Isidore Ndaywel salue la victoire du peuple congolais, cependant la lutte continue pour la libération des personnalités politiques

NDAYWELL ET PRISONNIERS POLITIQUES

L’historien congolais Isidore Ndaywel, à l’origine COMITE LAIC DE COORDIANTION (CLC) organisatrice des grandes marches pacifiques du début de cette année, se réjouit de ce qu’il appelle « une victoire d’étape». « Pour nous, l’identité du candidat présenté par la majorité présidentielle est une question secondaire. C’est de la « cuisine interne» et il ne nous appartient pas d’interférer dans le choix des partis politiques. Par contre, nous nous réjouissons du fait que le président Kabila ne sera pas candidat à sa propre succession, qu’il renonce à briguer un troisième mandat. Il s’agît là d’une victoire obtenue grâce à la mobilisation du peuple congolais, de la suite des efforts menés par les leaders religieux, des pressions exercées par la communauté internationale. Un tel résultat mérite d’être salué, car il est encore relativement rare sur le continent africain. »

Le professeur Ndaywel, qui travaille en ce moment sur les processus de résistance mis en œuvre par les Congolais depuis l’époque coloniale, assure qu’ « une fois de plus le peuple congolais a démontré sa capacité de résister. Je suis fier d’appartenir à ce peuple qui, par son courage, a obtenu un tel résultat…

Cependant, la lutte continue, car nous voulons arriver à des élections crédibles et inclusives.

Or des acteurs politiques importants demeurent exclus du processus électoral, et nous ne sommes pas d’accord avec l’exclusion de Moïse Katumbi, ni avec le maintien en prison de personnalités politiques comme Diomi Ndongala (leader de la démocratie chrétienne) ou l’avocat de Lubumbashi Jean-Claude Muyambo. Ceux qui sont toujours en prison auraient le droit de se porter candidats, y compris à d’autres scrutins que la présidentielle, et ils en sont empêchés.

Par ailleurs, le fichier électoral reste à nettoyer, conformément aux recommandations de l’Organisation internationale de la francophonie ; plus de dix millions de cartes d’électeurs sont contestables et nous ignorons quel usage on en fera…
Le dernier point litigieux, c’est la « machine à voter ». Il est clair que le peuple n’en veut pas, que cette « machine » n’est pas prévue par la loi et est rejetée par l’opinion. Il faudra résoudre au plus vite cette question. Le combat continue, nous devons demeurer vigilants… »

COLETTE BRAECKMAN

 

Le Soir avec CFPP-RDC

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L’OPPOSITION POLITIQUE EXIGE LA LIBERATION DES PRISONNIERS POLITIQUES ET LE RETOUR DES EXILES / RFI avec CFPP-RDC

*DECRISPATION POL UE UA CLC

L’opposition congolaise appelle à une candidature unique et exige le retour au pays de Moïse Katumbi, un des candidats déclarés à la présidentielle du 23 décembre prochain ainsi que la libération des prisonniers politiques emblématiques cités dans l’Accord de la Saint-Sylvestre.

L’UDPS Félix Tshisekedi, l’UNC Vital Kamerhe, le leader de Congo na Biso Freddy Matungulu, tous candidats à la présidentielle, étaient présents à la cérémonie. Jean-Pierre Bemba Gombo du MLC et le numéro 1 d’Ensemble pour le changement Moïse Katumbi Chapwe étaient représentés. Absent pour des raisons de commodité, ‎l’ECiDé de Martin Fayulu.

Les six candidats signataires de la déclaration de l’opposition saluent la position de Joseph Kabila – pas partant pour un troisième mandat – qui a accepté enfin de se plier à la constitution. Pour l’opposition, c’est une victoire historique que vient de remporter le peuple congolais.

Les signataires de la déclaration ont reconnu que cette victoire a bénéficié du soutien de la communauté internationale. Mais ce n’est qu’une victoire d’étape, soulignent-ils. Reste cependant le combat pour les élections conformes aux normes démocratiques, des élections telles que prévues dans l’accord de la Saint Sylvestre.

Et ici les signataires insistent sur la mise en œuvre intégrale de cet accord, obtenu grâce à la médiation des évêques catholiques.

Pour des élections inclusives, l’opposition exige le retour de Moïse Katumbi au pays, la libération des prisonniers politiques Eugène Diomi Ndongala et J.C. Muyambo, des exilés comme Anzuluni et Mbusa Nyamwisi et le retrait de la machine à voter et le nettoyage du fichier électoral.

Autres exigences, le retour de la dépouille mortelle de l’opposant historique Etienne Tshisekedi et le remplacement du délégué de l’Udps à la Commission électorale nationale indépendante. Le pouvoir devra se garder aussi d’instrumentaliser la Céni et la justice pour procéder à l’invalidation des candidats de l’opposition.

L’opposition réaffirme son engagement indéfectible au processus électoral en cours et appelle, avec insistance, qu’en plus du respect de l’article 70 de la Constitution, l’inclusivité des élections, la mise en œuvre intégrale des mesures de décrispation politiques prévues dans l’accord de la Saint Sylvestre, la solution des questions liées à la sécurité à l’est du pays – au Kasaï et au Katanga – ainsi que la sécurisation de l’ensemble du processus électoral sont indispensable pour un environnement politique et institutionnel favorable à la tenue d’élections paisibles et fiables. Par conséquent, l’opposition condamne fermement la décision prise par le gouvernement congolais d’interdire, d’autorité, à monsieur Moïse Katumbi de rentrer en RDC, le contraignant ainsi à l’exil et l’empêchant de ce fait de déposer sa candidature à l’élection présidentielle ainsi que le maintien en détention des prisonniers politiques emblematiques cités dans l’Accord de la Saint-Sylvestre Et ce en violation flagrante de la Constitution et du pacte international relatif aux droits civils et politiques des Nations Unies.
RFI avec CFPP-RDC

Decrispation politique : l’appel à Joseph Kabila de Pierre Lumbi: « Monsieur le président, vous venez de faire un grand pas dans la bonne direction. Il ne comptera que s’il est suivi d’autres: en première lieu la libération des prisonniers politique et le retour des exilés »

.

DECLARATION POLITIQUE DE PIERRE LUMBI OKONGO

1. Le Président KABILA vient de désigner son Dauphin et renonce, par ce geste, à
son projet de modifier la Constitution dans le but de briguer un troisième
mandat. Nous nous en félicitons.
2. L’histoire retiendra que, pour y arriver, il aura fallu au peuple congolais 4
longues et dures années de lutte, de sacrifices de sang, de larmes, de privation
de liberté, de souffrance et d’humiliation.
3. Que du gâchis qui était totalement évitable!
4. A cette étape de notre lutte, nous renouvelons nos hommages aux dignes filles
et fils de notre pays, tombés sur le champ de bataille pour que triomphent la
liberté et la démocratie dans notre pays.
5. Nous saluons la résistance de notre vaillant peuple qui a maintenu depuis
janvier 2015 la flamme de l’espoir par sa constance et la force de son combat.
Cette victoire est avant tout la sienne.
6. Cette victoire, si belle soit-elle, n’est qu’une victoire d’étape. Il reste encore
plusieurs batailles à mener, jusqu’à obtenir la tenue d’élections libres, crédibles,
apaisées, transparentes et inclusives.
7. La communauté nationale et internationale aura constaté qu’un digne fils
congolais, le Président Moïse KA TUMBI, a été délibérément empêché, par le
régime de Kinshasa, de rentrer dans son propre pays et de déposer son dossier
de candidature.
8. Cet acte viole notre Constitution, viole l’Accord de la Saint Sylvestre, et prive des
millions de congolaises et congolais qui se reconnaissent aujourd’hui en lui le
droit de choisir leur candidat.
9. Nous attirons l’attention du gouvernement congolais et de la Communauté
Internationale sur les conséquences qui pourraient découler de cette situation.
lO.Par ailleurs, l’opinion retiendra l’obstination du pouvoir en place d’une part, à
maintenir en détention de dizaines des prisonniers politiques et d’opinion,
parmi lesquels Jean-Claude MUYAMBO, Franck DIONGO, Eugène DIOMI
NDONGALA, Gecoco MULUMBA, Carbone BENI ; et d’autre part, à contraindre
plusieurs congolais à l’exil.
11.La décrispation politique, volet important de l’Accord du 31 décembre 2016,
continue ainsi à être bafoué par le pouvoir en place : aucun cas emblématique
n’est pris en considération ni résolu. Le régime actuel poursuit sa politique
d’exclusion et de .déni de droits et libertés fondamentaux de certains citoyens
congolais.
12.Le peuple congolais n’acceptera pas l’exclusion de Moïse KATUMBI aux
prochaines élections présidentielles, ni toute autre exclusion par le fait de
prince.
13.Le peuple congolais n’acceptera pas non plus l’utilisation de la machine à voter,
ni celle d’un fichier électoral corrompu.
14.Ainsi, nous en appelons à la responsabilité du Président Kabila.
15.Monsieur le Président, vous venez de faire un grand pas dans la bonne direction;
il ne comptera que s’il est suivi d’autres pas devant aller vers la décrispation du
climat politique afin de ramener la sérénité dans notre pays.
16.Monsieur le Président, libérez les prisonniers politiques encore en prison, levez
cette malheureuse mesure qui retient injustement le Président Moïse Katumbi à
l’extérieur du pays, demandez à la CENI de nettoyer le fichier électoral,
demandez-lui de retirer la machine à voter du processus actuel.
17.Ce sont des conditions incontournables pour offrir à notre pays des élections
apaisées et crédibles, en garantissant l’égalité des chances à tous les candidats.
18. Faites le Monsieur le Président, cela ne pourra que vous honorer et nous honorer
tous.
19.Nous invitons la communauté internationale, en particulier les Nations Unies,
l’Union Africaine, l’Union Européenne, la SADC et la CIRGL d’accentuer leurs
efforts pour que toutes les mesures de décrispations contenues dans l’Accord de
la saint Sylvestre soient réellement effectives, afin de permettre à la CENI
d’organiser les élections dans un climat apaisé et de réconciliation. Il en va de
l’intérêt et la paix dans notre pays, dans la région, dans le continent et dans le
monde.
20.Nous appelons le peuple congolais à demeurer vigilant et à ne point se relâcher
dans la lutte pour la décrispation politique, la tenue des élections le 23 décembre
2018 sans la machine à voter, ni fichier corrompu, dans le strict respect de la
Constitution et de l’Accord du 31 décembre 2016.

Fait à Kinshasa, le 12 août 20

Pierre Lumbi

LE PROF. MATTHIEU KALELE SUR RTCE: « Nous n’irons pas aux élections sans la participation de: Moïse Katumbi, Eugène Diomi, Franck Diongo et Jean-Claude Muyambo »

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 » La désignation de Shadari ne change pas par ailleurs le contexte politique dont l’actualité reste dominée par la crise politique puisque nous n’irons pas aux élections sans la participation de:

Moïse Katumbi, Eugène Diomi Ndongala, Franck Diongo et Jean-Claude Muyambo;

c’est à dire la décrispation reste la plus importante étape et préalable pour les élections crédibles sans lesquelles j’exhorte l’opposition à prendre position contre ».

PROF. Matthieu KALELE sur la Radio Télévision Catholique

COMMUNIQUE CONJOINT – LES ORGANISATIONS DE LA SOCIETE CIVILE, OSC, SALUENT KABILA POUR LE RESPECT DE LA CONSTITUTION ET L’INVITENT A LA DESCRIPATION POLITIQUE

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Les Organisations de la Société Civile (OSC) se félicitent du respect de l’article 70 de la Constitution par le Président KABILA KABANGE Joseph, en faisant annoncer qu’il ne se présente pas à la présidentielle du 23 décembre 2018.

En outre, elles l’invitent à procéder, urgemment, à la mise en œuvre des mesures de décrispation.
Soutenant l’appel à la paix et l’inclusivité de la Conférence Episcopale Nationale de la RDC (CENCO) du 07 août, les OSC signataires rappellent que l’Accord du 31 décembre 2016 a pour objectif de résoudre la crise politique née de l’interruption de la régularité et la continuité du processus électoral. De ce fait, elles recommandent vivement la mise en œuvre du chapitre V relatif aux mesures de décrispations restées en souffrance, notamment :

1. La cessation des poursuites politiquement motivées contre KATUMBI CHAPWE Moïse ;
2. Et, la libération des prisonniers politiques emblématiques dont Eugène DIOMI NDONGALA Eugène, DIONGO SHAMBA Franck, Bâtonnier MUYAMBO KYASSA Jean-Claude, ainsi que les prisonniers d’opinions, notamment BENI Carbone, BOPOMI Mino, KALONJI Cedric, TSHUNZA Grace et KABEYA Palmer.

Les OSC rappellent, par ailleurs, que la décision de ne pas présenter la candidature de KABILA s’inscrit dans l’esprit de l’Accord politique dont les autres points déjà appliqués sont:
1. Point II.2 : Le Président de la République reste en fonction jusqu’à l’installation effective de son successeur élu;
2. Point III.2.2. : Les députés et sénateurs restent en fonction jusqu’à l’installation effective de nouvelles assemblées législatives et délibérantes ;
3. Point III.3 : Le Gouvernement est dirigé par l’opposition ;
4. Chapitre VI : Les membres du CNSA sont désignés pour assurer le suivi de l’Accord.

