porter « garants » de la libération au moins des prisonniers politiques emblématiques nommément cités dans l’Accord, ainsi que des exilés politiques, eux aussi cités. 

 

 

Lucien Dianzenza

Les familles des prisonniers politiques interpellent la Cenco / LE PHARE

Les familles des prisonniers politiques interpellent la Cenco

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Les familles de plus de 40 prisonniers politiques et quelques
partisans des exilés politiques ont envahi le Centre interdiocésain,
siège de la Conférence Episcopale Nationale du Congo (CENCO), à
Kinshasa, hier jeudi 15 novembre 2018, pour déposer un mémorandum à
l’attention des Evêques.

Patricia Diomi Ndongala,  qui conduisait la délégation, a lu devant la
presse et le public ce mémo intitulé « Où est ton frère ? », qui a été
réceptionné au secrétariat général de la CENCO.

Ces familles sont persuadées qu’ « aussi longtemps les prisonniers
politiques congolais ne seront pas libérés, il n’y aura qu’aucune
garantie d’un aboutissement heureux du processus électoral en RDC ».
Elles n’ont pas manqué de faire quelques propositions à la CENCO en
ces termes. « Il serait souhaitable qu’une structure permanente, eu
sein de votre sainte organisation qu’est la CENCO, soit mise en place
pour le suivi soutenu de la question de la décrispation politique et
le retour des exilés (« J’étais en prison et vous m’avez visité » Mt
25.35-36)

Voici la seconde : « Il serait souhaitable qu’à la prochaine
Assemblée générale, qui se réunira dans quelques jours, la CENCO ne se
penche pas exclusivement sur l’évaluation du processus électoral,
comme il a été annoncé, mais aussi sur la question fondamentale de la
libération des prisonniers politiques, conformément à l’accord de la
Saint-Sylvestre, les deux sujets étant strictement liés, dans la
perspective d’un processus électoral inclusif, crédible et apaisé ».
Nous rappelons qu’effectivement la CENCO se réunit en Assemblée
Plénière Extraordinaire du 20 au 22 novembre 2018 pour évaluer le
processus électoral.

Pour conclure leur message aux évêques, les familles ont recouru à
l’épitre aux Hébreux 13,3 : « Où sont vos frères ? » et «
Souvenez-vous des prisonniers, comme si vous étiez aussi prisonniers ;
de ceux qui sont maltraités, comme étant aussi vous-mêmes dans le même
corps ».
Sans aucun incident, les familles des prisonniers politiques ont
quitté le Centre interdiocésain. Parmi les familles signataires de ce
mémo, on peut citer celles de Diomi Ndongala, Muyambo, Mulumba Gecoco,
Bakajika, Bomboko, Katumbi, Anzuluni, Nyamuisi.

Jean-René Bompolonga

MEMORANDUM A L’ATTENTION DE  MESSEIGNEURS LES EVEQUES DE LA CONFERENCE EPISCOPALE NATIONALE DU CONGO (CENCO)

« Où est ton frère? » Genèse 4:9-10
Depuis la signature l’Accord Global et Inclusif le 31 décembre 2016,
les prisonniers politiques de la République Démocratique du Congo
demeurent embastillés dans les mouroirs congolais dits « prisons »,
malgré le chapitre V dudit Accord sur la nécessité de leur libération.
Certains parmi eux, définis « emblématiques », sont cités nommément en
tant que bénéficiaires des mesures de décrispation politique, mais,
malgré cela, rien n’est entrepris par l’exécutif congolais – animé
essentiellement par la majorité politique signataire de l‘Accord et
ses alliés – afin de leur rendre la liberté.

La CENCO, dans son rôle de facilitation de l’Accord de la Saint-
Sylvestre, avait pris l’initiative de se porter garante de la
libération des prisonniers politiques et du retour des exilés
politiques, en demandant à l’opposition et à la société civile,
pendant les discussions au Centre Interdiocésain de Kinshasa,
d’accepter que ceux-ci soient libérés après la signature de l’Accord,
et pas avant, comme ces composantes l’exigeaient préalablement.
Les familles des prisonniers politiques de la RDC vous demandent,
messeigneurs, en tant que frères en Christ: « Ou sont vos frères? »
Deux ans après la signature de l’Accord de la Saint-Sylvestre, M.
Kabila a pu profiter du consensus politique dégagé à l’occasion de la
signature de l’Accord du 31/12/2016 pour se maintenir au pouvoir hors
mandat constitutionnel, sans respecter le cahier de charges exigés par
l’opposition politique et la société civile.