Fait à Lubumbashi, le 08 août 2018.
Les OSC signataires :
1. Action Contre l’Impunité pour les Droits Humains (ACIDH)
2. Association Congolaise d’Accès à la Justice (ACAJ)
3. Association Africaine de défense des Droits de l’Homme (ASADHO)
4. Centre des Droits de l’Homme et du droit Humanitaire (CDH)
5. Groupe d’Action Non-Violence Evangélique (GANVE)
6. Humanisme et Droit Humain (HDH)
7. Institut de Recherche en Droits Humains (IRDH)
8. JUSTICIA ASBL
9. Maman Ni Maman
10. Nouvelle Dynamique Syndicale (NDS)
Contacts pour la presse :
Maître TSHISWAKA (IRDH) : 00243851103409
Monsieur MULAMBA (CDH) : 00243999940324
Maître MULUMBA (JUSTICIA) : 00243971654932

L’UNION EUROPEENNE, L’UNION AFRICAINE ET LE CLC INSISTENT POUR L’APPLICATION DES MESURES DE DECRISPATION POLITIQUE, POUR LA CREDIBILITE ET L’INCLUSIVITE DU PROCESSUS ELECTORAL

DECRISPATION POL UE UA CLC

L’Union Européenne insiste sur les mesures de décrispation du climat politique en RDC dans le cadre du processus électoral. Pour l’UE, les événements des derniers jours témoignent « du besoin d’en assurer un environnement pacifié et sans aucune entrave ».

L’instance européenne rappelle « l’importance de l’engagement pris par tous les partis de respecter l’Accord politique de la Saint Sylvestre, y compris les mesures de décrispation, afin d’assurer une compétition électorale équitable et crédible », dit un communiqué de l’UE publié ce lundi 6 août 2018.

Dans ce document l’UE apporte son soutien à l’appel du Président de la Commission de l’Union Africaine au respect des droits et libertés de tous les Congolais, indispensable à la tenue d’un scrutin paisible, transparent et véritablement inclusif.

A deux jours de la fin de l’opération de dépôt des candidatures pour les législatives nationales et la présidentielle de décembre, Moussa Faki, président de la Commission de l’Union Africaine (UA) a, dans un communiqué un peu plus tôt ce lundi, souligné la nécessité pour les dirigeants congolais d’assurer la crédibilité du processus électoral, dans  « le respect scrupuleux des droits et libertés de tous les Congolais, tels que garantis par la Constitution et les instruments africains et internationaux pertinents, ainsi que de mettre en œuvre des mesures de décrispation appropriées pour créer un environnement propice à une compétition électorale équitable ».

Ces appels interviennent dans un contexte marqué par le maintien illégitime en détention des prisonniers politiques emblématiques cités dans l’Accord Politique de la Saint Sylvestre ( Eugène Diomi Ndongala et J.C. Muyambo) ainsi que les menaces contre les exilés politiques (Moise Katumbi, Nyamwisi et Floribert Anzuluni).

Dernièrement, dans un communiqué, le Comité Laic de Coordiantion, CLC en sigle, est aussi revenu sur l’impérieuse nécessité d’appliquer les mesures de décrispation en libérant les prisonniers politiques.

De plus, il sied de souligner  les declarations de  de Moïse Katumbi à l’endroit de Joseph Kabila sur le fait que ce dernier, selon les propos de l’ex-gouverneur, voudrait choisir qui seront les candidats à la prochaine présidentielle, par des élections non inclusives.

Moise Katumbi a même appelé à une mobilisation pour la participation de tout le monde aux élections de décembre 2018, y compris les prisonniers politiques illégitimement détenus.

Actualite.cd avec Cfpp-RDC.com

LE COMITE LAIC DE COORDIANTION, CLC, EXIGE LA LIBERATION DE DIOMI NDONGALA, JEAN CLAUDE MUYAMBO, DIONGO, MULUMBA ET CARBONE BENI

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Aucun texte alternatif disponible.

 

Le 14 juin dernier, les laïcs catholiques avaient donné jusqu’au 30 juin à Joseph Kabila de lever l’équivoque sur son probable troisième mandat. Une semaine après l’expiration de cet ultimatum, le Comité laïc de coordination (CLC) annonce des « grandes actions » au mois d’août au cas où l’actuel président de la République déposait sa candidature. 

Dans une communication faite ce samedi 7 juillet, le CLC considère que le Président Kabila « semble se préparer activement à poser sa candidature pour un 3e ou 4e mandat compte tenu de son silence sur les déclarations qu’affichent ses partisans ».

Les laïcs ajoutent qu’à dater du jour du dépôt de sa candidature, ils se verront dans l’obligation d’inviter le peuple à ne plus le reconnaître comme chef de l’Etat légitime. Aussi, ils seront obligés de « décréter le mois d’août, mois d’actions combinées de marches pacifiques, de sit-in, de villes mortes, de grèves généralisées et d’actions de désobéissance civile, sur toute l’étendue du pays, en vue d’obtenir la démission du président Kabila et de son gouvernement, devenus de véritables obstacles à des élections crédibles, transparentes et apaisées ».

De plus, le communiqué du Comité Laïc de Coordination insiste sur l’application des mesures de décrispation contenues dans l’Accord Politique de la Saint Sylvestre, citant nommément les prisonniers politiques Eugène Diomi Ndongala, Jean-Claude Muyambo, Diongo, Gecoco Mulumba et Carbone Beni.

Ils demandent aux congolais de « prendre leur destin en mains pour créer des conditions de paix véritable dans notre pays et de libérer l’avenir pour le bonheur de tous ».

« L’heure étant grave, la paix et la stabilité du pays ainsi que de la sous-région étant menacé, le 9 août 2018, le CLC lancera un appel à la mobilisation générale de toutes les forces vives de la nation, pour ses premières grandes actions qui se tiendront le 12, le 13 et le 14 août 2018, sur toute l’étendue de la République, afin de sauver la démocratie en péril », dit le CLC dans un communiqué.

Actualité cd avec CFPP-rdc.com

Présidentielle du 23/12: Le Congo-Kin au bord de la guerre civile: la crispation politique bat son plein/ CONGOINDEPENDANT.COM

A quelques cinq mois de la date fixée (23 décembre 2018) pour la tenue des consultations politiques majeures (élection présidentielle, législatives et provinciales), le Congo démocratique se trouve à nouveau dans une zone de turbulence.

ANALYSE

L’ambiance générale est loin d’être celle d’une nation qui se prépare à aller aux urnes pour demander des comptes à la majorité sortante avant de choisir librement ses nouveaux gouvernants. En dépit d’un bilan catastrophique, les « sortants » rechignent « à sortir ». Ils continuent à faire plus la pluie que le beau temps. Jean-Pierre Bemba Gombo (MLC) et Moïse Katumbi Chapwe (Ensemble), candidats à l’élection présidentielle, en savent quelque chose.

Dimanche 5 août, des observateurs de la politique congolaise étaient fort pessimistes et prêts à parier sur la non-tenue des élections du 23 décembre prochain. Ils tiennent, pour preuve, la « semaine tumultueuse » qui vient de s’achever tant dans la capitale qu’à Kasumbalesa (Haut Katanga). D’après eux, « Joseph Kabila » – qui ne croit qu’à la force des armes – a suffisamment démontré qu’à défaut de se représenter pour briguer un nouveau mandat, il ne cédera le pouvoir qu’à un successeur  de son obédience.

Au vu de l’état actuel de rapports de force, ces mêmes observateurs estiment qu’il est impossible que les urnes enfantent l’alternance démocratique attendue par la grande majorité de Congolais. « Seule une guerre civile ou révolution populaire pourrait imposer le changement », soutiennent-ils. Cette dernière idée fait désormais son petit bonhomme de chemin. Ce n’est plus qu’une question de moyens.

Que voit-on?

Les prisonniers politiques sont maintenus en détention en dépit des « mesures de décrispation » contenues dans l’Accord de la Saint Sylvestre. Le ministre de la Justice Alexis Thambwe qui se prend pour un procureur brille par une arrogance de mauvais aloi. Les opposants continuent à faire l’objet des intimidations. L’armée, la police et les services de renseignements se comportent en milice au service de l’oligarchie en place. Il en est de même de l’appareil judiciaire et de la sacro-sainte Cour constitutionnelle placés sous la botte des « hommes du raïs ».

RESTAURATION DU PARTI-ETAT

Jean-Pierre Bemba à la Ceni

Pour boucler la boucle, les gouverneurs de province viennent d’adhérer à la charte de la coalition politique aux allures de parti unique créée par « Joseph Kabila » dite « Front commun pour le Congo »(FCC). Les maires et les bourgmestres sont tous membres du parti présidentiel, le parti du peuple pour la démocratie et la reconstruction (PPRD). On assiste à une restauration camouflée du parti-Etat.

Dimanche 5 août, Jean-Pierre Bemba Gombo a sans doute poussé un « ouf! » de soulagement lorsque son avion a repris les airs à destination de Bruxelles. Arrivé à Kinshasa le mercredi 1er août, le leader du MLC (Mouvement de libération du Congo) a été empêché par le patron de la police kinoise, le « général » Sylvano Kasongo Kitenge, non seulement de « communier » avec la population venue l’accueillir à l’aéroport de Ndjili mais aussi d’habiter dans la résidence de sa famille. Et ce sous prétexte que celle-ci se trouvait dans le « site présidentiel ». Une situation sans précédent.

Lors du dépôt de sa candidature jeudi à la CENI (Commission électorale nationale indépendante), le « chairman » n’a pas manqué d’exprimer au président de la centrale électorale, Corneille Nangaa, les préoccupations de son parti par rapport à la fameuse « machine à voter ». Il en est de même du cas de plusieurs millions d’électeurs enrôlés sans empreintes digitales. « A quoi servirait-il d’organiser des élections qui seront contestées le lendemain? », a dit Bemba à son interlocuteur. A-t-il été entendu? C’est à voir.

C’est un secret de Polichinelle. Certains analystes n’excluent pas que la CENI et la Cour constitutionnelle invalident la candidature du leader du MLC. Au motif qu’il aurait été condamné dans l’affaire « Bemba II » dite « subornation de témoins ». Certains juristes proches de la mouvance kabiliste déploient, depuis quelques jours, des talents d’éloquence pour faire triompher la thèse selon laquelle la subornation est assimilable à la corruption. L’article 10 de la loi électorale frappe d’inéligibilité « les personnes condamnées par un jugement irrévocable » notamment « de corruption ». On peut gager qu’on va assister à la mère de toutes les batailles entre les juristes des deux camps antagonistes.

COMBATTRE LA DICTATURE

Les vendredi 3 et samedi 4 août, les Congolais ont suivi aux quatre coins du pays, un nouveau round du bras de fer entre « Kabila » et l’ancien gouverneur du Katanga Moïse Katumbi Chapwe. Celui-ci s’est vu refuser l’autorisation à son aéronef d’atterrir à Lubumbashi en provenance d’Afrique du Sud. « Kabila » qui confond ses intérêts particuliers avec ceux de l’Etat a mobilisé la force publique pour régler ses comptes personnels avec l’ancien Gouverneur.

Moïse Katumbi

Candidat déclaré à l’élection présidentielle, Katumbi voulait s’enrôler et aller déposer son dossier de candidature à Kinshasa. Contre toute attente, les autorités zambiennes ont été informées par Kinshasa que « Moïse » n’était pas autorisé à franchir la frontière du pays qui l’a vu naître. Quelle ironie du sort? Et dire que l’homme à l’origine de cette oukase a plusieurs lieux de naissance (Hewa Bora II, Mpiki, Lulenge etc.) et porté d’autres patronymes (Mtwale, Kanambe) avant celui de « Kabila ». Plus grave, cet individu qui demeure un mystère pour ses « compatriotes » a fait son service militaire dans l’armée tanzanienne. Ce qui suppose qu’il était au moins citoyen tanzanien.

Par sa boulimie du pouvoir et des avantages qui y sont attachés, « Joseph Kabila » a réussi à replonger l’ex-Zaïre dans la dérive dictatoriale que redoutaient les législateurs de 2005. L’Etat congolais, en tant que pouvoir politique censé être au service de l’intérêt général, affiche au grand jour sa partialité. Comment pourrait-on, dès lors, espérer une concurrence loyale et pacifique durant la campagne électorale à venir? Comment pourrait-on croire à des élections libres et équitables tant dans la capitale que dans l’arrière-pays? Quelle crédibilité pourrait-on accorder à des élections non-inclusives?

Le Congo-Kinshasa vit plus que jamais la même ambiance délétère que celle qui prévalait en 1998 sous le régime autoritaire de Mzee Laurent-Désiré Kabila. Des mouvements rebelles virent le jour pour combattre la dictature naissante…

Baudouin Amba Wetshi

ENTRE DENI, INCOMPETENCE ET LANGUE DE BOIS, Mme LA MINISTRE DES DROITS HUMAINS A-T-ELLE QUELLE FONCTION ET UTILITE EN RDC ? / RFI

Mushobekwa (RDC): il n’y a pas «de femmes séquestrées comme otages sexuels»

Marie-Ange Mushobekwa, ministre des Droits de l’homme de la RD Congo. Michael Ali/Monusco/wikimedia.org

Y a-t-il des esclaves sexuelles au Kasaï détenues depuis plus un an? C’est ce qu’affirment l’ONU et la société civile à Tshikapa. Elles sont au moins une soixantaine, selon l’ONU, au moins 80 selon la société civile. Des femmes et surtout des filles de l’ethnie luba qui auraient été kidnappées en avril 2017 par les milices Bana Mura, des milices pro-gouvernementales accusées de crimes de guerre et crimes contre l’humanité dans la province du Kasaï et qui seraient détenues depuis dans des fermes à quelques dizaines de kilomètres à Tshikapa. L’ONU assurait avoir envoyé ces informations depuis décembre aux autorités et se plaignait de l’absence de réaction. Pour la ministre des Droits de l’homme, Marie-Ange Mushobekwa, ces informations sont fausses. Elle est l’invitée de RFI.

RFI : Que répondez-vous aux Nations unies qui parlent d’une soixantaine d’esclaves sexuelles au Kasaï et qui disent que les autorités locales n’ont pas donné suite à la transmission d’informations et n’ont pas cherché à les faire libérer ?

Marie-Ange Mushobekwa : De cette affaire, on en parle depuis le début du mois de mai. Lorsque l’équipe d’experts internationaux des Nations unies dépêchée dans le Kasaï par le haut-commissaire des Nations unies aux droits de l’homme m’a fait part de cette situation, j’ai été prise de panique. A ce moment-là, le groupe d’experts parlait de 300 femmes. Vous, vous parlez de 60. Aussitôt, j’en ai informé mon collègue ministre de la Défense, qui m’a dit qu’il n’était pas au courant et qu’il allait vérifier pour voir dans quelle mesure les faire libérer. J’ai également informé le président de la République, qui, aussitôt qu’il l’a appris, a convoqué une réunion de crise. Il m’a demandé d’appeler le directeur du Bureau conjoint des Nations unies aux droits de l’homme pour avoir toutes les précisions, afin que l’armée aille libérer ces femmes dans les 72 heures qui suivaient. J’ai rappelé le Bureau conjoint des Nations unies aux droits de l’homme. On m’a dit qu’on allait me transmettre tous les détails dont on avait besoin. Jusqu’au moment où je vous parle, je n’ai jamais eu de suite.

Pourtant, le Bureau conjoint des Nations unies aux droits de l’homme dit qu’il a fourni ces informations non pas en mai, mais que lui – Bureau conjoint -, c’est-à-dire pas les experts sur le Kasaï, en ont parlé aux autorités dès décembre 2017 et cette situation dure depuis avril 2017.

Vous parlez des autorités provinciales. Moi, je vous dis qu’au niveau de Kinshasa, j’ai été informée par les experts internationaux de l’ONU fin avril-début mai. Jusqu’au moment où je vous parle, personne n’a donné de précisions quant à l’existence de ces femmes séquestrées comme otages sexuels.

Mais il y a une trentaine de rescapées. Pourquoi ne pas les interroger vous-même ? Ces femmes donnent des localités.

Vous pouvez imaginer qu’avant d’être ministre, je suis moi-même femme et que donc je ne peux pas rester insensible face à une telle situation. Tout le gouvernement a le devoir de libérer ces femmes, si elles existaient. Je ne suis pas en train de vous dire que lors des atrocités du Kasaï, il n’y a pas eu de violences sexuelles. Il y en a eu beaucoup de commises par les terroristes de Kamuina Nsapu, mais il y a également quelques éléments des forces de l’ordre qui se sont rendus coupables de violences sexuelles. Là, on est en train de parler de femmes séquestrées comme otages sexuels. Ces femmes n’existent pas. Au début, on nous a parlé de 300. Après, on nous parlé de 100. Aujourd’hui, vous parlez de 60. Je repose la même question. Qu’on nous dise où se trouvent ces femmes. On va les libérer. L’ONU est incapable de nous dire où se trouvent ces femmes. La vérité c’est qu’il y a eu quelques femmes lubas qui avaient été mariées à quelques hommes chokwes à ma connaissance il y en avait 3. Elles se sont disputées avec leur mari parce qu’il y avait des conflits entre les Chokwes et les Lubas. Et sur la route, ces femmes ont croisé les éléments de la Monusco, elles ont relaté ce qui s’est passé et la Monusco a amplifié cette histoire.

Mais pourquoi ne pas interroger celles qui se présentent comme des victimes ? On nous parle d’une trentaine de femmes et de petites filles.

Ce que je suis en train de vous expliquer c’est que j’ai envoyé des équipes du ministère des Droits humains au Kasaï au mois de juin, à Tshikapa et à Kananga. Vous ne savez peut-être pas que moi-même je suis allée à Kananga où j’ai passé plusieurs jours. Je suis en train de vous dire des choses pour lesquelles j’ai enquêté.

Comment vous expliquez qu’il n’y ait pas beaucoup de procédures judiciaires à ce stade, dans le cadre des différents crimes contre l’humanité et crimes de guerre documentés sur le Kasaï ? Il n’y a notamment aucune procédure contre ces milices Bana Mura, qui sont accusées de détenir les otages sexuels dont parle l’ONU. Est-ce qu’il n’y a pas deux poids et deux mesures entre les milices qui sont accusées d’être proches de certaines autorités locales ou de certains commandants FARDC et les milices Kamuina Nsapu qui se sont érigées contre l’autorité de l’Etat ?

Par rapport à la sanction, j’estime que toutes les atrocités qui ont été commises au Kasaï ne doivent pas rester impunies. Le président de la République l’avait dit. C’est vrai qu’il faut la réconciliation au Kasaï, mais qu’il n’y aurait pas de vraie réconciliation, qu’il n’y aurait pas de paix, sans justice. Certaines personnes avaient déjà commencé à être jugées. Les procès avaient été interrompus à la demande du secrétaire général des Nations unies, qui voulait que les enquêtes que le gouvernement menait conjointement avec les experts de l’ONU s’achèvent, pour rétablir les responsabilités afin de permettre qu’il y ait des procès équitables.

Mais votre gouvernement passe son temps à dénoncer les ingérences de la communauté internationale. Est-ce que ce n’est pas en priorité de la responsabilité du gouvernement de mener ces enquêtes et de les faire aboutir ?

Bien sûr que c’est de la responsabilité du gouvernement.

Mais deux ans après, aucune fosse commune à ce jour n’a été ouverte et donc on ne sait toujours pas quelles sont les victimes qui sont dans ces fosses communes ?

Les gens sont en train de travailler à Kananga. Vous n’avez pas l’information ?

Comment se fait-il qu’il y ait encore des manifestations qui soient réprimées quand vous aviez vous-même annoncé la levée de la mesure générale d’interdiction de manifester il y a plusieurs mois ?

Je ne me l’explique pas, la mesure a été levée. Je vous le confirme encore une fois que les manifestations peuvent se tenir. Je n’ai pas besoin de vous préciser que nous sommes en plein processus électoral. Le dépôt de candidature (pour la présidentielle, NDLR) s’achève le 8 août prochain. Et nous ne concevons pas qu’il y ait campagne électorale sans liberté de manifester. Ceux qui répriment les manifestations publiques doivent être sanctionnés.

Le ministre de la Justice l’a dit clairement pour dire qu’il n’y aurait pas de nouvelles libérations de prisonniers politiques. L’ONU en dénombre encore près de 100, et notamment pas les figures emblématiques, Jean-Claude Muyambo, Franck Diongo et Eugène Diomi Ndongala, que ces libérations n’étaient pas à l’ordre du jour.

Vous parlez du ministre de la Justice. Moi, je suis ministre des Droits humains.

CONSEIL DE SECURITE DE L'ONU, SEANCE SUR LA RDC DU 26072018_ TOUTES LES DELEGATIONS RECLAMENT DES MESURES DE DECRISPATION POLITIQUE, LA LIBERATION DES PRISONNIERS POLITIQUES EMBLEM

Mais le fait que ces mesures de décrispation ne soient pas mises en application, ça ne vous inquiète pas. On a vu la semaine dernière les membres du conseil de sécurité s’inquiéter du retard dans l’application de ces mesures à cinq mois des élections ?

Je ne suis pas ministre de la Justice, je parle des choses qui sont de ma compétence.

Comment vous expliquez que des jeunes activistes comme Carbone Beni et ses quatre collègues de Filimbi aient passé plusieurs mois en détention à l’ANR, l’Agence nationale des renseignements, sans accès à leurs avocats, ils sont aujourd’hui devant la justice. Comment expliquez-vous qu’il n’y ait pas de remise en cause des conditions de cette détention quand cela dépasse le cadre légal qui existe en RDC ?

Ecoutez, Carbone Beni et compagnie étaient détenus à l’ANR. Je pense qu’à l’époque où vous m’aviez interviewé, je vous avais dit que les services de renseignements n’avaient pas le devoir de me transmettre ce dossier. Mais ce que j’ai demandé en tant que ministre des Droits humains, dans mes prérogatives, je suis censée veiller sur la régularité de la détention. J’ai estimé que quatre mois, c’était trop pour continuer de détenir Carbone Beni et compagnie. J’avais demandé à ce que ces derniers soient transférés devant des instances judiciaires compétentes, enfin qu’ils aient le droit de se défendre. Cela a été fait, donc cela ne dépend plus de moi. Cela relève du ministère de la Justice.

RFI

 

Mesures de décrispation: Leila Zerrougui,devant le Conseil de Sécurité de l’Onu, préoccupée par l’exclusion des cas emblématiques

Mesures de décrispation: Leila Zerrougui préoccupée par l’exclusion des cas emblématiques

A l’approche des élections prévues le 23 décembre en RDC, la MONUSCO s’inquiète des insuffisances dans la  mise en œuvre des mesures de décrispation du climat politique en RDC.

Malgré la libération de près de 4 100 prisonniers annoncée par le ministre de la justice, Leila Zerrougui, cheffe de la mission onusienne en RDC, s’inquiète de “l’exclusion complète” de figures “emblématiques” du processus de décrispation.

“Je reste préoccupée par les lacunes dans la mise en place des mesures de confiance. Il est exclu complètement la mise en liberté des figures emblématiques”, s’est-elle alarmée jeudi devant le Conseil de sécurité.

Leila Zerrougui s’est félicitée par ailleurs, du progrès enregistrés dans la mise en oeuvre du calendrier électoral mais relève le manque de consensus entre les parties prenantes notamment au sujet de la machine à voter.

“A 5 mois du scrutin, il y a beaucoup d’avancées notamment avec l’ouverture de Bureau Réception et Traitement de candidature surtout pour les élections législatives nationales et présidentielle. Malgré ces avancées significatives, le processus souffre de suspicions entre l’Opposition et la Majorité et entre l’opposition et la CENI au tour de la machine à voter, le fichier électoral et le remplacement du représentant de l’UDPS au bureau de la CENi. Malgré ces divergences, tous ces partis ont délégué leurs candidats à l’élection provinciale”, a noté la cheffe de la MONUSCO.

La représentante spéciale du secrétaire général de l’ONU invite à cet effet, le gouvernement à fournir les efforts pour les élections crédibles.

Auguy Mudiayi

Actualité.cd

CONSEIL DE SECURITE DE L’ONU, SEANCE SUR LA RDC DU 26/07/2018: TOUTES LES DELEGATIONS RECLAMENT DES MESURES DE DECRISPATION POLITIQUE, CONFORMEMENT A L’ACCORD DE LA SAINT SYLVESTRE

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Conseil de sécurité: les délégations saluent les progrès du processus électoral en RDC et réclament des mesures de décrispation politique

La République démocratique du Congo (RDC) est à la croisée des chemins, selon la Représentante spéciale du Secrétaire général pour ce pays, qui a lancé, ce matin, au Conseil de sécurité, un appel à toutes les parties prenantes pour qu’elles saisissent l’occasion « historique » de permettre la tenue, le 23 décembre prochain, d’élections « inclusives, transparentes et crédibles ».  La stabilité de la RDC en dépend, a souligné Mme Leïla Zerrougui.

Si des progrès « significatifs » ont été enregistrés pour respecter les étapes cruciales du calendrier électoral –« non sans difficultés », note le rapport du Secrétaire général– le processus électoral continue d’être entaché de « suspicion et de méfiance » entre la majorité et l’opposition, et entre l’opposition et la Commission électorale nationale indépendante (CENI), a observé Mme Zerrougui, qui est aussi Chef de la Mission des Nations Unies pour la stabilisation en RDC (MONUSCO).

Les griefs de l’opposition portent, entre autres, sur la machine à voter et le fichier électoral.  Dans une déclaration, un groupe de cinq partis politiques, parle aussi du retour des figures emblématiques et de la libération des prisonniers politiques dans le cadre des mesures de décrispation prévues par l’Accord politique du 31 décembre 2016.

La Représentante spéciale a décrit un climat caractérisé par l’annulation de certaines manifestations, l’arrestation arbitraire des acteurs de la société civile et des opposants politiques et les menaces proférées contre des journalistes.  En l’absence de progrès sur ces fronts, a-t-elle prévenu, la crédibilité et le caractère inclusif des élections pourraient être mis en cause.  