Le Conseil National de Suivi de l’Accord, CNSA en sigle, une
Institution d’appui à la Démocratie prévue par l’Accord Global et
Inclusif, demeure une coquille vide qui n’a pas d’existence légale et
qui est dépourvue de toute considération de la part de l’exécutif en
place en ce qui concerne ses rares et timides prises de position,
aussi bien par rapport à la libération des prisonniers politiques qu’
à l’évaluation générale du processus électoral.
L’exécutif issu de la signature des « arrangements particuliers »
souscrits par une frange de l’opposition, le 27/04/2017 au Palais du
Peuple, n’applique pas sa propre agenda qui prévoyait la libération
des prisonniers politiques emblématiques une semaine après la
signature du protocole établissant le calendrier des étapes
d’application de l’Accord de la Saint-Sylvestre.

Les délégations officielles des négociations du Centre Interdiocésain
pour le compte de l’ opposition et de la société civile, n’ont pas
reconnu la désignation des membres participant à ce gouvernement, mais
ces membres dissidents, quant à eux, continuent à ne pas respecter
leurs engagements, y compris ceux prévus par leurs propres «
arrangements particuliers ».

Comment continuer à se taire, alors que l’opinion publique congolaise
est de plus en plus sceptique en ce qui concerne le lancement d’un
processus électoral tardif, exclusif et surtout caractérisé par une
crispation croissante du climat politique ?

Alors que des candidats à l’élection présidentielle ont été
irrégulièrement invalidés par un Commission Électorale Nationale
Indépendante, (CENI), et une Cour Constitutionnelle manifestement
partisanes, les prisonniers politiques emblématiques comme M. Eugène
Diomi Ndongala (Président National de la Démocratie Chrétienne) et M.
Jean-Claude Muyambo (Président National de la SCODE) croupissent
toujours en prison; M. Moise Katumbi est empêché de rentrer en RDC
pour présenter sa candidature à l’élection présidentielle et de
nombreux autres dissidents politiques se sont ajoutés à la liste des
prisonniers politiques qui devaient être libérés à l’issue des travaux
d’une fantomatique « commission ad hoc », composée par des magistrats
et des représentants de la société civile; une commission qui – comme
vous ne pouvez pas l’ ignorer – n’a jamais été mise en place.

Au moment où nous couchons ces lignes, les opposants Gekoko Mulumba
et Franck Diongo se sont ajoutés à la liste des prisonniers politiques
privés de liberté sur la base de poursuites politiquement motivées;
les autres exilés cités dans l’Accord de la Saint-Sylvestre comme M.
Anzuluni et M. Mbusa Nyamwisi sont toujours empêchés de rentrer en
RDC. A eux s’ajoutent les civils qui devaient être libérés sur la base
de l’Amnistie entrée en vigueur en 2014, comme Eric Kikunda et Firmin
Yangambi, sans oublier la liste toujours plus longue d’ activistes des
mouvement citoyens comme M. Carbone Beni et dernièrement les membres
du mouvement citoyens Lucha et Vici et tant d’autres, tous injustement
emprisonnés pour avoir voulu exercer leur droit à la libres expression
politique.

Messeigneurs,
« Où sont vos frères? »
Même si la mauvaise fois et la ruse du gouvernement Kabila a
caractérisé la mise en application sélective de l’Accord de la
Saint-Sylvestre, nous refusons de comptabiliser le maintien en
détention des prisonniers politiques dans la catégorie des « ratés »
de l’Accord.

Qu’avez-vous fait de votre engagement à vous porter « garants » de la
libération au moins de prisonniers politiques emblématiques nommément
cités dans l’Accord, ainsi que des exilés politiques, eux aussi cités
au chapitre V dédié à la Décrispation politique? Pourquoi la «
Commission ad hoc » censée statuer sur les autres cas n’a jamais été
mise en place?

Vous ne pouvez ignorer que certains parmi eux sont actuellement
hospitalisés à la suite des tortures morales et physiques endurées
depuis des années et que chaque jour qui passe risque d’être le
dernier, à cause de l’aggravation de leur état général de santé.
Que faites – vous pour assumer votre position de garants de la
libération de ces innocents qui ont eu le courage de faire barrage à
la pensée unique, au péril de leur vie?

Les familles des prisonniers politiques et des exilés de la RDC
refusent de comptabiliser la privation injuste de la liberté de leurs
proches dans la rubrique indifférenciée des « ratés » de l’Accord de
la Saint-Sylvestre. La mise en place d’un CNSA inutile et passif ou
bien d’un gouvernement non représentatif peuvent être considérés comme
des « ratés » de l’Accord de la Saint-Sylvestre, mais nos pères,
frères, fils ne seront jamais de simples chiffres à insérer dans la
partie double des actifs et passifs de l’application de l’Accord
politique du 31/12/2016, car il s’agit d’hommes et femmes soumis
depuis des années à des tortures physiques et morales à cause de leur
engagement politique.