La CENI, a commenté la France, doit faire preuve de « transparence » pour que tous les citoyens aient accès aux machines à voter et puissent se familiariser avec.  Déployer, pour la première fois pendant des élections critiques, plus de 100 000 machines électroniques, potentiellement inexploitables, non maîtrisées et non testées posent un risque énorme inutile, ont tranché les États-Unis.  Que comptent faire les autorités congolaises si ces machines tombent en panne le jour des élections et compromettent la crédibilité des résultats?  Y a-t-il un plan de secours et, si oui, quel est-il?  La RDC s’est opposée au terme « machine à voter », affirmant qu’il s’agit tout simplement d’imprimantes de bulletins de vote sur lesquelles la CENI mène une campagne de sensibilisation et d’éducation.  La France a aussi noté que l’audit mené par l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) a montré que le fichier électoral était « perfectible » et que la CENI s’était engagée à faire les corrections nécessaires.  « C’est une bonne chose et nous attendons que des gestes concrets soient pris rapidement en ce sens », a-t-elle fait savoir.  Le fichier a été nettoyé et compte désormais 40 millions d’électeurs contre plus de 46 millions auparavant, a précisé la RDC.

Mais un an et demi après l’Accord de la Saint-Sylvestre, le Conseil de sécurité et les parties prenantes régionales et internationales demandent toujours la pleine mise en œuvre des mesures de décrispation, dont la libération de 700 prisonniers politiques, ont insisté les Pays-Bas. 

Si le Ministre de la justice a annoncé la remise en liberté de 4 109 prisonniers, aucune figure emblématique ne se trouvait parmi eux, a noté la Chef de la MONUSCO.

À ce jour, tous les partis politiques ont enregistré avec succès leurs candidats aux élections provinciales, soit 18 000 au total, dont 12% de femmes, pour 715 sièges à pourvoir, a indiqué la Représentante spéciale.   Le dépôt des candidatures aux élections présidentielle et législatives ayant été lancé le 25 juillet dernier, les États-Unis ont regretté que le Président Joseph Kabila n’ait pas saisi l’occasion de son discours au Parlement, le 19 juillet dernier, pour lever les doutes sur ses intentions.  « Nous sommes à cinq mois des élections, le temps des postures est terminé », se sont-ils impatientés. 

La RDC s’est élevée contre ces partenaires internationaux qui souvent « s’illustrent par des ingérences de tout bord ».  Maintenant que le processus électoral amorce son « dernier virage », a-t-elle dit, la meilleure attitude pour tous les acteurs politiques est de l’accompagner de manière constructive.  Pour ceux de nos partenaires qui aimeraient nous aider, leur accompagnement devra se faire sur le plan logistique en mettant à la disposition de la CENI des avions, des matériels roulants et des facilités opérationnelles, a ajouté la RDC, après que les États-Unis ont avoué: « Nous ne voyons pas comment, la CENI pourrait organiser les élections sans l’aide de la MONUSCO qui ne peut s’offrir le luxe d’attendre le dernier moment pour enclencher son plan ».  Il est indispensable, a ajouté la France, que les autorités compétentes transmettent à la MONUSCO toutes les informations nécessaires pour que la Mission puisse apporter son appui logistique en temps voulu, le cas échéant.

La Représentante spéciale a prévenu que la MONUSCO devra, dans les mois à venir, opérer dans un environnement de plus en plus tendu avec des ressources inférieures de 38,8 millions de dollars à la proposition budgétaire du Secrétaire général.  « Si je le mentionne, ce n’est pas pour plaider pour davantage de ressources –nous connaissons tous la nouvelle réalité financière à laquelle font face les opérations de maintien de la paix–, mais parce qu’il importe de comprendre qu’alors que les ressources diminuent, le mandat de la MONUSCO reste le même et que les attentes continuent de croître », s’est-elle expliquée.  La capacité de réaction des Casques bleus aux risques émergents sera limitée, en particulier dans des zones fortement peuplées ou au contraire isolées, a souligné la Représentante spéciale.

LA SITUATION CONCERNANT LA RÉPUBLIQUE DÉMOCRATIQUE DU CONGO S/2018/528,S/2018/531S/2018/655 ET S/2018/727

Déclarations

Mme LEILA ZERROUGUI, Représentante spéciale du Secrétaire général pour la République démocratique du Congo (RDC), a commencé par déclarer qu’à cinq mois des élections, prévues le 23 décembre prochain, les préparatifs ont atteint un tournant important avec l’ouverture, hier, des bureaux de réception des candidatures pour les élections présidentielle et législatives.  Ces scrutins continuent de susciter de grandes attentes tant au sein de la population congolaise qu’au niveau de la communauté internationale, car ils revêtent d’importants enjeux dans la perspective de la consolidation de la stabilité de la RDC et de toute la région, a-t-elle analysé.

Alors que des progrès significatifs ont été enregistrés pour respecter les étapes cruciales du calendrier, a poursuivi le haut fonctionnaire, le processus électoral continue de souffrir de « suspicion et de méfiance » entre la majorité et l’opposition, et entre l’opposition et la Commission électorale nationale indépendante (CENI).  Les griefs de l’opposition portent, entre autres, sur la machine à voter, le fichier électoral et le non-remplacement du délégué de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS) au sein du bureau de la CENI, a-t-elle précisé.  Ces griefs viennent d’être réitérés, dans une déclaration publiée le 23 juillet à Kinshasa, par un groupe de cinq partis et plateformes politiques de l’opposition comprenant l’UDPS, Ensemble, l’Union pour la nation congolaise (UNC), le Mouvement de libération du Congo (MLC), et la Dynamique de l’opposition.  Cette déclaration exige également le retour des figures emblématiques et la libération des prisonniers politiques dans le cadre de la mise en œuvre des mesures de décrispation prévues par l’Accord de la Saint-Sylvestre.

Par ailleurs, le 24 juillet, M. Jean-Pierre Bemba, Président du MLC et candidat désigné de son parti à la présidentielle, a tenu sa première conférence de presse à Bruxelles pour confirmer son retour à Kinshasa le 1er août, afin de déposer sa candidature.  Le même jour, M. Moïse Katumbi, d’Ensemble, a également annoncé son retour sans toutefois préciser la date.  Mme Zerrougui a ajouté que la nouvelle plateforme politique, le Front commun pour le Congo (FCC), dont l’autorité morale est le Président Kabila, n’a pas encore désigné son candidat à la présidentielle.  La Représentante spéciale s’est dite encouragée par le fait que tous les partis politiques aient enregistré avec succès leurs candidats aux élections provinciales, soit 18 000 au total, dont 12% de femmes, pour 715 sièges à pourvoir.

La Chef de la Mission des Nations Unies pour la stabilisation en RDC (MONUSCO) s’est cependant dite préoccupée par la faible mise en œuvre des mesures de renforcement de la confiance.  Si le Ministre de la justice a annoncé la remise en liberté de 4 109 prisonniers, aucune figure emblématique ne se trouvait parmi euxEn outre, des manifestations pacifiques ont été annulées, et les acteurs de la société civile et les opposants politiques font l’objet d’arrestations arbitraires et les journalistes subissent des menaces.  En conséquence, les conditions d’une situation équitable ne sont pas encore réunies, et, en l’absence de progrès sur ces fronts, la crédibilité et le caractère inclusif des élections pourraient être mis en cause », a-t-elle prévenu.  Sur le plan logistique, comme le Gouvernement congolais a l’intention de financer les scrutins sans soutien extérieur, la CENI n’a pas contacté la MONUSCO qui est mandatée par le Conseil de sécurité pour apporter son aide.  En revanche, la Représentante spéciale s’est dite heureuse de l’annonce faite par le Ministère de la santé de la fin de l’épidémie d’Ebola.

S’agissant de la sécurité, elle a fait état d’une situation fragile, qui s’est même détériorée dans certaines régions du pays, en particulier les Kasaï, où sévissent toujours des miliciens armés, le Nord-Kivu, où opèrent les Forces démocratiques alliées et aussi les provinces du Sud-Kivu, du Maniema et du Tanganyika.  Mme Zerrougui a toutefois noté que les tensions à Djungu, dans la province de l’Ituri, viennent de s’atténuer, grâce aux efforts de la MONUSCO.  Elle a néanmoins porté à l’attention du Conseil de sécurité le fait que le personnel de la Mission est de plus en plus souvent pris pour cible, comme cela a été le cas à Beni et à Uvira.  Elle a fait état des préoccupations croissantes des employés de l’ONU à propos de leur sécurité, alors que la MONUSCO devra, dans les mois à venir, opérer dans un environnement de plus en plus tendu avec des ressources inférieures de 38,8 millions de dollars à la proposition budgétaire du Secrétaire général.  « Si je le mentionne, ce n’est pas pour plaider pour davantage de ressources –nous connaissons tous la nouvelle réalité financière à laquelle font face les opérations de maintien de la paix–, mais parce qu’il importe de comprendre qu’alors que les ressources diminuent, le mandat de la MONUSCO reste le même et que les attentes continuent de croître », s’est-elle expliquée.  La capacité de réaction des Casques bleus aux risques émergents sera limitée, en particulier dans des zones fortement peuplées ou au contraire isolées, a souligné la Représentante spéciale.

La RDC est à la croisée des chemins, a-t-elle conclu, en lançant un appel à toutes les parties prenantes pour qu’elles saisissent cette occasion historique pour permettre la tenue d’élections crédibles le 23 décembre afin d’offrir un avenir plus stable à la RDC, aux Congolaises et aux Congolais.

M. MANSOUR AYYAD SH. A. ALOTAIBI (Koweït), Président du Comité du Conseil de sécurité créé en vertu de la résolution 1533 (2004), a présenté une vue d’ensemble des travaux de son Comité et des activités qui pourraient être menées à bien en 2018.  Au cours des six premiers mois de l’année, le Comité a convoqué un certain nombre de réunions avec Mme Zerrougui, un représentant du Centre d’analyses de la MONUSCO sur l’embargo sur les armes, un autre de la Mission permanente de la RDC sur la lutte contre les violences sexuelles et le recrutement d’enfants, ainsi que la Représentante spéciale du Secrétaire général sur les violences sexuelles dans les conflits.  Le Comité a également rencontré les membres du Groupe d’experts qui lui ont présenté leurs conclusions et recommandations.  Pendant cette même période, le Comité a approuvé l’inscription sur la liste des sanctions de quatre autres individus qui continuent de saper la paix et la sécurité en RDC.

La Mission permanente du Koweït a également organisé un certain nombre de rencontres officieuses sur des questions relatives au Comité, a précisé M. Mansour, citant la réunion avec M. Robert Petit, un haut fonctionnaire de l’équipe de pays des Nations Unies en RDC et l’équipe d’experts qui assiste le Gouvernement congolais dans les enquêtes sur l’assassinat des deux membres du Groupe d’experts, Zaida Catalan et Michael Sharp.

Les mois prochains seront critiques pour la RDC, a affirmé le Président du Comité, promettant vigilance et efforts pour faire avancer la paix et la stabilité en RDC.  Le Comité et son Groupe d’experts poursuivront leur collaboration avec leurs interlocuteurs en RDC et dans la région des Grands Lacs pour obtenir des informations actualisées.  Demain, le Comité a l’intention de convoquer une réunion avec tous les États Membres sur le deuxième rapport du Groupe d’experts dont la publication.

Le Comité compte aussi organiser une autre série de réunions avec son Groupe d’experts, dont le mandat a été prorogé par la résolution 2424.  Le Groupe pourra présenter son programme de travail sur le respect de l’embargo sur les armes et sur les questions liées à l’exploitation et au trafic illégal de ressources naturelles par des groupes armés.  M. Mansour a également dit envisager des rencontres sur les actions prises par les États Membres pour aider la RDC, la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs et les pays de la région à garantir un commerce « responsable » des minéraux.

 

M. FRANÇOIS DELATTRE (France) a déclaré que la priorité est d’organiser les élections à la date prévue en décembre 2018 dans de bonnes conditions.  Nous devons, a-t-il dit, continuer à encourager les autorités à prendre toutes les mesures en ce sens, et appeler toutes les parties prenantes à respecter l’esprit de consensus qui a prévalu lors de la signature de l’Accord politique du 31 décembre 2016.  Il a aussi souligné que le maintien de l’unité des partenaires internationaux est crucial pour la réussite du processus, avant d’insister sur l’importance de rétablir la confiance des Congolais dans les préparatifs techniques.

Il a notamment relevé que l’audit du fichier électoral par l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) a montré que le fichier était perfectible et que la CENI s’était engagée à faire les corrections nécessaires.  C’est une bonne chose et nous attendons que des gestes concrets soient pris rapidement en ce sens, a-t-il fait savoir.

Le représentant a aussi pris note de la volonté de la RDC de prendre en charge financièrement l’intégralité de l’organisation des élections.  Mais, a-t-il ajouté, il est indispensable que les autorités compétentes transmettent à la MONUSCO toutes les informations nécessaires pour que la Mission soit en mesure d’apporter son appui logistique en temps voulu, le cas échéant.  Une remise en cause du calendrier et du bon déroulement des élections pour des questions logistiques serait très dommageable, a-t-il averti.

Il a aussi appelé la CENI à faire preuve de transparence pour que tous les citoyens aient accès aux machines à voter et puissent se familiariser avec, évoquant dans la foulée la nécessité d’apporter des réponses à « certain nombre » de questions techniques qui se posent.

M. Delattre s’est ensuite félicité de la tenue de rassemblements politiques sans incidents à Kinshasa ces dernières semaines.  Il a appelé à poursuivre dans cette voie et a engagé le Gouvernement congolais à lever l’interdiction générale de manifester et à prendre des mesures tangibles pour la mise en œuvre intégrale de l’Accord du 31 décembre, en particulier des mesures de décrispation.

Le délégué a par ailleurs noté que la situation sécuritaire et humanitaire reste préoccupante, notamment dans les Kasaï où des crimes de guerre et crimes contre l’humanité auraient été commis.  Il a noté que la célérité de la MONUSCO pour répondre à ces tensions montre la pertinence de son nouveau concept d’opération de « protection par projection » et a encouragé la Mission à poursuivre sa transformation pour une efficacité optimale.  Il a aussi encouragé les autorités congolaises à enquêter sans délais sur les exactions rapportées par les enquêteurs du Conseil des droits de l’homme pour que leurs auteurs soient traduits en justice.

M. JONATHAN R. COHEN (États-Unis) a souligné l’importance de la journée d’hier qui a marqué le début de l’enregistrement des candidatures aux élections présidentielle et législatives en RDC.  Nous attendons du Président Kabila, a-t-il souligné, qu’il respecte la Constitution et l’Accord de la Saint-Sylvestre.  En vertu de la loi congolaise, a-t-il insisté, M. Kabila n’est pas éligible à un troisième mandat.  Le représentant a donc regretté que le Président congolais n’ait pas saisi l’occasion de son discours au Parlement, le 19 juillet dernier, pour lever les doutes sur ses intentions.  Le 23 décembre approche rapidement, a-t-il averti, comptant que le Gouvernement congolais tirera parti de la proposition de soutien de la MONUSCO.  Il est absolument « essentiel » que la CENI fasse dans les temps une demande « détaillée » de l’appui logistique dont elle a besoin.  Nous ne voyons pas comment, a insisté le représentant, la CENI pourrait organiser les élections sans l’aide de la MONUSCO et cette dernière ne peut s’offrir le luxe d’attendre le dernier moment pour enclencher son plan.

La CENI, a poursuivi le représentant, doit tout faire pour veiller à ce que les électeurs puissent voter, grâce à un mécanisme testé, fiable et garantissant le secret du scrutin, à savoir un bulletin papier.  Déployer, pour la première fois pendant des élections critiques, plus de 100 000 machines de vote électroniques, potentiellement inexploitables, non maîtrisées et non testées posent un risque énorme inutile, a estimé le représentant.  Que comptent faire les autorités congolaises si ces machines tombent en panne le jour des élections et compromettent la crédibilité des résultats?  Y a-t-il un plan de secours et si oui, lequel? s’est demandé le représentant.  N’oublions pas, a-t-il ajouté, la violence que nous venons de voir dans l’est du pays.  Saluant la réaction rapide de la MONUSCO à Bijombo, ce mois-ci, il s’est dit profondément préoccupé par les informations sur les abus des droits de l’homme et les dizaines de milliers de personnes qui fuient la violence.  La violence dans l’est et dans d’autres parties du pays ne disparaîtra qu’avec des élections pacifiques, inclusives, crédibles et véritables, et un engagement à faire rendre des comptes aux responsables.  Nous n’oublions pas, a ajouté le représentant, l’assassinat des experts de l’ONU, Michael Sharp et Zaida Catalan, et nous ne cesserons d’exiger que les responsables répondent de leurs actes devant la justice.

La communauté internationale est unanimement préoccupée, comme en témoigne le communiqué conjoint signé la semaine dernière par le Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine et le Conseil de sécurité.  Le représentant a appelé ses collègues du Conseil à militer pour des élections bien planifiées, y compris par les canaux bilatéraux, et envisager des sanctions ciblées contre ceux qui menacent la paix et la sécurité en RDC.  Le peuple congolais a attendu presque deux ans pour avoir la chance de voter et de choisir de nouveaux dirigeants.  Le Président Joseph Kabila s’est engagé, à plusieurs reprises, à respecter la Constitution et à mettre en œuvre l’Accord de la Saint-Sylvestre.  Nous sommes à cinq mois des élections, le temps des postures est passé, a conclu le représentant. 

M. STEPHEN HICKEY (Royaume-Uni) a partagé les préoccupations de la représentante de la société civile et de la Représentante spéciale au sujet des violations des droits de l’homme, en particulier les violences sexuelles à l’encontre des femmes.  S’il s’est ensuite félicité des progrès accomplis dans les préparatifs électoraux, le représentant s’est dit inquiet de l’insuffisance des mesures de renforcement de la confiance.  Il a également pointé le manque d’efforts déployés pour encourager la participation des femmes à la vie politique congolaise.  Il a pressé le Conseil de sécurité de continuer de veiller au respect de l’Accord de la Saint-Sylvestre et au bon déroulement des scrutins.

Pour M. PAWEL RADOMSKI (Pologne), les mois à venir seront essentiels pour stabiliser la RDC.  Il a applaudi les progrès dans les préparations des élections mais s’est dit préoccupé par la méfiance entre les différents acteurs politiques qui risque de saper le processus électoral, sa transparence, son inclusivité et sa sécurité.  La Pologne a voulu que la RDC invite en temps voulu les observateurs électoraux.  Après avoir félicité la RDC pour avoir éradiqué l’épidémie d’Ebola, le représentant s’est ensuite dit préoccupé par les activités déstabilisatrices des groupes armés.  Il a exigé le respect de l’embargo sur les armes et une lutte renforcée contre l’exploitation illégale des ressources naturelles.

 

Mme LISE GREGOIRE VAN HAAREN (Pays-Bas) a noté les progrès dans les préparatifs électoraux mais a regretté le manque de confiance entre les parties prenantes.  Un an et demi après l’Accord de la Saint-Sylvestre, le Conseil de sécurité et les parties prenantes régionales et internationales, a-t-elle rappelé, ne cessent de demander la pleine mise en œuvre des mesures de décrispation.  Il reste énormément de travail à faire, a noté la représentante, citant à titre d’exemple les 700 prisonniers politiques, le harcèlement et les intimidations subis par les membres de la société civile et des partis politiques ou encore la levée toujours partielle des manifestions publiques, sans compter le rétrécissement de l’espace politique.  La RDC ne peut se permettre des élections sans crédibilité.  Sa population aspire à un transfert de pouvoir « crédible ».  Après le report de la visite du Secrétaire général et du Président de la Commission de l’Union africaine, la représentante a espéré très rapidement une nouvelle date car une annulation risque d’éroder la confiance de la communauté internationale et de la population congolaise dans l’engagement du Gouvernement en faveur de l’Accord de la Saint-Sylvestre.

La représentante a également évoqué la situation humanitaire extrêmement inquiétante, rappelant que la communauté internationale avait promis 500 millions de dollars pour l’aide d’urgence, il y a trois mois.  Pour ce qui est de la MONUSCO, qui a pour mandat de protéger les civils et d’appuyer la mise en œuvre de l’Accord de la Saint-Sylvestre, la représentante a souligné que la Mission nécessite l’engagement politique total du Gouvernement de la RDC, une clarté concernant les attentes et le plein appui du Conseil de sécurité.  La représentante a dit craindre qu’une nouvelle détérioration de la situation sécuritaire présente un autre défi à la mise en œuvre du mandat de la Mission.  L’approche « protection par Projection » nécessitera des efforts continus et énormes, comme le souligne d’ailleurs la lettre du Secrétaire général sur la planification des mesures d’urgence.

 

M. PEDRO LUIS INCHAUSTE JORDÁN (Bolivie) a salué les efforts du Gouvernement de la RDC pour respecter les délais électoraux mais regretté que les mesures de confiance prévues par l’Accord de la Saint-Sylvestre ne soient toujours pas intégralement appliquées, réclamant des avancées sans plus tarder.  Il a lancé un appel à toutes les parties pour qu’elles travaillent dans une atmosphère de collaboration et assurent un scrutin transparent, libre et inclusif.  Il s’est félicité des réunions que la Représentante spéciale a eues sur les préparatifs électoraux.  Il a aussi salué la MONUSCO et le Coordonnateur des Nations Unies pour la région des Grands Lacs, avant de souligner que le succès des élections ne suffira pas à relever les défis de la RDC.  Il faut, a-t-il prescrit, s’attaquer à l’exploitation illégale et au trafic des ressources naturelles par des groupes armés.  Le contrôle des zones riches est essentiel à un changement structurel, au renforcement de l’état de droit et à la stabilisation de la RDC, a insisté le représentant.

M. ZHANG DIANBIN (Chine) a déclaré que seule une solution politique peut permettre de pacifier la RDC.  À cet égard, le Conseil de sécurité doit continuer de jouer son rôle de médiation et d’accompagnement des efforts auprès des parties congolaises, pour les aider à mettre en œuvre l’Accord de la Saint-Sylvestre.  Il a salué le courage des Casques bleus et estimé que la communauté internationale devrait renforcer ses capacités de maintien de la paix et de la sécurité en RDC.

M. DMITRY A. POLYANSKIY (Fédération de Russie) a remercié la Représentante spéciale du Secrétaire général pour sa contribution à la mise en œuvre de l’Accord de la Saint-Sylvestre en RDC.  La bonne tenue des élections permettra, a-t-il dit, de réduire les tensions.  Il a salué le fait que le Président Joseph Kabila se soit engagé à respecter la Constitution et a pris note des efforts déployés pour par le Gouvernement pour respecter les délais fixés par la Commission électorale.  Il a aussi pris note des mesures prises dont la loi sur la répartition des sièges et l’audit du fichier électoral.  Il a également salué le fait que la moitié des partis politiques ait signé le Code de conduite électoral et appelé à une solution pour dissiper les problèmes sur la machine à voter.  Il a dit comprendre que la machine simplifiera le processus de vote alors que le décompte continuera de se faire manuellement.  Le représentant a insisté sur l’importance des mesures de confiance prévues par l’Accord de la Saint-Sylvestre.  Rappelant l’obligation de respecter la souveraineté et la législation de la RDC, il a appelé l’ONU à ne pas sortir du cadre fixé par la résolution 2409 du Conseil de sécurité.  La MONUSCO, s’est-il expliqué, ne peut en aucun cas prendre des mesures qui pourraient être perçues comme en faveur de l’un des partis politiques congolais.  En soi, les élections ne sont pas la panacée, a conclu le représentant qui a préconisé de s’attaquer avec plus d’acharnement aux causes profondes de la crise en RDC.

M. OLOF SKOOG (Suède) a rappelé le consensus international sur le fait que des élections crédibles et inclusives doivent avoir lieu le 23 décembre en RDC.  En attendant, des mesures de renforcement de la confiance sont importantes afin justement de renforcer la confiance des Congolais vis-à-vis du processus.  Il a souligné que la situation humanitaire en RDC reste préoccupante, et le début d’une épidémie d’Ébola le 8 mai dernier dans la province de l’Équateur apporte un défi de plus aux communautés.  Il a salué les actions du Gouvernement et de la communauté internationale face à la maladie et s’est félicité de l’annonce de la fin de l’épidémie en début de semaine.  Il a encouragé les partenaires internationaux à garder le même engagement en soutenant le plan humanitaire en RDC.  Il a précisé que les besoins ne cessent de croître alors que 21% à peine des 1,68 milliard de dollars nécessaires a été collecté.  Pour 7,7 millions de gens vivant dans l’insécurité alimentaire et pour les 2,2 millions d’enfants mal nourris, chaque dollar compte, a plaidé le délégué. …

TIRE DE https://www.un.org/press/fr/2018/cs13435.doc.htm?utm_source=dlvr.it&utm_medium=twitter

RDC : Les propos de Thambwe Mwamba constituent une atteinte à la dignité des journalistes et des détenus (Abdoul Aziz Thioye, BCNUDH / MONUSCO)

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Date
19 juillet 2018IT+
Directeur du Bureau Conjoint des Nations Unies aux Droits de l’Homme, Abdoul Aziz Thioye, a qualifié les propos du Ministre de la Justice, Alexis Thambwe Mwamba, à l’endroit des journalistes congolais d’atteinte à la dignité des journalistes.

« Effectivement, oui nous avons tous suivi les déclarations du Ministre de la Justice hier. C’est vrai que ses propos sont regrettables. Je pense que c’est une atteinte à la dignité des journalistes et également des détenus qui ont été mentionnés dans des termes très peu élogieux. Je crois que c’est regrettable, je ne peux pas aller plus loin que cela. Je compte rencontrer le Ministre de la Justice pour discuter de quelques détails avec lui. Donc, vous comprendrez que je ne puisse faire davantage de commentaires là-dessus », a-t-il dit répondant à une question d’un journaliste au cours de la conférence de presse organisée par la MONUSCO ce mercredi 18 juillet 2018.