D’autant plus qu’outre la violation de l’Accord de la Saint-Sylvestre,
de la loi de l’amnistie de 2014 et de la Constitution de la
République, y a-t-il lieu d’ajouter le refus d’exécuter la décision N°
2465/ 2014 issue de la condamnation de la RDC par le Comité des Droits
de l’Homme des Nations Unies de libérer M. Eugène Diomi Ndongala,
d’annuler sa condamnation irrégulière et de l’indemniser. La décision
dont la RDC a été régulièrement notifiée en 2016, mais deux ans après
n’a pas été exécutée en violation de l’art 215 de la Constitution de
la RDC.
Messeigneurs, « Où sont vos frères? »
Cette situation injuste et douloureuse persistant, en dépit de
multiples appels de la Communauté Internationale, de plusieurs
violations par le régime Kabila des textes juridiques nationaux comme internationaux, nous, le Comité de Familles des Prisonniers et les Exilés Politiques, lançons un appel fort à vous, messeigneurs les évêques de la RDC, pour que vous-vous impliquiez, avec foi et détermination, faisant entendre votre voix
afin qu’il soit mis un terme au torpillage de l’Accord politique
Global et Inclusif dont vous vous êtes chargé de bons offices.

Il serait inacceptable que la mauvaise foi l’emporte sur les
engagements librement souscrits par la majorité au pouvoir; il serait
néfaste, pour la République Démocratique du Congo, si la ruse
continuait à l’importer sur la parole donnée.

« Priver les gens de leurs droits humains revient à contester leur
humanité même » et « la moindre injustice, où qu’elle soit commise,
menace l’édifice tout entier », ont un jour respectivement déclaré les
plus illustres défenseurs des droits de l’homme et prisonniers
politiques, Nelson Mandela et Martin Luther-King Jr.

Nous sommes persuadés qu’aussi longtemps que les prisonniers
politiques congolais ne seront pas libérés, il n’y aura aucune
garantie d’un aboutissement heureux du processus électoral en RDC.
Il serait souhaitable qu’une structure permanente, au sein de votre
sainte organisation qui est la CENCO, soit mise en place pour le suivi
soutenu de la question de la décrispation politique, dans son volet
consacré à la libération des prisonniers politiques et le retour des
exilés (« J’étais en prison et vous m’avez visité » Mt 25.35-36).

En effet, la non présentation de M. Kabila aux prochaines élections
risquerait d’apparaître comme une victoire à la Pyrrhus, si les
élections seraient renvoyées encore une fois, ou bien elles se
tiendraient dans le chaos général découlant de la contestation
généralisée, de l’exclusivité et de la répression politique.
Que dire des critiques consécutives à la non application de l’Accord,
dans un contexte de possible «caducité» de celui-ci? Il serait très
dangereux, pour le futur de la République Démocratique du Congo, si
cela devait arriver par la caducité « in fieri » de l’Accord pourrait
marquer, après le mois de décembre 2018, le commencement d’une
dictature ouvertement assumée, mise en place par la fraude, les
manœuvres diaboliques d‘ingénierie constitutionnelle et la négation
des liberté fondamentales.

Il est impératif, à ce stade du processus de démocratisation en RDC,
que la centaine de prisonniers politiques, selon les statistiques de
l’ONU, qui croupissent encore dans les geôles congolaises soient
libérée car on ne peut rien construire de solide, valable et positif
sur la mauvaise fois, le manque de respect de la parole donnée, bien
la ruse et les violations des droits de l’homme.

Il est aberrant que le gouvernement congolais, par le biais de son
Ambassadeur à l’Onu, ait déclaré le 13/11/18, devant le Conseil de
Sécurité de l’Onu, qu’en RDC il y aurait seulement deux prisonniers
politiques ( en se référant aux prisonniers politiques emblématiques
Diomi et Muyambo, cités nommément dans l’Accord de la Saint-Sylvestre)
et qu’ils ne seront pas, selon lui, libérés!