Dans son intervention à la tripartite CNSA-CENI-Gouvernement ce lundi 16 juillet 2018, Thambwe Mwamba avait qualifié les journalistes de « minables, misérables, des personnes qui écrivent n’importe quoi pour peu d’argent, 1.000 ou 1.500 dollars américains de Moïse Katumbi et continuent à lui accorder la parole ».
Sur les réseaux sociaux, plusieurs réactions et condamnations n’avaient pas tardé.
Certains rappelaient les propos peu élogieux tenus de Laurent-Désiré Kabila au sujet de Thambwe Mwamba qu’il qualifiait de corrompu et d’inutile.
Pour sa part, l’Union nationale de la presse du Congo (UNPC) a protesté publiquement à travers un communiqué et considère « ces propos comme inacceptables et indignes d’un homme d’Etat qui, de par son passé, n’a aucune leçon de moralité à donner aux journalistes. »
En ce qui concerne les prisonniers politiques emblématiques qui ont fait l’objet d’insultes de la part de M. Tambwe Mwamba, le Comité des Familles des prisonniers politiques a aussi fait entendre sa voix, considérant les propos de M. Tambwe comme insultant et irresponsable, vu la crise de confiance qui règne, en ce moment, entre opposition et régime Kabiliste. Le CFPP-RDC a formellement demandé au Ministre de la Justice de faire amende honorable et  de respecter leurs proches ainsi que l’Accord de la Saint Sylvestre dont lui-même est signataire.
« Compte tenu de la gravité de ces insultes, l’UNPC, en sa qualité de cadre fédérateur de tous les journalistes et organisations professionnelles des médias en RDC, exige de M. Thambwe le retrait, endéans 48 heures, de ces insultes, faute de quoi la profession prendra des mesures graves de rétorsion », dit l’UNPC dans son communiqué.
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ACTUALITE CD AVEC CFPP.CD

 

LE COMITE DES FAMILLES DES PRISONNIERS POLITIQUES EST SCANDALISE PAR LE LANGAGE INAPPROPRIÉ, INJURIEUX ET MENSONGER DU MINISTRE DE LA JUSTICE, M. ALEXIS TAMBWE MWAMBA

RESPECTEZ NOS MEMBRES DE FAMILLE INJUSTEMENT EMPRISONNES - RESPECTEZ L'ACCORD DE LA SAINT SYLVESTRE.png

 

COMMUNIQUE DU CFPP-RDC DU 18/07/2018

Au cours d’un point de presse à l’issu de sa participation à la tripartite « gouvernement, CNSA ( Conseil National de Suivi de l’Accord Global et Inclusif) et CENI (Commission Nationale Électorale Indépendante) », M. Alexis Tambwe Mwamba, Ministre de la Justice, s’est illustré par des propos injurieux et mensongers concernant les prisonniers politiquee emblématiques de la RDC; l’arrogance de M. Tambwe a touché aussi les journalistes présents au point de presse, traités de « misérables » et d’autres noms d’oiseaux, à l’instar de prisonniers politiques emblématiques, Eugène Diomi Ndongala et Jean Claude Muyambo ainsi que M. Frank Diongo et Gecoco Lumumba. Même M. Moise Katumbi, exilé politique dont le nom est repris dans l’Accord de la Saint Sylvestre, a eu droit à des quolibets et d’autres appellations injurieuses.

Au delà de la forme inacceptable des propos tenus par  M. Tambwe, le CFPP-RDC tient à souligner que le contenu de ce point de presse était également  irresponsable dans le fond, car diffusant un contenu faux et mensonger:

  1. En ce qui concerne le prisonnier politique Eugène Diomi Ndongala, le CFPP-RDC tient à souligner et à informer l’opinion tant nationale qu’internationale, que le Président de la Démocratie Chrétienne n’a jamais avoué quoi que se soit concernant le montage grossier dont il a été victime, à aucun stade de la procédure inique lui imposée. D’ailleurs, il met au défi M. Tambwe d’exhiber ses prétendus aveux qui ne sont que le fruit de sa fantaisie tordue. Le fait que M. Tambwe ait recours à une fausseté si grossière, prouve suffisamment que il n’a pas d’autres repères juridiques pour justifier la détention illégale du prisonnier politique emblématique Eugène Diomi Ndongala, que l’invention d’aveux qui n’ont jamais existé et qu’il n’a jamais évoqué dans la procédure face au Comité des Droits de l’Homme des Nations Unies – à laquelle M. Tambwe a participé au nom de la RDC – qui a abouti a un jugement de droit international ayant condamné la RDC sur le dossier Diomi Ndongala, constatant 98 violations de droit dont il est victime. Le CDH/Onu, par son jugement 2465/2014 a ordonné à la RDC à libérer immédiatement Eugène Diomi Ndongala et  l’indemniser.
  2. En ce qui concerne le prisonniers politique Jean Claude Muyambo, il est certainement victime les la haine vengeresse de M. Tambwe, s’étant constitué partie civile dans une plainte contre Tambwe Mwamba pour terrorisme, tortures et détournements de fonds publiques, qui suit son cour en Belgique, pays européen où M. Tambwe réside. Point n’est pas besoin de rappeler à l’opinion tant nationale qu’internationale que M. Tambwe, ancien seigneur de guerre ayant participé à plusieurs rebellions de proxy qui ont endeuillé beaucoup de familles congolaises, revendiqua, en 1998, au nom de sa rébellion du moment, le RCD/Goma, avoir abattu un avion de ligne, en partance de Kindu (Maniema) avec à bord 43 civils plus les membres d’équipage – dont la majorité était constituée de femmes et enfants essayant d’échapper à l’avancée meurtrière des rebelles sanguinaires. Dans sa haine vengeresse, M. Tambwe s’est donné le luxe d’appeler M. Muyambo « escroc« .
  3.  Le même sort a été réserve à M. Diongo, M. Katumbi et M. Gecoco Lumumba. 

Par la suite, ne sachant pas justifier son opposition à donner stricte application à l’Accord Global et Inclusif, signé le 31/12/2016, sur la base duquel a été issu le gouvernement dont M. Tambwe est membre, le Ministre de la Justice, tout en étant personnellement signataire de l’Accord Politique en question, sur la base duquel se fonde la légitimité des institutions politiques toutes hors mandat,  a défini les prisonniers politiques emblématiques cité nommément dans l’Accord comme « non libérables ».

Au delà de la connotation ni politique, ni juridique de cette affirmation,  d’ailleurs encore une fois fausse, le Comité des Familles des Prisonniers Politiques de la RDC fait noter à M. Tambwe que l’objectif de sa participation à la tripartite demandé la le CNSA n’est pas de revenir sur les décisions  prises par les délégués ayant participé au dialogue politique du Centre Interdiocesien, sous l’houlette de la Cenco ‘Conférence Épiscopale Nationale du Congo), mais celui « d’accélérer son application« , conformément à la mission du CNSA,  telle que résumée par le dernier communique de cette Institution d’appui à la démocratie concernant la décrispation politique.

cnsa ordre de mission prisonniers pol emblematiques

De plus, il est contradictoire, de la part d’un membre du gouvernement issu de ce Dialogue politique, de soutenir que l’Accord Politique ne serait pas la Bible, alors que son propre Premier Ministre, M. Bruno Tshibala, aussi bien au cours d’interview données à RFI qu’à la BBC fin 2017, a reconnu que M. Eugène Diomi Ndongala, M. Muyambo et M. Frank Diongo sont des prisonniers politiques qui doivent être libérés conformément à l’Accord Politique de la Saint Sylvestre.

Cette cacophonie, au sein du gouvernement actuel, contredit le principe hiérarchique  qui est résumé par l’expression latine « ubi maior, minor cessat » (le subalterne se tait là où son supérieur s’est déjà exprimé).

Vu ce qui précède, le CFPP-RDC estime que la décrispation politique étant une préoccupation centrale pour désamorcer la grave crise de confiance qui règne actuellement en RDC entre l’opposition et le régime Kabiliste, il serait opportun et nécessaire que M. Tambwe recadre son discours haineux et injurieux pour revenir à une logique responsable et républicaine.

D’autant plus qu’il semble toujours confondre l’élargissement de miliciens, bandits ou bien d’autres voleurs de chèvres (dont le nombre est complètement indifférente à la décrispation politique qui est une question de qualité et non de quantité)  avec la libération des prisonniers politiques et des emblématiques,  seule, conformément au chapitre 5 de l’Accord de la Saint Sylvestre, capable de décrisper effectivement le climat politique très tendu, en ce moment, en RDC, avec un processus électoral qui n’arrive pas à prendre son envol.

Tout en attendant des excuses publiques de la part de M. Tambwe et une correction de ses déclarations qui ne font qu’aggraver les tensions politiques, le CFPP-RDC demande au CNSA d’assumer ses responsabilité dans le rôle lui attribué par l’Accord Global et Inclusif, mettant au centre de son action le volet de la décrispation politique, en ce qui concerne la libération des prisonniers politiques, à commencer par les emblématiques cités nommément au ch.5 de l’Accord, ainsi que les questions électorales.

Ne pas le faire, déclencherait une crise institutionnelle très grave dont il serait le premier responsable.

Libérez les prisonniers politiques de la RDC:  il ne sera que vraie justice !

LE COMITE DES FAMILLES DES PRISONNIERS POLITIQUES DE LA RDC

http://cfpp-rdc-com

Propos de Thambwe Mwamba à la tripartite, Georges Kapiamba :  » il n’a aucun droit d’insulter des citoyens en détention…  » /DEPECHE.CD

Propos de Thambwe Mwamba à la tripartite, Georges Kapiamba :  » il n’a aucun droit d’insulter des citoyens en détention… « 

L’image contient peut-être : 8 personnes, dont Christian Lumu Lukusa, personnes souriantes, gros plan
(Kinshasa, le 17 juillet)
L’activiste Georges Kapiamba, numéro Un de l’Acaj, vient de livrer à Dépêche.cd sa réaction suite aux propos tenus lundi dernier par Alexis Thambwe Mwamba lors de la tripartite CENI-Gouvernement-CNSA.

 » Ce sont des propos indécents, irrespectueux et irresponsables. Le Ministre Alexis Tambwe doit savoir respecter tout le monde et ainsi il le sera aussi. Il profite de sa position de Ministre pour régler des comptes politiques à ses adversaires politiques Jean Claude Muyambo, Eugène Diomi Ndongala et ce n’est pas digne de la fonction qu’il assume « , a-t-il dit.

Pour Kapiamba, le Ministre de la Justice n’a pas le droit d’insulter un citoyen en détention comme une personne poursuivie car ils ont droit à la dignité et à l’honneur.

 » Le Ministre Alexis Tambwe doit se comporter en républicain et homme d’Etat et cesser d’agir en militant d’un parti présidentiel comme il le fait actuellement. Il n’a aucun droit d’insulter des citoyens en détention ou qui font l’objet des poursuites. Car toute personne poursuivie par la justice a droit à l’honneur et la dignité. ACAJ condamne fermement ses propos irrévérencieux répétés contre les personnes en détention », conclut Georges Kapiamba.

Dépêche.cd

TAMBWE MWAMBA, AZARIAS RUBERWA ET TSHIBANGU KALALA SONT DES DÉMAGOGUES MÉDIOCRES /KATANGAPOST+VIDEO

arretez de mentir tambweTAMBWE MWAMBA, AZARIAS RUBERWA ET TSHIBANGU KALALA SONT DES DÉMAGOGUES MÉDIOCRES :

Ces trois sinistres ministres intervenus dernièrement dans l’émission « Plateau « du journaliste Kibambi Tshintwa pour parler sans honte de FCC que les congolais appellent : ‘’Fosse Commune du Congo ‘’qui regroupe des voleurs, pilleurs et vagabonds politiques de la Kabilie.

Ces pilleurs ont, sans gène, tenté de tromper les congolais en mentant que le FCC est groupement des ceux qui ont passion du Congo. Le menteur de Thambwe Mwamba a menti avoir libéré 4000 prisonniers politiques,mais d’après plusieurs sources de la prison de Makala, il y a eu seulement libération de 30 bandits « les kulunas » tandis que à la prison de kasapa à Lubumbashi 10 bandits.

Le même Tambwe a aussi révélé que Corneille Nangaa leur fait régulièrement des rapports sur le travail de la CENI. Où est la neutralité de la CENI ? Ce Tambwe Mwamba qui est recherché par la justice en Belgique pour crimes contre l’humanité, détournements des fonds publics,crime des guerres,enrichissement illicite,arrestation arbitraire et torture,traitement inhumain et blanchiment des capitaux par l’achat cash d’une maison de plus de 600.000 euros a vanté leur chef Joseph Kabila pour garder son poste.

Tambwe a établi sa haine contre certains opposants dont il traité malhonnêtement d’être au service des étrangers parce qu’ils veulent améliorer les conditions socio-économiques des congolais.

C’est la même chose pour Ruberwa qui est devenu curieusement un grand chantre et disciple de Joseph Kabila dont il avait accusé, comme Tambwe, d’être un incompétent et dictateur lorsqu’ils étaient au RDCongo. Enfin, c’était le tour de Tshibangu, qui critiquait il n’y a pas longtemps Kabila et son gouvernement, s’est comporté en faux témoin et mentant sur toute la ligne.

Chers compatriotes, Tambwe, Ruberwa et Tshibangu sont des traîtres qui travaillent pour leurs ventres et contribuer à l’instauration de la dictature par Kabila. Il faut pas les écouter, ce sont des prédateurs.

Pour Katangapost,
Sisco Mayala, journaliste indépendant et d’investigation

Situation en RDC: inquiétude du haut-commissaire aux droits de l’homme de l’ONU – RFI / Podcast cfpp-rdc avec RFI

Situation en RDC: inquiétude du haut-commissaire aux droits de l’homme de l’ONU

Le haut-commissaire aux droits de l’homme de l’ONU s’inquiète de la situation en RDC à l’approche des élections qui doivent se tenir à la fin de l’année. Alors que les pays membres du Conseil des droits de l’homme de l’ONU étaient réunis pour débattre de la situation en République démocratique du Congo, Zeid Ra’ad Al Hussein a dénoncé l’interdiction de manifester toujours de vigueur en RDC, tout comme les violations continues des droits politiques. Ce climat, a-t-il dit, risque de nuire à la crédibilité des scrutins qui doivent se tenir le 23 décembre.

« Malheureusement, il n’y a eu aucun progrès dans l’application des mesures de décrispation prévues par l’accord du 31 décembre ».

ZAID DHZeid Ra’ad Al Hussein, haut-commissaire aux droits de l’homme de l’ONU

05-07-2018
– Par
Léa-Lisa Westerhoff
 https://www.youtube.com/watch?v=M6n_l7WtCQg&feature=youtu.be

La ministre congolaise des Droits de l’homme, Marie-Ange Mushobekwa, de son côté, a affirmé que le recours aux balles réelles dans la répression des manifestations était désormais bel et bien interdit. Elle a également promis que des poursuites à l’encontre de ceux qui se sont rendus coupables d’usage excessif de la force dans la répression des manifestations de décembre et janvier derniers seraient bientôt ouvertes.

Sans Diomi, Muyambo, Katumbi le processus électoral est toujours exclusif

Sans Diomi, Muyambo, Katumbi le processus électoral est toujours exclusif / MEDIACONGO.NET

 LIBEREZ LES PRISONNIERS POLITIQUES

 

 

Me Georges Kapiamba, président de l’Association congolaise pour l’accès à la justice (Acaj), estime que « le processus électoral est toujours exclusif tant que Diomi Ndongala, Jean-Claude Muyambo… restent en prison, et que Moïse Katumbi est empêché par le pouvoir de revenir au pays ».

Georges Kapiamba a fait cette déclaration dans un tweet, alors que le processus électoral a quasiment atteint sa vitesse de croisière.

Signalons que Me Georges Kapiamba est parmi les signataires de l’accord de la Saint Sylvestre, et tient au respect de ce texte.


MCN Team / mediacongo.net

Statement by UN High Commissioner for Human Rights Zeid Ra’ad Al Hussein: “Enhanced interactive dialogue on the Democratic Republic of the Congo” (03.07.2018)

3 July 2018

Distinguished President
Members of the International Team of experts,
Excellencies,

This interactive dialogue on the Democratic Republic of the Congo is both timely and important. The human rights situation remains of great concern across the country. The United Nations Joint Human Rights Office has documented an increased number of violations: 2,858 from January to May this year, as compared to 2,332 during the same period in 2017 – and the real scale of violations is certainly even greater.

The security situation continues to deteriorate in several regions across the country, with dramatic impact on civilians.

I remain particularly concerned about the violence in South and North Kivu, and in the Kasai regions, with increasing activity by Nyatura and other Mayi-Mayi armed groups in North Kivu, as well as a Mayi-Mayi coalition led by William Yakutumba that is particularly active in South Kivu and, more recently, in the province of Maniema.

Interethnic and intercommunity violence has also continued in Ituri province between members of the Hema and Lendu communities, resulting in deaths, the burning of villages, and mass displacement. Recently deployed army troops are also alleged to have committed human rights violations, particularly targeting the Lendu community.

The situation in the Kasai regions is also deeply preoccupying, with severe abuses against civilians by armed groups, and multiple human rights violations committed by Congolese defence and security forces in their response to the activities of these militias. You will be appraised of the findings of the team of international experts dispatched by my Office in line with the Council’s Resolution 35/33. In this context, I would like to note that further to Resolution 35/33, my Office has also assisted the military authorities’ investigation in the Kasai regions, with two missions by forensic, judicial and witness protection experts.

Mr President,

These and other conflicts continue to drive very large numbers of people away from their homes and livelihoods – further deepening their vulnerability to violations, particularly in the case of women and children. According to OCHA, there are now 4.4 million internally displaced people in the DRC.

I strongly urge the authorities to abide by their obligations under international human rights and humanitarian law in all the conflict zones, namely Bas-Uélé, Haut-Uélé, South and North Kivu, Maniema, Tanganyika and the Kasai regions.  I further urge much stronger efforts to hold the perpetrators of violations responsible. The perpetrators of conflict-related sexual violence must also be held to account – even, and perhaps especially, when they are agents of the State.

Members of the Congolese armed forces, or FARDC, appear to have been responsible for fully one third of the violations and abuses, including sexual violence, which the UN Joint Human Rights Office has documented across all the conflict zones since the beginning of the year. These crimes do not only harm their victims: they damage the credibility of the authorities responsible for protection, inciting people to create or join irregular self-defence groups. I urge the Government to undertake the necessary measures to ensure the prosecution of perpetrators of these human rights violations. Effective justice will be a deterrent to prevent future violations by members of the military.

I note that in recent months there has been some limited progress in establishing accountability for past violations. In April, a Lieutenant Colonel was sentenced by the South Kivu military tribunal to a 20-year prison term for crimes against humanity and war crimes, including sexual slavery, as well as pillage and attacks on civilians, committed between 2005 and 2007.

Mr President,

I am also deeply troubled by numerous violations of human rights norms and principles in relation to people’s rights to participate in the democratic space. This persistent trend raises serious doubts about the credibility of the DRC’s long-delayed elections, which are now due to take place on 23 December 2018.

Regrettably, there has been no progress in implementing the confidence-building measures laid out in the 31 December 2016 political agreement, including respect for the rights to freedom of opinion, expression and peaceful assembly, the release of all political prisoners, and accountability for human rights violations. The alleged perpetrators of violations, including those who have used disproportionate force to suppress demonstrations, continue to benefit from widespread impunity, undermining public trust in commitments made by the Government.

As requested, my Office has provided technical advice to the national commission of inquiry set up by the Government in response to the brutal attacks which took place during protests in December 2017 and January 2018. The report of the commission, which was released in March, concluded that members of the police and army committed human rights violations, including excessive use of force. It formulated a number of very pertinent recommendations, notably lifting the ban on public demonstrations, and restrictions on use of the military during demonstrations. I regret that to date most of these recommendations have not been implemented and that the consolidated report was transferred to the Ministry of Justice only last week.

Despite verbal commitments by the Minister of Human Rights to lift the ban on public demonstrations, the authorities continued to prohibit or repress activities organized by civil society and opposition parties. In March, April and May, my Office documented 61 violations of the right to freedom of assembly. For example, on 19 May, in Kindu, Maniema province, the launch of the opposition platform Ensemble pour le changement was banned by local authorities, although the President’s political party organised two public demonstrations in Kindu that same month without impediment.

Intimidation of human rights activists and journalists has intensified, with many suffering regular threats to their lives and families. Multiple cases of arbitrary arrests and detention by the security forces continue to be documented by UNJHRO. Lengthy incommunicado detentions by intelligence services, without judicial review, are another matter of great concern and should be prohibited.

Moreover, legislation currently in preparation appears to be intended to further restrict public freedoms and the role of civil society in the DRC. These bills include a draft law on terrorism; a draft law on the protection and responsibilities of human rights defenders, which is currently before Parliament; and a draft law regulating the work of non-profit organizations. I strongly encourage Members of Parliament to refrain from adopting laws which fail to comply with the people’s human rights.

Mr President,

Landmark elections are approaching in a context characterised by continued restrictions of rights and freedoms, and a shrinking democratic space. The Government should be encouraged to prevent further erosion of the rights of the Congolese people at this crucial time, and to fully implement its commitments under the 31 December 2016 agreement, including the release of all political prisoners.

Measures to uphold human rights will also address many root causes of the conflicts now raging in the DRC, which have led to one of the continent’s largest caseloads of displaced people. Both national security and international security can only be obtained when individual security and rights are respected.

The work of the Office, through technical cooperation and monitoring, brings vital assistance to the authorities, including in the electoral process. We stand ready to provide further necessary support to the government to uphold the fundamental rights and freedoms of the people.

Thank you Mr President.

LE MESSAGE DE LA CENCO POUR LE 30/06/2018: « Le non parachèvement des mesures de décrispation prévues dans l’Accord de la Saint-Sylvestre est inexplicable et inacceptable. Le maintien en prison ou en exil des cas emblématiques pour leurs opinions politiques, n’est pas de nature à favoriser les élections inclusives et apaisées que nous voulons tous »

MESSAGE DE LA 55èmeASSEMBLEE PLENIERE DE LA CONFERENCE EPISCOPALE NATIONALE DU CONGO (CENCO)MESSAGE DE LA 55èmeASSEMBLEE PLENIERE DE LA CENCO)

 

SAUVONS LE PROCESSUS ELECTORAL

« Le Fils de l’homme est venu sauver ce qui était perdu » (Mt 18, 11)

  1. Nous, Cardinal, Archevêques et Evêques, membres de la Conférence Episcopale Nationale du Congo (CENCO), réunis en Assemblée Plénière à Kinshasa du 25 au 29 juin 2018, toujours mus par la sollicitude à l’égard du Peuple congolais dont nous avons la charge pastorale, sommes très préoccupés par les incertitudes qui planent sur notre pays. A six mois de la tenue des élections présidentielle, législatives nationale et provinciale, le climat sociopolitique demeure encore tendu, la situation sécuritaire et humanitaire précaire et les droits de l’homme sont bafoués.
  2. Néanmoins, nous sommes convaincus que la sortie pacifique de la crise qui sévit dans notre pays, passe nécessairement par l’organisation de bonnes élections. Nous devons sauver le processus électoral.
  3. Ayant payé de son sang pour l’alternance démocratique, le Peuple congolais, debout, attend impatiemment la tenue des élections le 23 décembre 2018 et non plus au-delà.
  1. REGARD SUR LE PROCESSUS ELECTORAL
  2. Considérant le calendrier électoral publié, nous reconnaissons les avancées accomplies dans le processus électoral, notamment l’existence d’un fichier électoral, la mise en œuvre partielle des mesures de décrispation du climat politique, un timide respect de la liberté des manifestations publiques.
  3. Cependant, au lendemain de la convocation du l’électorat, les avancées susmentionnées ne nous rassurent pas au regard des inquiétudes suivantes:

Le climat politique

  1. Le non parachèvement des mesures de décrispation prévues dans l’Accord de la Saint-Sylvestre est inexplicable et inacceptable. Le maintien en prison ou en exil des cas emblématiques pour leurs opinions politiques, n’est pas de nature à favoriser les élections inclusives et apaisées que nous voulons tous.

Le fichier électoral

  1. Nous sommes préoccupés par le fait que le fichier électoral divise les parties prenantes au processus électoral. A ce propos, l’audit réalisé par l’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF) a relevé des faiblesses, dont le manque d’empreintes digitales pour 16,6 %, soit six millions sept cent mille d’enrôlés (6,7 millions).

La machine à voter

Nous constatons qu’il n’y a toujours pas de consensus sur l’utilisation ou non de la machine à voter. A ce sujet, certains menacent même de boycotter les élections, apparemment sans en évaluer les conséquences.

La sécurité

  1. Nous déplorons l’insécurité persistante et croissante dans plusieurs provinces, aggravée par la multiplicité de groupes armés. Paradoxalement, cette situation contraste avec l’impressionnante militarisation du pays, entre autres dans le Nord-Kivu. Cette insécurité, vraisemblablement entretenue, ne risque-t-elle pas de servir de prétexte au refus d’organiser les élections dans le délai ?

 

  1. LES ELECTIONS QUE LE PEUPLE VEUT
  1. Pour être crédibles, les élections doivent être conformes à la Constitution et à l’Accord de la Saint-Sylvestre, capables de garantir l’alternance. A ce sujet, il convient de rappeler l’Accord du 31 décembre 2016 qui, conformément à la Constitution (Article 70), stipule : « Le Président de la République est élu au suffrage universel direct pour un mandat de cinq ans renouvelable une seule fois. Il s’ensuit que tout président ayant épuisé le deuxième mandat ne peut plus en briguer un troisième » (III.2.1). C’est le cas de l’actuel Président de la République.
  1. Il importe de souligner que dans l’esprit dudit Accord, les élections crédibles et apaisées sont celles inclusives où toutes les parties prenantes jouissent de l’égalité de chance et dont les résultats sont effectivement l’expression de la volonté du peuple. Nous disons NON aux élections biaisées.