D’ailleurs, il serait souhaitable qu’à la prochaine Assemblée
Générale, qui se réunira dans quelques jours, la CENCO ne se penche
pas exclusivement sur l’évaluation du processus électoral, comme il a
été annoncé, mais aussi sur la question fondamentale de la libération
des prisonniers politiques, conformément à l’Accord de la
Saint-Sylvestre, les deux sujets étant strictement liés, dans la
perspective d’ un processus électoral inclusif, crédible et apaisé.
Pour la dernière fois, messeigneurs, nous vous posons la question lancinante:
« Où sont vos frères? »
et
« Souvenez-vous des prisonniers, comme si vous étiez aussi
prisonniers; de ceux qui sont maltraités, comme étant aussi vous-mêmes
dans le même corps »,
Hébreux 13.3

Pour le Comité des familles des prisonniers politiques et les exilés politiques,
Les familles des prisonniers politiques,
Famille Diomi Ndongala,
Famille Muyambo,
Famille Yangambi,
Famille Kikunda,
Famille Mulumba,
Famille Beni,
Famille Tsiani Malembe,
Famille Sengha,
Famille Banré,
Famille Bakajika,
Famille Meta,
Famille Kayembe,
Famille Mbaya,
Famille Mwamba,
Famille Lokwa,
Famille Kabala,
Famille Ndembu,
Famille Opele,
Famille Makonzo,
Famille Kalamba,
Famille Mbuyi,
Famille Kabemba,
Famille Buka,
Famille Bopomi,
Famille Tshiunza,
Famille Kayembe,
Famille Mukala,
Famille Lukaba,
Famille Azamba,
Famille Mbegza,
Famille Ahombiawe,
Famille Kengembali,
Famille Bomboko,
Famille Zobele,
Famille Kopani,
Famille Matungu,
Famille Kelega,
Famille Ekobi,
Famille Aburu,
Famille Batangezi,
Famille Mbanga,
Famille Wele,
Famille Makambo,
Famille Abia,
Famille Katumbi,
Famille Anzuluni,
Famille Nyamwisi,
Famille Rachidi

http://www.lephareonline.net/familles-prisonniers-politiques-interpellent-cenco/

CAS DU PRISONNIER POLITIQUE EUGENE DIOMI NDONGALA:  » Selon la résolution adoptée par l’Union Interparlementaire (UIP) à Genève le 18/10/2018, il apparaît que l’Hon Diomi a été victime d’arrestation et détention arbitraire, tortures et mauvais traitements, menace et actes d’intimidation, non respect d’une procédure équitable au stade de l’enquête, non respect des garanties au stade du procès, absence de droit de recours et révocation abusive du mandat parlementaire… » / LE POTENTIEL

LE POTENTIEL 221018 3


L’INTÉGRALITÉ DE LA RÉSOLUTION DE L’UNION INTERPARLEMENTAIRE SUR LE CAS DE VIOLATION DE DROITS DU PARLEMENTAIRE EUGENE DIOMI NDONGALA (COD 71), ADOPTEE LE 18/10/2018 A GENEVE,  DISPONIBLE AU LIEN QUI SUIT:

139ème ASSEMBLEE DE L’UNION INTERPARLEMENTAIRE (UIP)- CAS DU DEPUTE EUGENE DIOMI NDONGALA: « L’Union de tous les parlements du monde appelle les parlements Membres de l’UIP, y compris les parlements membres du Groupe géopolitique africain, et les assemblées et associations parlementaires ayant le statut d’observateur permanent auprès de l’UIP actives dans la région, à entreprendre des démarches utiles pour contribuer à la libération de M. Diomi Ndongala »
https://democratiechretienne.org/2018/10/19/139eme-assemblee-de-lunion-interparlementaire-uip-cas-du-depute-eugene-diomi-ndongala/

La mise en œuvre des mesures de décrispation reste nécessaire pour le succès des élections (Union Européenne) / CAS-INFO.CA

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Par P. Ndongo

L’Union Européenne déclare que la mise en œuvre des mesures de décrispation politique reste nécessaire pour le succès du processus électoral en cours en République Démocratique du Congo.

Dans une déclaration publiée, ce jeudi, l’Union Européenne souligne que « l’ouverture de l’espace politique et démocratique, le respect des droits de l’homme et la mise en œuvre des mesures de décrispation restent nécessaires pour le succès des élections ».

Pour elle, la mise en œuvre des recommandations de l’OIF ainsi que la définition d’un consensus autour de l’utilisation de la machine à voter sont également essentiels pour la bonne conduite du scrutin.

Par ailleurs, l’Union Européenne se dit prête à appuyer le processus électoral en concertation avec les acteurs congolais.

https://cas-info.ca/la-mise-en-oeuvre-des-mesures-de-decrispation-reste-necessaire-pour-le-succes-des-elections-union-europeenne/