  1. Depuis plusieurs décennies, les différents systèmes de gouvernance qui se sont succédé ont mis le pays à genoux. Dès lors, la RD Congo a besoin de l’alternance, d’un nouveau leadership et d’une nouvelle classe politique qui placent les intérêts des Congolais au centre de toutes les préoccupations politiques. Pour y parvenir, il faut avoir aux commandes de l’Etat, des hommes et des femmes compétents et intègres qui aiment réellement le pays.

III. NOS RECOMMANDATIONS

  1. A Son Excellence Monsieur le Président de la République:

Nous demandons d’assumer ses responsabilités devant la Nation et de prêter l’oreille aux aspirations du Peuple congolais en veillant au respect de la Constitution et de l’Accord de la Saint-Sylvestre.

  1. A nous-mêmes, Peuple congolais :

Continuons à exiger des élections crédibles dans le respect du calendrier électoral publié. Ne cédons ni à la peur ni à la résignation et encore moins à la violence. Résistons à l’achat de conscience et aux manipulations politiciennes.

  1. A vous, les Jeunes :

Nous vous exhortons à ne pas vous laisser manipuler par ceux qui vous incitent à la violence ou vous enrôlent dans des groupes armés ou des milices. L’avenir de la RD Congo vous appartient, préparez-vous de manière responsable dès maintenant à assumer vos responsabilités pour construire un Congo plus beau qu’avant.

  1. A vous, Honorables Députés et Sénateurs :

Nous recommandons de relayer effectivement les aspirations profondes du Peuple au changement et de ne pas voter des lois qui ne rencontrent pas le bien du Peuple congolais.

  1. Au Gouvernement central:

Nous recommandons de tout mettre en œuvre pour parachever les mesures de décrispation du climat politique. Il s’agit notamment des cas des figures emblématiques, des prisonniers d’opinion et des exilés politiques, afin de garantir l’inclusivité et l’égalité de chance pour tous.

Il est temps de faire lever les dispositions des Gouverneurs et Bourgmestres qui entravent la liberté de manifestations publiques. Nous vous demandons d’assurer le décaissement des fonds au rythme des besoins de la CENI, afin de respecter le calendrier électoral. Il vous incombe de sécuriser effectivement la population et le territoire national, particulièrement les frontières afin d’avoir les élections apaisées sur toute l’étendue du pays.

  1. A la CENI :

Nous demandons de publier le plus tôt possible les listes provisoires qui pourront rassurer que les six millions sept cent mille (6,7 millions) enrôlés sans empreintes digitales ne sont pas des personnes fictives et d’apaiser la Nation sur la gestion de 1,2 millions de surplus de cartes d’électeurs non utilisées ; d’accéder à la demande d’une expertise nationale et internationale de la « machine à voter ». Car, les conclusions d’une telle expertise indépendante pourraient aider à trouver un consensus. Nous le rappelons, sans consensus à ce sujet, il serait prudent de s’en tenir à ce qui est prévu dans le calendrier électoral, à savoir l’impression et le déploiement des bulletins de votes, des procès-verbaux et des fiches de résultat (cf. nn. 38, 39 et 40).

  1. A vous, Acteurs politiques:

Nous recommandons de vous engager de bonne foi dans le processus électoral et d’éviter tout extrémisme qui risque de plonger le pays dans une crise plus profonde encore ; de vous concentrer sur la formation des membres de vos partis ; de proposer des programmes politiques et des projets de société pertinents, en privilégiant les débats d’idées ; de préparer vos témoins pour les bureaux de vote ; et d’éviter de manipuler les jeunes ou de les inciter à la violence à de fins électoralistes.

  1. Aux membres des Organisations de la Société civile:

Il vous incombe de demeurer alertes et engagés à accompagner la population par l’éducation civique et électorale, et de l’aider à bien discerner pour faire un bon choix.

  1. A vous, membres de la Communauté Internationale:

Nous vous prions de poursuivre l’accompagnement du processus électoral et de placer l’intérêt supérieur du Peuple congolais au centre des négociations diplomatiques.

CONCLUSION

  1. 22. Nous recommandons au Peuple congolais et aux hommes de bonne volonté d’être assidus dans la prière pour la sauvegarde du processus électoral. Car, « Si le Seigneur ne bâtit la maison, c’est en vain que peinent les bâtisseurs ; si le Seigneur ne garde la ville, en vain la garde veille» (Ps 127,1).
  2. 23. A l’occasion du 58ème anniversaire de l’Indépendance, que Dieu bénisse notre Pays et son Peuple et que l’Esprit Saint rende lucides les parties prenantes au processus électoral en vue d’un avenir meilleur. Puisse la Vierge Marie, Notre Dame de l’espérance, intercéder pour nous.

Kinshasa, le 29 juin 2018, en la solennité des Saints Apôtres Pierre et Paul.

ttp://cenco.org/message-de-la-55emeassemblee-pleniere-de-la-conference-episcopale-nationale-du-congo-cenco/

LE CNSA REMET EN SELLE LA QUESTION CRUCIALE DE LA LIBERATION DES PRISONNIERS POLITIQUES – VIDEO /CFPP-RDC

« Le peuple congolais doit s’emparer de la question des prisonniers politiques car cette question nous concerne tous. Peu importe nos convictions, nous nous devons tous d’être des artisans de la paix. Parce que leur libération est le premier pas vers la paix et la liberté ».

Comité des Familles des Prisonniers Politiques de la RDC

Washington quitte le Conseil des droits de l’Homme, frustré par la participation de membres comme la RDC qui ne respectent pas les Droits de l’Homme, ni même les décisions prises par le Comité des Droits de l’Homme: cas de la décision 2465/2014 exigeant la libération immédiate du prisonnier politique Eugène Diomi Ndongala, depuis 2016.

DECISION 2465 CDH

Washington quitte le Conseil des droits de l’Homme

20 juin 2018

Pour Georges Kapiamba, le président de l’Association congolaise pour l’accès à la justice (ACAJ),  qui a condamné ce mercredi 20 juin dans une interview accordée à kinshasatimes.cd, l’incapacité des membres du Conseil des droits de l’Homme de faire respecter les obligations des Etats en matière des droits de l’Homme dans le monde en général et en RDC en particulier. Chose qui justifie le départ des Etats Unis d’Amérique de cet organe.

L’ACAJ comprend la position des Etats Unis d’Amérique et soutient qu’«  il est plus qu’urgent qu’une mission d’évaluation rigoureuse soit convoquée par le Conseil des droits de l’homme afin de prendre des mesures qui s’imposent notamment contre les dirigeants de la RDC qui s’illustrent actuellement dans les violations graves de droits de l’homme ».

Il sied de rappeler, comme exemple de ceci, que le Comité des Droits de l’Homme des Nations Unies a pris une décision contraignante dans la plainte du prisonniers politique Eugène Diomi Ndongala contre la RDC, demandant ainsi la libération immédiate de l’opposant congolais, pour 98 vices de procédure relevé par ce tribunal des droits de l’Homme ( doc ici : https://fr.scribd.com/document/331538846/Ccpr-c-118-d-2465-2014-French-Clean-Auv-161116-Decision-Cdh#from_embed).

Depuis  2018, la RDCongo est devenue membre du Conseil des Droits de l’Homme, tout en refusant d’appliquer les décisions de celui-ci.

Cela justifie la frustration des Etats Unis, face aux violations massives et inacceptables des droits de l’homme de la part de membres comme la RDC, la China, l’Iran qui continuent de siéger tout en violant les traités internationaux qui sont la fondation du système des Nations Unies et particulièrement le Pacte International Relatif aux Droits Civils et Politiques et son Protocole Additionnel.

Times cd avec CFPP-RDC

LETTRE OUVERTE DU CFPP-RDC: « protéger la liberté de ceux qui pensent, réfléchissent » – libérez les prisonniers politiques de la RDC /COURRIER DE KINSHASA

COURRIER DE KINSHASA 160618

Droits de l’homme : une lettre ouverte des familles des prisonniers politiques à Emmanuel Macron

Jeudi 14 Juin 2018 – 16:45

 

L’intervention du président français est sollicitée pour la libération des détenus d’opinion en République démocratique du Congo (RDC), dont certains sont pourtant amnistiés depuis plusieurs années déjà et d’autres  bénéficient d’un jugement des instances internationales en leur faveur.

La lettre ouverte adressée, le 7 juin, au président de la République Françaises, est intitulée « Parlez pour les prisonniers politiques de la RD Congo, car parler pour eux, c’est aussi parler pour nous, aujourd’hui ou demain ». Les familles signataires ont ainsi rappelé à Emmanuel Macron l’engagement qu’il avait pris, dans son dernier discours du 19 septembre 2017  à l’Assemblée générale de l’ONU, sur la nécessité de « protéger la liberté de ceux qui pensent, réfléchissent » ayant un rôle important, surtout dans des sociétés où les droits civils et politiques sont réprimés.

Citant le dernier rapport du secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, au Conseil de sécurité des Nations unies, les signataires ont indiqué au président français que courant ce mois, près de quatre-vingt-six citoyens congolais étaient détenus pour des motifs politiques. « Il s’agit des personnes d’opinions politiques différentes. Parmi elles, il y a des opposants, des activistes, des intellectuels et des étudiants. La plupart d’entre eux prennent une part active dans la vie sociale et politique et essayent d’exprimer ouvertement leur position, d’autres sont seulement coupables d’avoir participé à des manifestations pacifiques, dont les dernières parrainées par l’Église catholique pour demander l’application intégrale de l’Accord politique de la Saint-Sylvestre », ont souligné ces familles.

Des otages politiques

Pour ces familles des prisonniers politiques réunies en collectif, ces personnes étaient, en fait, des otages politiques. Et, ont-elles poursuivi, les procès engagés contre eux sont « des montages utilisés par le régime kabiliste, principalement afin de continuer à réprimer l’opposition politique et la société civile ». Décrivant la situation de ces prisonniers, ce regroupement a noté que pendant tout ce temps, les citoyens congolais emprisonnés en RDC sont privés de leur liberté et de leur droit à un procès équitable, sont soumis à la torture et aux pressions, vivent dans des conditions inacceptables d’emprisonnement, perdent leur santé physique et sont séparés de leurs familles et enfants. « Les visites sont filtrées et ils ne reçoivent pas de soins médicaux appropriés dans les mouroirs congolais qu’on appelle pudiquement prisons », a expliqué le collectif.

Ces familles attendent du chef de l’État français son implication personnelle en vue de la libération de ces prisonniers. « Espérant qu’en prenant connaissance de ces violations flagrantes des droits de l’homme, vous seriez sans doute touché par leurs histoires », ont-elles dit.

Les signataires disent ne pas pouvoir rester silencieux face à la réalité scandaleuse des prisonniers politiques détenus en RDC, espérant qu’Emmanuel Macron allait tout faire pour obtenir la libération des prisonniers dits emblématiques ainsi que celle des autres prisonniers politiques. « Nous, en notre qualité de membres de familles, attendons et nous espérons, monsieur le président, que vous allez prendre des mesures urgentes dans le but d’obtenir de la RDC, la libération des prisonniers politiques, en agissant en tant que médiateur, conjointement avec l’Union européenne, la Sadc, les USA et l’ONU, dans la question de leur libération, car il nous faut à tout prix sauver Eugène Diomi Ndongala, Gérard Mulumba et libérer tous les autres prisonniers du régime Kabila, dont les amnistiés depuis 2014 et toujours privés de liberté ( Eric Kikunda et Firmin Yangambi, pour ne citer que les derniers civils condamnés à des lourdes peines) », ont écrit ces familles.


PRISONNIERS POL TOUS
Lucien Dianzenza
LE COURRIER DE KINSHASA

Elections en RDC : le CLC appelle Kabila à appliquer les mesures de décrispation politique et à lever l’équivoque sur son avenir politique


Le Comité laïc de coordination (CLC) demande au président Joseph Kabila de lever l’équivoque sur son probable troisième mandat en donnant la preuve qu’il est garant du bon fonctionnement des institutions et de la stabilité de la RDC.

Dans un communiqué rendu public jeudi 14 janvier, l’organisation des laïcs catholiques dit noter qu’à neuf jours de la convocation de l’électorat, « rien n’apporte la preuve de la volonté de l’actuel président de libérer le processus électoral pour la tenue des élections le 23 décembre ».

Le CLC en veut pour preuve notamment l’absence de consensus autour de l’utilisation de la machine à voter, pourtant décriée par la plupart de parties prenantes.

 

Dans la ligne des mires du CLC également, l’application des mesures de décrispation consignées dans l’accord de la Saint Sylvestre.

« Ces mesures de décrispation sont appliquées de manière sélective et à des fins de tromper la vigilance de la communauté nationale et internationale », accuse le CLC dans son communiqué.

 

L’organisation catholique relève par ailleurs le fait que la liste des partis et regroupements politiques publiée par le ministère de l’Intérieur porte de germes des conflits en consacrant le dédoublement des partis politiques, violant du coup les clauses de l’accord de la Saint Sylvestre.

Au regard des préoccupations relevées, le CLC appelle le gouvernement à résoudre toutes ces questions et à la CENI d’appliquer les recommandations de l’audit du fichier électoral de l’Organisation internationale de la francophonie (OIF).

En cas de la non prise en compte de ces recommandations par les autorités du pays d’ici le 30 juin, le CLC promet des actions de la population sur toute l’étendue de la RDC.

RADIO OKAPI